Épisode 11

646 Words
Chapitre 11 (LE POINT DE VUE : ISABELLA) — p****n, t’es qui ? — p****n, t’es qui ? — Isabella, tu sais parfaitement qui je suis, dit Carter en s’approchant de moi. — Reste là ! je crie, lui demandant de ne pas bouger. — Je sais pas qui tu es, regarde toutes les personnes que tu viens de tuer ! je hurle en pointant l’empreinte sanglante de la main sur le mur. Je suis au-delà de la colère, mais surtout, j’ai peur. — C’étaient de mauvaises personnes, Bunny, dit-il en sifflant, énervé par tout. — Et peut-être que tu crois que je suis une mauvaise personne aussi, espèce de fou ! Bip Bip Carter porte son téléphone à son oreille. — Viens nettoyer ce p****n de bordel, maintenant ! crie-t-il très fort, puis il jette son téléphone sur le comptoir. — T’as menti à ma mère, je chuchote. Il lève les yeux et croise les miens. — C’est bien au-delà de juste b****r sa fille. Il est sur le point de dire quelque chose, mais il s’arrête. — J’arrive pas à y croire. — Tu quittes la ville avec moi, et pense même pas à dire non, parce que je te jure que je tuerai ton pathétique cousin, menace-t-il, sa voix pleine de venin. Je peux pas croire ce qu’il vient de dire. Comment il peut me faire ça ? C’est un monstre. Un tueur. Un c*****d. — T’es un tueur. Il attrape mes joues avec sa main ensanglantée, et sa poigne est si forte que mon visage me fait mal. — Et je tiens toujours mes promesses. — La seule raison pour laquelle je te garde en vie, c’est parce que j’aime ta mère, gronde-t-il, ses yeux devenant plus sombres, son visage méconnaissable. — Tu l’aimes tellement que t’as baisé sa fille, je dis d’un ton taquin. Il expire lourdement. — Patron, dit une voix familière derrière moi. Un sourire diabolique s’étire sur les lèvres de Carter avant qu’il ne relâche mon menton. Des bras m’attrapent. Des bras très familiers. J’ai tellement peur que je peux même pas me retourner. Je me détends dans cette étreinte. Cette personne me fait pivoter doucement jusqu’à ce que je sois contre son torse. — Ryan ? je demande. Il lève doucement mon menton pour croiser mon regard, et je suis surprise. — Tu avais promis qu’elle n’allait pas le découvrir, bouillonne Ryan. Putain, Ryan savait depuis le début que le fiancé de ma mère est un tueur, et il me l’a jamais dit. — Les choses viennent de changer, mon garçon, dit Carter. Ryan serre le poing, ses jointures deviennent blanches. — Je veux pas partir avec toi, je me retourne de nouveau vers Carter. Il rit. — Je t’ai pas demandé, p****n. Je le regarde avec un pur dégoût. Je sens que je vais pleurer, mais je baisse vite les yeux vers le sol pour me distraire. Ryan me pousse doucement derrière lui et s’avance. Les deux hommes se défient du regard, comme deux immeubles prêts à s’effondrer l’un sur l’autre. Carter fixe Ryan intensément, le provoquant. — C’est bon, je vais y aller. Juste vous deux, arrêtez, je dis en tirant Ryan en arrière par le poignet. — Prends la voiture, Ryan, siffle Carter. — Tu dois être fou si tu crois que— — Tais-toi et prends la voiture, je dis en gardant toujours les yeux dans ceux de Carter. — Je suis pas une demoiselle en détresse. J’entends la porte de la cuisine s’ouvrir puis se refermer. Ryan m’a écoutée. Carter et moi sommes seuls maintenant. Je me sens dégoûtée par lui. Une boule de feu brûle dans mon ventre à cause de lui. Je ferme les yeux pour essayer de me calmer, et quand je les rouvre, il est juste devant moi. Je sens son souffle contre mes joues. — Marche, dit-il.
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