Point de vue de Safia
"- mmm ma tête... l'alcool c'est vraiment pas fait pour moi." Je gémis en essayant de me redresser.
Je retiens un crie de douleur quand mon front rencontre violemment une plaque. Je retombe à ma place avant de me frotter le front. J'ai mal, je vais sûrement avoir une bosse. Les yeux à peine ouverts que je me retrouve une nouvelle fois dans l'obscurité.
"- Où est ce que je suis ?" Je me demande à moi même en essayant reconnaître l'endroit où je me trouve.
Je regarde autour de moi avant de comprendre que je suis actuellement dans le coffre d'une voiture. J'ouvre grand les yeux en me repellant exactement de la situation dans laquelle je me suis f****e. La panique prend littéralement le dessus. Il faut que je me sorte d'ici.
Je tape les parois du coffre. Je donne des coups de poings jusqu'à me faire mal. Je ferme les yeux, inspire et expire profondément avant de me rappeler d'un truc que j'ai vu dans une série. Je dois péter les phares arrières.
" Fait ça et tu finiras morte." J'entends une voix féminine dans ma tête.
J'arrête tout mouvement et me retiens de péter le phares. C'est vrai si il remarque que je lui ai pété sa voiture il va sûrement me tuer. Je me remémore la scène avant mon trou noir. Je pensais vraiment qu'elle était en danger, alors qu'elle m'a littéralement attirée à l'extérieur la s****e. Je voulais bien faire et être solidaire.
"- De toute façon ce genre de chose ça n'arrive qu'à moi. Mais qu'est ce qui m'a pris de faire ça?" Je me crie dessus intérieurement.
" À trop vouloir être solidaire avec les femmes, tu peux t'en prendre qu'à toi même." Se moque de moi cette petite voix dans ma tête.
"- Oh mon Dieu je suis schizophrène!" Je hurle d'un coup dans le coffre de cette voiture.
"Depuis quand t'es croyante toi? Je te pensais athée." Me souffle cette maudite voix.
La voiture s'arrête. Je ferme les yeux en essayant de faire semblant de dormir. Normalement c'est une technique infaillible que j'ai déjà testé avec le monstre de mon placard. Je sursaute comme une idiote quand il tape sur le coffre. J'arrête de respirer quand il ouvre le coffre. J'ai peur, j'ai vraiment peur sur le coup.
"- Arrête de faire semblant et sors." Il me lâche d'un ton froid.
J'ouvre directement les yeux avant de me lever. Je sors du coffre avant de trébucher comme l'idiote que je suis. Mais par chance il me rattrape avant que mon visage ne touche le sol. Il tient mon bras comme si j'étais un catcher dans le couloir de la mort. De base je ne marque pas vraiment mais là c'est sûr je vais avoir sa main sur la peau pendant un long moment. Il me colle à lui en m'obligeant à avancer vers cet immense hangar désaffecté.
"- Avance petite p**e!" Il me crie dessus.
"- Pardon?" Je m'arrête d'un coup. "- Ok tu me frappes, ok tu me kidnappes, ok tu me fous dans ton coffre. Mais je ne suis pas Ok pour ce genre de vocabulaire! Je ne suis pas une femme de joie, j'ai même jamais eu de petit copain!" Je rectifie.
"- Parle encore et je te fous une balle dans le crâne." Il conclue en me regardant droit dans les yeux.
On se fixe en silence. Il respire lentement alors que moi je suis en train de suffoquer. Si il continue de froncer les sourcils de cette façon il va sûrement finir avec des rides avant ses 40 ans. Il me tire d'un coup contre lui sans lâcher mon regard.
On est un peu beaucoup trop proche à mon goût. Il sert son emprise sur mon bras. Je pense qu'il souhaite que je baisse les yeux devant lui mais c'est impossible il est trop beau ce gars. Quand je suis gênée et stressée bah j'ai un mauvais réflexe qui est de sourire. Qui est actuellement en train de sourire devant un méchant kidnappeur? Ma voisine la r*****e, non je déconne c'est moi.
"- Tu souris?" Il se met à rire nerveusement.
"- Non mais c'est parce que je suis stressée, gênée par la proximité de nos corps et en plus vous êtes beau gosse!" Je me justifie bêtement. "- Je ne suis pas en train de vous draguer!" Je hurle totalement paniquée. "- Peut être un peu... mais c'est pas ma faute! Je vous le jure je suis juste terrifiée!" Je continue en tremblant sur place.
Il se contente de me fixer en silence. Ne supportant plus soutenir son regard je me tourne vers son bras. Je m'attarde sur ses tatouages, stylé ses tatouages. Un jour moi aussi je porterai des tatouages. Je remonte lentement mon regard en sentant ses yeux sur moi.
"- Cállate." Il me lâche la mâchoire serrée.
J'ai beau ne pas parler un seul mot d'espagnol mais ce mot je crois que je l'ai compris. J'ouvre ma bouche prête à répondre mais je la referme aussi vite. Le regard qu'il vient de me lancer m'a vite calmé. J'inspire un bon coup avant de le suivre en silence.
Si j'ai un minimum de chance y'a moyen que son chef tombe amoureux de moi et je pourrai vivre une belle Darkromance comme dans les histoires w*****d. J'espère que son chef est beau quand même. Vu comment lui est beau gosse son chef doit sûrement péter des scores.
"- Hum est ce que ton chef est célibataire?" Je tente en essayant d'arranger mes cheveux de ma main libre.
Il s'arrête d'un coup et tourne son visage vers moi. Mon sang se glace face au regard qu'il me lance. Je crois que je viens de faire une bourde. Sa main se sert autour de mon bras. Ses muscles se contractent et je peux voir les veines de son bras ressortir.
"- Mon chef?" Il répète.
Ma bouche est sèche et ma langue pâteuse. Je baisse automatiquement la tête. Il est vénère, vraiment vénère. Je crois que mentionner son chef n'était pas une bonne idée. Je fixe le sol en attendant qu'il démarre la marche. Je sursaute comme une idiote quand il relâche mon bras avant d'attraper violemment ma mâchoire de sa main nouvellement libre. Il me relève le visage durement avant de m'obliger à le regarder droit dans les yeux.
"- Je pense que t'as pas encore compris ce qui se passe. On est pas dans une série bidon où le chef va tomber amoureux de toi. C'est la réalité. Avise toi une nouvelle fois à l'ouvrir et je te v***e avant de te foutre une balle dans le crâne." Il me lance d'un ton des plus sérieux.
Je n'arrive plus à respirer. La peur et la panique me consument littéralement. Je me rends enfin compte de ce que je suis en train de vivre. On est pas dans une histoire w*****d ou un roman pour adulte. Cette révélation à comme un effet d'électrochoc dans la totalité de mon corps.
Je n'ai pas peur, je suis terrorisée. Je sens mes yeux piquer, mais je retiens mes larmes pour éviter de l'énerver encore plus. Je n'ai pas envie de me faire v****r, je n'y survivrai pas, et encore moins de mourir.
Il me regarde encore quelques secondes avant de me relâcher le visage. Il me prend le bras avant de me tirer à l'intérieur. À peine l'immense porte du hangar franchis que je reconnais deux voix. Je relève brusquement la tête vers la provenance de ces voix. Mon coeur se sert en reconnaissant Alex et Juan.
En faite ils avaient tout organisé depuis le début. L'alcool gentiment servit par Alex. Juan qui m'emmène danser pour me présenter comme un bout de gibier à son ami. Je me sens si conne. Jourii avait raison je suis trop naïve.
Ils ne m'ont pas encore remarqué. Ils se tapent actuellement un fou rire en jouant avec plusieurs paquets de farines. Fin de la drogue je suppose. Mon kidnappeur me tire et je comprends que j'ai arrêté d'avancer.
"- Où est Carter?" Leur demande mon ravisseur.
Les deux jeunes hommes se tournent enfin vers nous. Une larme s'échappe de mon oeil droit au moment même où ils remarquent ma présence. Ils se figent en me reconnaissant. Ils ne disent rien. On se fixe dans un silence de mort.
Des claquements de talons se font entendre dans l'enceinte du hangar. Les gars et moi continuons à nous fixer sans prêter attention à ceux qui nous entoure. On se connait à peine mais je ne me suis jamais aussi sentie trahie de toute ma vie. Ils m'ont tendu un piège digne de ce nom.
"- Il est en haut." Nous interpelle une voix féminine.
Je romps tout contacte visuel avec eux avant de sui re la voix du regard. Une jeune femme noire fait son apparition. Elle pointe une porte rouge derrière elle. Le géant se contente de lui faire une signe de tête avant de nous tirer à l'exacte opposé des escaliers qui mènent à l'étage.
"- Skander... qu'est ce que tu fais avec cette fille?" J'entends Juan lui demandé en laissant tomber les paquets de drogues.
Le fameux Skander ne lui répond pas et me tire devant lui. Il me pousse jusqu'à une pièce où il m'enferme comme une bête dans le noir. Je suis tellement en état de choc que je ne réagis même pas. Je les entends parler en espagnol mais je ne comprends rien. Mon cerveau ne veux pas fonctionner.
"- Je dois sûrement être en train de dormir et là je suis actuellement en train de faire le cauchemar le plus stressant de ma vie." Je tente de me convaincre en passant nerveusement mes doigts dans mes cheveux.
Je me pince avant de me mettre à pleurer. Pitié dites moi que c'est un prank et qu'on ne vient pas de me kidnapper. Que tout ça est une énorme blague pour une émission américaine. Ce n'est pas possible, je ne peux quand même pas souffrir à cause d'une bonne action. Jourii a dit que le bien rapporte le bien. Mais là ma bonne action va sûrement me tuer.
Je fais les cent pas dans cette pièce dénuée de lumière. Il faut que je me sorte d'ici. Je tente de repérer une porte ou même une trappe en tapotant sur les murs à l'aveugle. Je souris comme une idiote en trouvant la porte. Je cherche le poignée de la porte et m'empresse de faire une pression. Je remercie l'univers quand la porte s'ouvre.
Je perds vite mon sourire en tombant sur un torse. Je relève lentement la tête et je tombe nez à nez avec un homme asiatique. Vu ses traits c'est sûrement un coréen. Je recule brusquement en voyant l'arme qu'il tient en main.
Mon regard remonte jusqu'à son visage. Il me sourit, il me sourit beaucoup trop tendrement pour que ça soit sincère. La jeune femme noire se joint à lui accompagnée du fameux Skander. Ils me regardent tous les trois en silence.
" Meuf comment est ce que tu vas te sortir de là? " Me lance cette p****n de voix dans ma tête.
"- Je.." Je laisse sortir avant de me la fermer.
Je les fixe encore deux secondes avant de leur tourner le dos. Il faut que je réfléchisse. Je ne peux pas me concentrer avec trois paires yeux sur moi. Bon, Jourii m'a toujours dit que j'étais une fille de caractère, c'est l'heure de me le prouver à moi même. Qui sait peut être que si j'y vais au culot ils voudront m'inviter à rejoindre leur gang.
Je me retourne face à eux. Je bégaie intérieurement en les voyant tous à l'intérieur de la pièce. L'asiatique allume la lumière. Je peux enfin voir où je suis. C'est une petite pièce avec une chaise dans le coin et des chaines accrochées aux murs. Le "coréen" prend la chaise et s'assoit face à moi.
"- Alors c'est quoi ton petit nom?" Me demande l'asiatique.
"- ... Je... Safia." Je lui réponds d'une toute petite voix.
"- Âge?" Enchaine la jeune femme.
"- 19 ... ans." Je continue totalement paralysée par la peur.
"- Tu as de la famille?" Me lance Skander.
Je me tourne lentement vers lui, fin mon regard. Mon corps est compte à lui totalement pétrifié. Il faut que je mente. Si je lui dis que j'ai de la famille, ils vont sûrement me relâcher par peur des représailles.
"- Oui." Je mens.
"- D'où est ce que tu viens?" Continue l'asiatique.
" Mens..."
"- De New-York." Je les désinforme.
"- Où exactement?" Il insiste.
"- Pourquoi?" Je laisse échapper maladroitement.
Ils ferment tous leur bouche et se mettent à me fixer. J'inspire un bon coup avant de prendre le peu de courage qu'il me reste. Je fais un pas en avant très sûre de moi. Je fais immédiatement marche arrière quand Skander sort son arme.
"- Mais pourquoi ce genre de choses ça n'arrivent qu'à moi?" Je commence à déblatter en français. "- Qu'est ce qui m'a pris de voyager seule? Je suis vraiment bête. Pourquoi est ce qu'on m'a kidnappé? Je ne suis même pas riche, fin j'ai un bon héritage mais ils ne peuvent pas le savoir." Je me mets à pleurer en me parlant à moi même tout en faisant les cent pas devant eux.
Il faut que je me calme. Peut être que si je les résonne ils me laisseront partir. Je suis une personne honnête et si je leur promets de ne rien dire y'a moyen qu'ils me libèrent. Ils doivent sûrement me confondre avec une autre personne. Si je leur dis la vérité ça peut marcher. Je reprends mon calme et me tourne vers eux.
"- J'ai menti. Je m'appelle Safia Santos. Je suis française d'origine colombienne. Je suis orpheline." Je dis sincèrement. "- Vous devez sûrement me confondre avec une autre personne. C'est la toute première que je mets les pieds sur ce continent. Laissez moi partir et vous n'entendrez plus jamais parler de moi. Je ne vous connais pas, je ne connais même pas vos noms. Je suis du genre à avoir une mauvaise mémoire." Je mens sur ma mémoire. "- Je ne retiens pas les visages, la preuve je ne me rappelle plus à quoi ressembler ma mère." Je n'oublierai jamais aucun trait de son magnifique visage. "- Je n'ai jamais touché à aucune drogue, je ne suis liée ni de près ni de loin à tout ce genre de chose. En plus je serai muette comme une tombe, donc s'il vous plait laissez moi partir. Je vous en supplie, je n'ai que 19 ans. Je n'ai encore rien vécu. J'étais bloquée dans un orphelinat dans un village perdue depuis mes 9 ans. Je n'ai pas envie de mourir aussi tôt. Je mérite mieux que finir couper en plusieurs morceaux... ou de me faire violer." J'éclate en larme en me remettant à faire les cent pas. "- Je vous promets que je n'ai rien fait. Si j'étais dans la villa c'est juste parce que j'ai entendu dire qu'il y'avait une fête. Je ne connais personne ici." Je conclue en me tournant vers Skander.
Ils ne disent rien. Ils se contentent de me fixer comme depuis tout à l'heure. Mon coeur est au bord de l'explosion. À part pleurer je ne sais plus quoi faire. Je n'ai vraiment pas envie de mourir de cette façon. Je mérite mieux comme mort. Tous mes muscles se contractent quand Skander sourit. Je perds d'un coup tout espoir.
"- Perfecto. Ni siquiera tengo que complicarme la vida. El destino me lo sirvió en bandeja de plata." Il déblatte en espagnol.
"- Je ne comprends pas l'espagnol. Mes seuls références de la langue c'est la série Violetta." J'explose en larme.
"- Tu peux la garder." Lance l'asiatique avant de se lever de sa place.
"- Hein... la garder?" Je répète bêtement.
Le "coréen" me regarde de haut en bas avant de me lancer un sourire en coin. Je me contente de le fixer. De toute façon je ne peux rien faire. Ils sont plus nombreux que moi et je suis la fille la moins sportive au monde. Je suis tellement pas sportive que j'ai fait exprès de tomber dans les escaliers pour être dispensée de sport.
" Y'a moyen de retourner la situation." J'entends cette voix.
Wattpad...
J'ouvre grands les yeux quand une idée me vient en tête. Si j'ai bien compris l'asiatique doit être son supérieur. Donc d'après les darkromance de w*****d si le chef tombe amoureux de moi y'a moyen qu'il me prenne sous son aile. Donc Hulk ne me touchera pas. J'inspire et expire avant de m'approcher d'un pas assurer vers le "chef". Je me mets face à lui avant de le regarder droit dans les yeux.
"- Qu'est ce que..." Commence la jeune femme qui les accompagne.
Je le regarde droit dans les yeux mais rien. Aucune étincelle, même pas un frisson. Il n'y a rien de chimique qui se passe entre nous. Je suis officiellement morte et en plus de ça je suis qu'un rôle secondaire dans ma propre vie.
"- Je vais mourir en temps que rôle secondaire!" Je hurle en pleurant. "- Hey toi !" Je pointe le chef du doigt en pétant un câble. "- T'as intérêt de tomber amoureux de moi! Je veux pas mourir!" Je ne lui laisse pas le choix avant de le contourner.
Bon, ils sont assez distrait comme ça en plus la porte est ouverte. Je profite qu'ils se fixent entre eux avant de fuir. Je me glisse discrètement hors de la petite salle. Je me retiens de crier de joie après avoir fermée la porte derrière moi. Sans plus attendre je cours vers la sortie.
Mon coeur bat tellement vite et tellement fort. Je faine un malaise en entendant la porte s'ouvrir. Je cours vers la sortie le plus rapidement possible les larmes coulant sur mes joues. J'y suis presque. Je peux encore m'en sortir.
"- Je suis de retour!" Un gars crie en se présentant à l'entrée.
Par réflexe je ralentis pour éviter de me le prendre. Le jeune homme ouvre grand les yeux de surprise en me voyant. Je pleure tout en essayant de le contourner. Je me permets de le pousser sur le côté pour fuir.
Enfin à l'extérieur je cours vers la droite. Je ne sais pas du tout où je suis. Il fait beaucoup trop sombre pour que je puisse me repérer. Je me faufile entre les voitures. Je n'ai déjà plus de force. Je glisse bêtement derrière une grosse voiture. Je tente de me redresser mais mon corps ne réagit plus à l'entente d'un coup de feu.
"- Je te conseille de revenir!" Me hurle Skander.
Je retiens ma respiration. Je profite du deuxième coup de feu pour me cacher sous l'une des voitures. Ma main droite sur ma bouche je tente de contrôler tout bruit qui pourrait me faire repérer. Mon coeur bat la chamade. Je ne bouge plus seuls mes yeux sont en mouvement. Ils marchent autour des voitures. Mon pouls s'accélère encore plus quand ils passent juste à côté de ma cachette.
Je me retiens de soupirer de soulagement en les voyant s'éloigner. Je ferme les yeux une fraction de seconde pour me remettre de mes émotions. Mon coeur lâche au moment même où j'ouvre les yeux. Des yeux bleus me fixent et ils n'ont pas l'air ravie de me voir.
"- Tu pensais vraiment m'échapper il mio piccolo sottomesso." Il me souffle avant de tendre sa main.
Au moment précis où sa main attrape mon bras je sombre dans un trou noir. Je suis finie et on est toujours pas dans une chronique w*****d malheureusement pour moi.