VI Rentré chez moi, je me déguisai comme Florine me l’avait demandé : je pris un bonnet de martre que j’enfonçai jusque sur mes yeux, je m’enveloppai dans un caban, et, à mes pieds, par-dessus mes bottines, je mis de gros chaussons fourrés. À onze heures et demie, j’étais devant sa porte ; à minuit moins un quart, je la voyais arriver : mot déguisement me servit, car dans un homme qui la suivait de loin, je reconnus Paul Haxo. Elle ouvrit vivement sa porte et, me prenant par la main, elle me fit entrer. – Pas de bruit, dit-elle à voix étouffée. Mais la recommandation était superflue, je marchais comme une ombre impalpable. – Des chaussons, dit-elle, c’est parfait. Et me tenant toujours par la main, elle me guida dans l’escalier, qu’une mauvaise veilleuse éclairait fort mal. Sa cham

