Gislaine

484 Words

Gislaine… « C’est sûr je l’appelle papa… » Je me suis dirigée vers mon père et, sans qu’il se retourne, par-dessus le dossier du canapé je lui picote le crâne de petits baisers rapides. Ma mère nous regarde tous les deux, tellement complices. J’ai écrit un jour dans mon journal, je devais avoir seize ou dix sept ans : « Avec mon père, on n’a jamais eu des rapports père fille, pour moi c’est un copain ! Je veux dire pas par là que je le respecte pas en tant que père, c’est pas vrai, mais c’est un copain. Je veux dire c’est pas un père c’est… bon c’est sûr, je l’appelle papa, je l’appellerais pas par son prénom, je n’aime pas trop, mais je crois que c’est plus fort que des rapports entre un père et une fille, je crois que ça va plus loin ! Et j’ai ajouté : ça ne s’explique pas, ça se vit !

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