Ainsi les Barbares, combinant exactement leurs marches, s’étaient rejoints. Mais, surpris eux-mêmes, ils restèrent quelques minutes immobiles et se consultant. Le Suffète avait tassé ses hommes en une masse orbiculaire, de façon à offrir partout une résistance égale. Les hauts boucliers pointus, fichés dans le gazon les uns près des autres, entouraient l’infanterie. Les Clinabares se tenaient en dehors, et plus loin, de place en place, les éléphants. Les Mercenaires étaient harassés de fatigue ; il valait mieux attendre jusqu’au jour ; et, certains de leur victoire, les Barbares, pendant toute la nuit, s’occupèrent à manger. Ils avaient allumé de grands feux clairs qui, en les éblouissant, laissaient dans l’ombre l’armée punique au-dessous d’eux. Hamilcar fit creuser autour de son camp,

