GislaineUne coupure non symbolisée De boucle en boucle, entre les générations, dans un mouvement continu, sans début ni fin, cela ne cesse pas de ne pas « ne-pas se dire ». Ce « ne pas » est la trace de ce qui a été perdu. Aucune perte n’est sèche. Lorsque les mots manquent pour la dire, lorsqu’il n’y a pas de mots, la perte se dit dans cette absence même. « Ne pas dire » : c’est une interdiction qui répond à une exigence intériorisée. Nous sommes en présence d’une contrainte qui impose une répression au dire. Cependant ce qu’il faut « ne pas dire » est soumis à une autre exigence, à une force qui lui impose d’être dit « malgré tout » : « Cela ne cesse pas de ne pas »… Cela insiste à se dire, encore et encore. « Ne-pas se dire » : Gislaine, par exemple, ignore ce qui ne doit pas être dit.
Download by scanning the QR code to get countless free stories and daily updated books


