Mardi 12 décembre 2006 Mylène n’eut pas le temps de rêver cette nuit-là, ou alors elle ne s’en souvint pas. On se remémore plus facilement les rêves tardifs, ceux qui oscillent entre ombre et lumière. Vers 4 heures du matin, le sommeil profond et sans limites dans lequel elle flottait fut brisé et réduit en miettes par une succession de bruits sourds qui s’amplifièrent, martelèrent ses tympans. Elle émergea brutalement et comprit que l’on frappait à sa porte. – Mylène, réveille-toi ! Elle reconnut la voix de Pontchartrain. Elle alluma la lumière, se leva et alla ouvrir la porte. – Dépêche-toi de t’habiller et rejoins-nous en bas, sous le porche d’entrée ! – Que se passe-t-il ? – Eustache vient de recevoir un coup de téléphone, quelqu’un a mis le feu à la maison d’Amettes ! – Qui a

