L’arrivée à la Mazaurie sera pire encore. Voilà que dans la descente vers le grand chêne il aperçoit la voiture des gendarmes ! Quel âne il fait, pourquoi se promener avec un marteau sur le porte-bagages ? C’est sûr qu’eux, l’histoire du marteau trouvé dans le ruisseau ne leur suffira pas. Pierrot s’imagine déjà en prison ! * * * Bien décidé à ne pas s’arrêter, Pierrot a bien tenté de passer sans tourner la tête. Mais sa curiosité a été la plus forte, à peine un regard et voilà qu’il croise celui de Pilepoil qui l’interpelle aussitôt : — Alors Pierre, on ne s’arrête pas dire bonjour ? Paniqué, le gosse manque déraper sur les gravillons qui bordent la route tellement il serre fort sur les freins. Aussi est-ce dans les bras du gendarme qu’il se retrouve, honteux, tandis que son vélo est

