XXXI J’avais naturellement grande curiosité de revoir madame Jacquet et de me faire expliquer, si cela était possible, les causes de notre panique. Elle ne vint pas le soir même ; mais le lendemain, au moment où je déjeunais, mon domestique m’annonça que madame Jacquet m’apportait des cravates et qu’elle disait avoir besoin de me parler. Le malin souligna ces mots d’un sourire encourageant. Je la fis entrer, et, pour être tranquille, j’envoyai immédiatement mon espion faire une course qui demandait plus d’une heure. Madame Jacquet paraissait fort émue et aussi très honteuse. Pour moi, à sa vue, je ne pus pas retenir un mouvement de colère ; je ne lui pardonnais pas d’avoir eu peur devant elle. – Ma chère petite, lui dis-je d’un ton sec, si je suis allé chez vous, c’est que je vous c

