Pourquoi était-il capable de réveiller des émotions que je voulais oublier ? Non. Je ne pouvais pas me permettre de montrer la moindre faiblesse devant lui. Je me répétai cette vérité encore et encore. Finalement, ce fut moi qui rompis le contact visuel. J’abaissai la tête, clignai plusieurs fois des yeux pour chasser les larmes, puis pris une profonde inspiration. Je supposai qu’il me laisserait partir une fois mon repas terminé. Après avoir vu l’oncle Luric et tante Gravella, je comptais quitter cette meute sans attendre davantage. Je saisis donc la cuillère et commençai à manger en silence. La cafétéria entière était plongée dans un calme absolu. Puis un bruit attira mon attention. Je relevai brièvement les yeux. Arvian venait d’allumer une cigarette et avait commencé à fume

