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4 Le lendemain, je fus convoqué au bureau de l’officier commandant le camp. En m’y rendant, je rencontrai Bisson et Pelet. Tout en feignant assez maladroitement de ne pas me voir, ils me firent des signes d’intelligence. Je m’approchai d’eux et je leur dis de ne pas faire de gestes chaque fois qu’ils me voyaient. Je ne sais pas si les Allemands agissent avec tout le monde de la même façon, mais j’ai toujours eu l’impression qu’ils me considéraient avec une attention particulière. Au camp de la Muhr, je m’en étais déjà aperçu. Alors que je me croyais perdu au milieu de mes camarades, que je n’avais absolument rien qui pût me distinguer d’eux, j’avais surpris plusieurs fois le regard d’un des officiers posé sur moi. Les attentions d’un supérieur dans la vie en commun sont toujours inquiéta

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