XXXIII À quoi tient la destinée ! Au moment où Honorine prononçait ces mots, son fils entrait dans le salon. En m’apercevant il vint vivement à moi, et il m’embrassa tendrement. – Puisque Robert est à Strasbourg, nous allons nous promener avec lui, dit-il en s’asseyant sur mes genoux, n’est-ce pas, maman ? Cet arrangement ne pouvait pas me convenir ; je lançai à Honorine un coup d’œil, et de peur que la réponse ne fût pas telle que je désirais, je me hâtai de la faire moi-même. – Ta maman et moi nous avons à causer, va te promener avec ta bonne, en rentrant, tu nous trouveras, et je sortirai avec toi. Honorine n’osa pas me contredire : l’enfant sortit en faisant la moue, et nous restâmes seuls. Dans les choses de l’amour comme dans celles de la guerre, il faut tirer profit des moind

