10.

3245 Words
__________ - Non ça va. Emmanuel : Tu sais, je me suis rendu compte que je ne t'ai jamais vraiment demandé de me pardonner après tout ça. - .. Emmanuel : Donc pour commencer, si tu peux, je t'en supplie pardonne moi. - C'est pour cela que je suis là, comme tu l'as dit l'autre jour, on doit faire table rase du passé afin que chacun oublie pour de bon. Il me regarde et j'appuie mon regard sur le sien afin qu'il comprenne que je suis au sérieux et que m'oublier c'est la solution. Emmanuel : Tu crois vraiment qu'on peut oublier ? Oublier tout ce qu'on a vécu ? - Au moins vivre avec sans que ça ne nuit à aucun de nous. Oublier c'est impossible pour ma part comme la sienne mais on peut certainement vivre avec et je le fais déjà très bien en six ans. .....Et puis on saute jusqu'à... - Je viens en amie pour te dire que je te pardonne et que je laisse tomber le passé et tu veux te la ramener ? Emmanuel : Eva je.. Je m'apprêtais à me lever quand on m'attrape le bras avec ténacité en me relevant. La personne me tire en me tournant vers elle et mes yeux s'ouvrent grand en l'apercevant me fusiller du regard... Eva qu'est-ce que t'as fait ? Il va te tuer. Mais non je suis enceinte il n'osera pas. Je me mets tout le temps dans des problèmes. .. : Donne-moi une bonne raison de ne pas te gifler..non qu'est-ce que je dis ? Gifler ce n'est rien. Donne-moi une bonne raison de ne pas te frapper comme je ne l'ai jamais fait, ici devant tout le monde. _en colère - Ne t'imagine pas des trucs ok. ... : Et je dois m'imaginer quoi alors ? Emmanuel : Tu ne vas pas com.. Jean : Je parle à ma sœur si tu le permets ! - On parlait juste ok. Jean : Déjà je t'ai dit une bonne raison et ce n'est pas le cas. - Tu ne vas pas croire quand-même que.. Jean : Et puis tais-toi même et partons. Il regarde mal Emmanuel et me met devant lui puis on se dirige vers la sortie. Jean : Tu es venue avec ta voiture ? - Non. Jean : Ne me dis pas que tu es venue avec lui ?! - Mais non, je suis venue en taxi tu sais bien que je ne conduis plus ces temps-ci. Jean : Ok. Il me traîne presque dans sa voiture en claquant la portière puis monte et conduit de sitôt. Il commence à me dire tout et n'importe quoi avec une grande colère, il n'essayait même pas de me comprendre. Jean : C'est quel genre de personne ça ? Tu trouves quelqu'un de bien et t'es toujours là à penser à un c*****d. - Arrête Jean. Ce n'est pas ce que tu crois je t'assure. Jean : Dis-moi c'est quoi alors ? Anh ? Pour quel besoin tu vas aller voir ce type ? - C'était pour qu'il arrête de me contacter. Jean : Et pour ça tu vas aller le voir ? Mais tu es quel genre d'idiote toi ? Rien que de t'avoir vu avec lui me donne envie de te frapper bête que t'es. Tchrr madame va déjeuner avec son ex-mari dans un restaurant au calme ? N'importe quoi ! - Mais Jean.. Jean : Tu la fermes c'est mieux. Je t'assure que je n'ai pas envie de t'écouter. Il continue à me sortir tout plein de mots, je n'en pouvais plus, à mon grand âge j'étais entrain de me faire gronder, j'avais les larmes aux yeux. Je n'arrive pas à croire que mon frère puisse tant douter de moi. Il pense vraiment que je suis idiote au point de gâcher ma vie pour un homme qui m'a fait perdre énormément de temps pour rien ? Jean me connaît si mal que ça ? Il n'arrêtait pas et des larmes se mirent à couler de mes yeux. - Pourquoi tu ne me fais pas confiance ? _en larmes Jean : Tu ne pleures pas tout de même ? Eva ! - Tu crois ..tu crois que je trompe Aimé c'est ça ? Jean : Arrête de pleurer là. - Penses-tu que je sois vraiment capable de faire cela ? Anh ? Tu penses que je n'ai pas de dignité ? Je m'essuyais les larmes au fur et à mesure, il se gare de côté. Jean : Eva arrête. - Réponds-moi, pour toi je suis l'une de ces femmes là ? _en larmes Jean : Vas-y j'ai tort. Ne pleure pas. - Je voulais juste bien faire et comme toujours je fais mal. Jean : Je suis désolé, je n'aurais pas dû te parler ainsi. - ... Jean : Ressaisis-toi je t'amène chez toi. - Non, je dois aller voir les parents. Jean : Ok, on y va. Aucun de nous ne parle plus. Le trajet s'est fait en silence. On arrive, il me demande encore de l'excuser et on entre ensemble. Avec les parents on a beaucoup discuté et aussi avec la femme de Jean. J'ai retrouvé un peu l'humeur. Après une heure Jean m'a raccompagné chez moi. On a d'abord été salué ma belle-mère puis on est monté chez moi. Aimé regardait la télé avec notre fils. Nous : Bonsoir. Aimé : Ah Jean ! Ça va ? Jean : Oui ça va et toi ? Ça fait deux jours hein. Aimé : Ça va aussi. Depuis hier tu veux dire. Mon fils me saute dans les bras puis va près de son oncle. Ce dernier le prend. Jean et Aimé rigolaient ensemble. Jean : Homo, tu vas bien ? En vrai, mon fils il s'appelle Nouhoum Jean vu que mon beau-père s'appelle Nouhoum et étant donné qu'on a voulu baptisé notre fils à l'église, c'est mon beau-père même qui a voulu que le nom Jean accompagne le sien donc voilà. Mon fils a plein de surnom sérieux. Mon frère ne tarde plus et reprend le chemin de sa maison. J'ai pris un bain puis j'ai été trouvé mon homme dans la cuisine, je suis allée l'étreindre de toutes mes forces. Il pose ses mains sur les miennes puis les détache en me faisant me tourner vers lui. Je le serre de nouveau et lui dit que je l'aime. Je ne veux pas le perdre, je ne le supporterais pas. Aimé : Madame a quoi ? - Rien, tu me manquais. Aimé : Hum. - Tu fais quoi ? Aimé : Je réchauffe ton déjeuner. - Dis-moi ce que je ferais sans toi ? Aimé : Demande toi deh. Je ne dis rien et il se met à me caresser le dos. Aimé : Mauvaise journée ? - Plutôt fatigante. Aimé : Ok, tu vas manger après tu te reposes. - D'accord. Quelques minutes plus tard on s'était installé sur le balcon à baaroter puis je suis descendue auprès de ma belle-mère afin de discuter ensemble. Je m'assieds souvent avec elle devant la télé à parler de tout et de rien, surtout si elle est seule pour lui tenir compagnie. Et souvent on récite ensemble le chapelet avec la chaîne KTO, maman Regina passe la plupart de son temps devant cette chaîne ne ratant presqu'aucune messe ni d'Angélus, ni de chapelet. J'étais perdue un moment de ma vie mais là je suis revenue vers Dieu. Avant mon premier mariage, j'étais une catholique pratiquante mais après je me faisais rare à l'église moi qui aimait communier avant tout autre chose les dimanches, il m'était même difficile de prier le matin et encore moins le soir, je n'y pensais même pas pour dire vrai et n'en parlons pas d'Emmanuel, c'est même odieux de le dire mais on n'avait pas de temps pour ça. On ne se laissait aller que par des bêtises et jamais vers la présence divine. Et ça fait maintenant quelques années que j'ai su que c'était Dieu qui nous manquait car il n'était pas avec nous (ironique hein pour Emmanuel dont le nom signifie Dieu avec nous). On l'avait écarté raison pour laquelle rien n'était suffisant car le Tout-Puissant est le seul et vrai refuge, c'est le rocher par excellence sur lequel il faut s'appuyer. Seule une vie avec Dieu permet de vivre véritablement avec amour et confiance. Déjà quand tu ne pries pas tu as du mal à adoucir ton cœur donc à la moindre dispute tu en fais un grand problème pour rien. Ce n'est jamais suffisant une vie sans confiance en Dieu, sans présence divine et sans amour inconditionnel de Dieu qui nous pousse à vivre un amour plein de bonté, d'espoir, un amour qui est patient, désintéressé, qui pardonne tout, croit tout, supporte tout, un amour exempté d'orgueil, d'irritation et de malhonnêteté car sinon Satan y pointera toujours son nez. Croyez-moi affermissez-vous dans la religion et tout ira bien. La vie n'est jamais un long fleuve tranquille mais on peut certainement y vaguer en toute confiance avec le Tout-Puissant. Redonnons à Dieu sa place dans nos vies afin d'être toujours guidé vers le bon et droit chemin. Bon je ne vais plus m'attarder sur cette erreur de ma vie. L'essentiel c'est de se repentir. Je reçois un appel de Dily et je m'en vais la répondre en toute tranquillité. Elle me parlait de ce qui se passait dernièrement dans sa vie. Je savais qu'il y'avait des non-dits mais je sais aussi que c'est une femme qui quand elle pense avoir besoin se confie. Elle m'a parlé du fait que son beau fils était entrain de se laisser entraîner par de mauvais chemin et qu'elle veut l'aider plus surtout qu'il l'apprécie et elle a fini par aussi me révéler que son mari hébergeait maintenant son ex et que ça commençait à la déranger, qu'elle ne faisait que penser à cette malencontreuse situation. Sachant bien que je ne connais pas bien cet homme car je ne sais pas de quoi il est capable ou non, j'ai fait de mon possible pour la rassurer et je lui ai fait comprendre qu'il était temps qu'elle prenne sa place d'épouse auprès de son mari. C'est un devoir pour elle comme pour son mari, d'honorer leur mariage. - Penses y ma belle. Tu veux que les choses marchent non ? Dily : Oui. - Donc voilà. Ne dis pas que tu vas juste prendre les choses comme elles viennent, agis. On veut de l'action nous autres. Dily : De l'action même ? _en rigolant - Oui. Et pour ça, tu vas commencer par prendre un congé, tu as assez travaillé. On s'occupe de tout. Dily : Eh ? - Oui. Et dis-toi que si la montagne ne va pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne. Marie dit souvent vouloir être plus extravertie mais c'est plus fort qu'elle de se replier sur elle en question de sentiments et c'est difficile d'aller contre sa nature. Je crois l'avoir convaincu puis on s'est dit bye. Avec ma petite famille maintenant, monsieur avait les yeux sur son ordi et le bonhomme se prenait en photo avec mon portable. J'étais bien calme à me reposer sur le canapé jusqu'à ce que j'entende la voix d'Emmanuel. Étant donné que le bruit s'était répandu tout à coup, avec Aimé on a regardé d'où il venait. C'était mon petit Nouh (on garde ce surnom) qui avait lancé l'un des vidéos qu'Emmanuel m'avait envoyé. J'ai oublié que je les avais. Nouh : Maman filè ni ye ! (Voici maman !) Son père jette un oeil sur le téléphone et je le regardais faire.. [ Oumou Marie ] Prenant fortement en considération l'idée de Eva, j'ai pensé à tout de suite mettre de l'ordre dans mes affaires, dans quelques jours j'irai rejoindre mon mari le temps de faire les démarches. Je ne veux rien dire à personne mais si je ne le fais pas ma mère va m'envouloir de voyager sans rien lui dire donc je penserais à l'informer elle et ce qui est sûre mieux vaut que je fasse de même avec toute la famille sinon y'aura des murmures, tout le monde va m'envouloir. Mais par contre j'ai peur d'informer ma belle famille pour ne pas que Moïse sache que j'ai décidé d'être plus audacieuse en allant le rejoindre. Je crois que je leur dirais que j'ai un voyage d'affaire comme ça on ne s'attardera pas sur ma destination. Et là je venais d'informer mon amie Farida. Farida : Tu es sûre ? - Oui, j'ai envie de surprendre tout le monde et vaquer à la folie pour une fois. Farida : Je te soutiens ma belle. - C'est une bonne idée alors ? Farida : Oui, il faut souvent se secouer. - Voilà, c'est Eva qui m'a mise cette idée dans la tête. Farida : Elle a bien fait. Ko kolo te neinla ko a te yèlèma ! (La langue n'a pas d'os pour l'empêcher de remuer disons-nous!) Donc je vais revenir sur ce que je disais tantôt. On va oser dorénavant. Farida : Tu ne sais pas combien de femmes dans ton cas, si elles pouvaient, feraient pareil. [ Eva Madina ] - J'ai oublié de les effacer. Donne-moi ça Nouh. Je lui prends le téléphone et vins me mettre près de Aimé. Il arque un sourcil puis je lui tends mon portable après être entré dans les messages d'Emmanuel. Je ne tiens à rien lui cacher de tout ça donc je lui explique le tout même que j'étais allée à son rendez-vous et tout. - Je t'assure que si j'y suis partie c'était pour qu'il arrête vraime.. Aimé : Tu n'as pas à te justifier. Je te fais confiance. - .. Aimé : Je te connais Eva, je sais de quoi tu es capable. - Alors tu comprends que c'était pour de bonnes raisons. Aimé : Oui je comprends. - Merci chéri. Aimé : Mais c'est la dernière fois que tu vas le rencontrer. Ok ? - Oui. Aimé : C'était donc pour ça que tu étais morose ? - C'est Jean qui m'avait rendu comme ça. Il a douté de moi quand il nous a vu. Aimé : Sûrement de l'autre mais pas de toi. Bon bref je ne veux plus qu'on parle de lui et s'il essaie de te recontacter à nouveau, tu me laisses faire. Cet homme il doit comprendre que tu es la femme de quelqu'un, ma femme. - Je ne sais même plus pourquoi il fait tout ceci. Aimé me regarde et ne dit rien. - Je crois que je vais dire à ma mère et à la sienne de lui parler. Aimé : Parce que tu es en contact avec la sienne ? - Un peu, c'est une tante à moi, l'amie de mes parents. Aimé : Ah. Tu ne m'avais pas dit cela. - Parce que ce n'était pas important. Tu ne vas pas le prendre mal j'espère. Aimé : Mais non. Ne t'inquiète pas. - Merci. Aimé : Mais ne me fais jamais douter de toi. [ Oumou Marie ] Aminata ma petite sœur, Aimé et Eva venaient de me souhaiter bon voyage à l'aéroport, et me voilà embarquée dans l'avion. Des semaines venaient de passer, j'ai eu le temps de laisser le travail dans de bonnes mains et d'avoir mes papiers. J'espère juste ne pas regretter ce voyage, c'est un vrai effort que je fais là et je ne souhaite pas être déçue. Après des heures de vols, j'atteris. Isaac seul étant au courant de mon arrivée est venu me chercher à l'aéroport. On a donc pris un taxi pour regagner leur maison. Durant le trajet j'ai profité pour savoir comment il était et s'il avait écouté les conseils que je lui donnais maintenant presque chaque jour, ça se voyait qu'il m'avait écouté mais pour ce qui est de l'application ce n'était totalement pas fait mais j'ai senti qu'il voulait arrêter de traîner avec ses soi-disants potes qui gâchaient sa vie en lui faisant fumer des substances illicites. Quand on arrive devant la porte, Isaac disait ne pas avoir ses clés donc il a sonné et on vint ouvrir la porte. .. : D'où viens-tu et c'est quoi ces affaires ? Vu que j'étais en retrait elle ne m'avait pas remarqué. J'avance et me fait voir. Isaac : Salut maman ! - Bonsoir. Isaac entre avec mes affaires et moi je traîne avec moi ma valise. Cynthia : Salut, c'est qui ? - Madame Camara Dily. Isaac : La femme de papa. Cynthia : Comment ça ? C'est une blague ? Elle fait quoi ici ? Isaac : Maman ! Bon je vais déposer les affaires. Il part me laissant avec sa mère qui me devisageait toujours. - Je suis venue prendre ma place auprès de mon mari. Je m'avance de plus dans la maison et m'assieds sur un fauteuil vu qu'on arrive directement dans le salon en entrant dans la maison. Elle vient aussi s'asseoir en face de moi sans dire mots. Quelques minutes plus tard je ne discutais qu'avec Isaac qui un moment donné s'est retiré dans sa chambre. Quand à la petite Ana, elle était assise près de sa mère à me toiser. Cette dernière en me voyant chez eux avait failli piquer une crise, elle m'a tellement mal répondu quand je lui ai juste dit "ça va" que je n'ai plus rien dit. L'atmosphère était très désagréable, on aurait dit qu'une guerre allait éclater, elles d'un côté et moi de l'autre. On attendait Moïse que personne n'avait encore prévenu. Au bout de trentes minutes, monsieur Camara fait son entrée, il jette son regard vers le canapé où j'étais et il fit intrigué. Moïse : Dily ? Je me lève et lui fais face. - Surprise. _en souriant Cynthia ainsi que Ana se lèvent et quittent le salon. - J'ai décidé d'être plus audacieuse. Il ne dit rien pendant au moins de longues secondes puis rigole et secoue la tête. Moïse : Pour de l'audace, ça en est vraiment une. À vrai dire je suis sans voix, je n'ai jamais imaginé une seconde que tu serais prête à venir ici. - À croire que je suis sortie de ma coquille. Moïse : Je me demande comment tu as fait. Je me le demande encore, que Dieu m'aide sinon je risque de revenir au point de départ. Moïse : Ah là je te félicite quand-même. Je n'arrive toujours pas à croire que c'est toi qui es devant moi, celle qui n'ose rien, j'en suis tellement abasourdi que ta présence me fait plaisir. - Je veux oser maintenant et je suis là pour m'imposer comme tu l'as dit. Il me regarde longuement et je hoche la tête en signe d'approbation. Moïse : Mais attention ! Il dépose sa main gauche sur mon épaule puis délicatement sa droite sur ma joue en soutenant mon visage faisant que nos regards se plongent l'un dans l'autre. Moïse : T'imposer dans les règles de l'art tu veux dire car c'est moi qui mène la danse et j'ai horreur qu'on ne fasse pas les choses à ma manière. Vas-y Marie ne panique pas. Tu continues juste à le respecter et tout ira bien. T'imposer ne veut pas dire aller forcément à l'encontre de ses décisions. - C'est toi le chef, ne t'inquiète pas. Moïse : Donc sois la bienvenue ma chère femme. _en souriant ___________
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