TROISIÈME PARTIE Postface (1858)Si l’homme qui a résolu sa propre destruction pouvait savoir quel spectacle il laissera après lui, je ne dis pas à ses amis, mais à des curieux, à des allants et venants, à des hommes de police ; s’il savait les conversations qui se tiendront pendant une douzaine d’heures auprès de lui, roide, étendu, souillé, méconnaissable, peut-être il reculerait d’horreur, ou du moins sa dernière prière serait qu’on voilât ses restes à tous les regards, surtout à ceux qui aimeraient en lui une créature élevée et faite pour passer de la vie à la mort sans déchirements de ses traits, sans dispersion de ses plus nobles parties. (ARMAND CARREL, Une Mort volontaire.) Ce n’est pas lorsque vingt et quelques années sont venues s’ajouter à celles qu’avait vécu l’auteur à l’épo

