*Sherifa*
J'entendis la douce voix de ma mère me réveillée.
-"Sherifa debout tu vas être en retard" me crie-t-elle
-"M'en fiche" repondis-je en prenant une position confortable.
C'était le dernier jour et je ne voulais pas y aller mais j'y étais obligée.
-"Si tu ne te lèves pas, t'aura pas de crêpes" disait-elle avec un sourire vainqueur.
Je me lève et vais faire ma toilette. Moi et la nourriture, une histoire d'amour inexplicable
-"Bonjour" dis je à ma mère qui me donne un b****r sur le front comme réponse.
Je mange mes crêpes et cours pour prendre le bus, j'étais déjà assez en retard. Apres 20mns j'arrive enfin devant mon lycée.
-"Vous y avez encore échappé Mlle El Medy" disait le prof de maths.
-"Oui encore" soufflais je.
Apres les cours, je partis directement à la maison, je n'avais pas beaucoup d'amis et j'aimais ça, on ne peut faire confiance à personne ici.
-"Salam" criais je en jetant mes chaussures.
-"Sherifa vient là" criait mon père
Sa voix grave résonnait dans la maison.
J'entre dans le salon, où il se trouvait ainsi que ma mère qui, je ne sais pour quelle raison, évite mon regard.
-"Salam Ma"
Elle me répondit d'un simple hochement de tête.
-"Tu m'as appelé ?" Lui demandais-je.
Il hoche la tête et pose son verre.
Je ne m'entendais bien pas avec mon père, il me faisait peur, il me fait peur.
-"Tu sais que tu as 16 ans..." Commence-t-il
J'acquiesce
-"...tu sais aussi que tu es en âge de te marier..."
Là j'ouvrais la bouche pour dire non mais il n'arrêta
-"...donc j'ai donné ta main à un jeune homme qui te correspond..."
-"T'as fait quoi ?" L'arrêtais-je "Tu ne peux pas me donner en mariage je n'ai que 16 ans, que 16 ans putin" m'énervais-je en me levant du siège où je me trouvais.
-"Surveilles ton langage"
-"Surveillé mon langage ? Alors que tu viens de me donner en mariage".
J'essayais de respirer correctement mais je n'y arrivais pas à cause de la colère. À ce moment, je me tournais vers ma mère pour qu'elle prenne parole et m'aide mais elle ne fesait que pleurer. Pleurer ? Pourquoi ?
-"Ma, tu ne vas pas laisser faire ça" lui disais je en n'approchant.
-"J'ai voulu faire quelque chose..."
Ses larmes l'empêchaient de parler. Quant à mon père, il ne fait que lire son journal qu'il avait reprit.
-"Ah et puis..." Commença-t-il mais s'arrêta quand je me mis à courir pour partir dans ma chambre "Sherifa vient immédiatement ici" l'entendis-je crier.
Quelques minutes plus tard, on tapais faiblement à ma porte.
-"Sherifa, ouvre je t'en prie, je t'en supplie" me dit ma mère d'une toute petite voix
-"Maman arrête de pleurer je t'en supplie à mon tour" lui dis je en ouvrant la porte.
-"Viens".
On descendit le trouver debout dans le salon.
-"Tu te mariera que tu le veuilles ou non" cria-t-il "Demain, dans la matinée, ils seront là et toi t'as intérêt à être là aussi" me menaçait il.
-"Ne dit pas ça Samuel, je t'en prie" le priait ma mère.
-"Dégage Mariama"
Elle se tue immédiatement.
Dans notre société, la femme ne devait jamais parler, qu'elle dit vrai ou faux seule la parole de l'homme comptait. La femme était soumise.
-"Tu veux juste te débarrasser de moi ? Évidemment tu ne m'as jamais aimé..." Commençais je énervée.
-"Sherifa" disait la petite voix de ma mère.
-"Mais quoi j'ai raison..."
Un petit rire de douleur m'échappa
-"Il n'a fait que me faire souffrir, qu'est ce que je suis égoïste, toi aussi il te fait souffrir. Je me demande si je suis vraiment sa fille".
Il ne dit mot, se contenta de sortir de la maison, ce qui m'énervait deux fois plus. Je crispais la mâchoire et sortis à mon tour en courant, vers où ? Nul part, juste m'éloigner de cette maison, de cette vie.
*Bachir*
Hier j'ai passé une soirée de malade et j'étais rentré avec une fille mais je ne pense pas que mon père l'ait vu car elle est partit avant que le soleil ne se lève.
-"Bach' debout, c'est vendredi" crie mon frère.
-"Putin, il est quelle heure ?"
-"Bientôt 12h30"
Je soufflai un ok et me lève. Les vendredis, on avait la pitoyable habitude de déjeuner ensemble et moi j'avais une de ces gueules de bois.
-"Morning" dis-je, après un bon bain qui m'a un peu réveillé.
-"Bonjour mon chéri, bien dormit ?" Demande la jolie et magnifique mère que j'ai.
On mange et quelques minutes les discutions s'entament, sur tout et rien.
-"C'était pour qui la rousse d'hier ?" Demande mon père dans une sérénité à faire peur.
"m***e, il l'a vu"
-"Pour m...moi" hésitais je, évidemment c'est interdit.
Là tout le monde retient sa respiration quand soudain...
-"Ok"
Ok. Ok. Ok c'est tout. La dernière fois, il m'avait presque f****e à la porte. Il se lève et partit en s'excusant. Homme poli.
-"Pourquoi t'as amené une fille Bach" ?" Demande ma soeur, effrayée.
-"Il n'a rien dit, Salam quoi"
Je lui réponds avec la plus grande aisance quand ma mère me prit par les oreilles
-"Maman, aïe, aïe, aïe..."
-"Ton père n'a peut être rien dit mais moi je dis qu'il ne faut jamais désobéir aux règles"
-"Oui, je te le promets"
Tout le monde se moque mais il ne savent pas combien ça fait mal, surtout avec les ongles en plus. Pauvres oreilles maintenant tous rouges.
Apres le repas, chacun repartit à ses occupations, bref tout le monde est sortit. Quand je m'apprêtais à sortir à mon tour mon père m'appela.
-"Oui ?"
-"Tu peux t'assoir faut qu'on parle"
Je remarquais ma mère, le regard dans le vide. Ça fesait presque peur.
-"Bachir Jr, tu es âge et en âgé de beaucoup de choses comme travailler... te... te marier... fonder une famille" dit-il d'une voix tremblante et hésitante "Bref, Bachir Jr, je t'ai fi... ancé... fiancé..."
-"Pardon, t'as fait quoi ?" Le coupais je en criant.
-"Fiancé"
Sa voix a un air calme mais ne l'est pas.
Je me lève et commence à faire les cents pas en répétant "Tu rigoles. Oui il rigole". Et là j'entendis ma mère fondre en larmes.
-"Maman/Elisa" criais je en même temps que mon père.
Je m'étais assis près d'elle et l'avait pris dans mes bras.
-"Il ne rigole pas, tu es fiancé Moulaye" souffle-t-elle dans mon cou
-"Je m'excuse..."
-"Ne t'excuse pas Baba (Surnom de mon père) tu as fait la meilleure chose.
C'était lui l'homme que je hais le plus au monde mon oncle Omar, mon père lui permettait beaucoup de chose, il décidait de tout et personne ne savait pourquoi mon père le laissait faire.
-"Tout ça c'est toi n'est ce pas ?"
Je laisse ma mère sur le divan et m'attaque à lui mais la poigne de mon père m'arrêta.
-"Bachir Jr tu arrêtes immédiatement" criais mon père me figeant sur place "Tu te marieras que tu le veuilles ou non".
Apres ses durs mots, je sortis avec la haine contre cet homme et contre mon père, oui contre lui aussi qui lui permet de tout commander chez lui.
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