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Moi et mes frères Evousses après un an passé à The Big Apple on voulait pour le Canada pour un programme de réinsertion de jeunes victimes de la guerre . IGhalo s’en sortait plutôt bien en sport surtout en basketball, en vrai c’était une armoire à glace au visage d’ange. Issu lui penchait plus pour la médecine et le reste pour divers centres d’intérêts comme le journalisme . De mon côté ma voix était déjà toute tracée ,le service militaire. Je n’ai jamais retrouvé mes parents après plusieurs recherches aucune traces d'eux ,juste des souvenirs c’est comme si ils s’étaient volatilisés .Ceux dont les familles avaient été retrouver les rejoignaient après la fin de leur programme sur le sol américain et canadien. Pour certains l’aventure prenait fin , mais pour moi ça ne faisait que commencer je devais à tout prix retrouver mes parents ou savoir ce qui leurs étaient réellement arrivées après mon e********t et mon enrôlement dans la milice et pour ça j’étais près à tout , même à revenir là où tout avait commencé, dans mon village .Un retour aux sources était plus que nécessaire afin de résoudre cette énigme qui me hantait toujours comme à la mort du sergent Clayton. Témoignages receuillient par l’UNICEF Des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes ont été enrôlés dans des groupes armés au Soudan du Sud. UNICEF intervient au quotidien pour libérer ces enfants-soldats et faire en sorte de leur donner un avenir. James avait 13 ans quand il a été enlevé au Soudan du Sud. Retenu prisonnier pendant trois ans, il a été forcé à se battre. Après avoir reçu un tir dans la jambe, il a été laissé pour mort par le groupe armé qui l’avait capturé. Le jeune garçon a pu être ramené à Djouba auprès de sa famille. Mais les cicatrices physiques et psychiques de son passé d’enfant-soldat demeurent. « Ma blessure est toujours un problème. Les gens m’appellent "l’handicapé" et je déteste ça. Il y a même des personnes qui ne m’aiment pas à cause de ma blessure. » « J’ai pu être aidé psychologiquement, ça m’a aidé. Maintenant, quand on m’énerve, j’arrive à répondre calmement, sans violence. Je suis heureux d’avoir retrouvé ma famille, mais ils ont besoin que je prenne soin d’eux et il n’y a que très peu d’opportunités ici. Les gens cherchent à vous prendre tout ce qu’ils peuvent. Les cambriolages sont ce que je redoute le plus : tout perdre à nouveau… Je ne dors pas la nuit, je m’inquiète pour ma mère et mes sœurs. Il n’y a que l’éducation qui puisse nous aider. J’ai appris à lire et à écrire. Mon sujet préféré, ce sont les sciences : je veux devenir docteur. J’ai essayé d’oublier tout ce qui est arrivé. Si je continue à penser à ce qui s’est passé, je vais devenir fou. Mais je regarde de l’avant. Je veux m’améliorer, je veux devenir un leader, je veux construire une école et travailler dans un hôpital. » Gabriel avait 15 ans lorsqu’il a été enlevé par un groupe armé au Soudan du Sud. « J’étais en chemin vers la ferme de ma famille quand on m’a enlevé. Cinq personnes armées ont surgi. J’ai cru qu’on allait me tuer. On m’a donné une arme et on m’a entraîné à l’assembler, à la démonter et comment tirer. On nous a fait passer des tests, et on était punis quand on échouait. On en a tous souffert, tout le monde recevait des coups. » Gabriel a également dû dérober de l’argent à des civils pour financer le groupe. « On nous disait d’aller voir des fermiers et de leur ordonner de nous donner à manger. S’ils refusaient, on devait les torturer. Je n’ai jamais voulu faire ça. » La première expérience de guerre de Gabriel est survenue avant même la fin de son entraînement. « On préparait à manger quand on a entendu des tirs. Avec les autres jeunes qui s’entraînaient, on ne savait pas quoi faire. J’ai couru et je me suis caché mais il y avait beaucoup de déflagrations. J’ai été touché par des éclats au visage et je suis maintenant aveugle d’un œil. Après les tirs, on nous a transportés jusqu’à l’hôpital où les soldats nous ont abandonnés. » Gabriel vit maintenant avec sa famille et apprend à devenir un électricien. Mais le traumatisme psychologique demeure. « Je suis libre maintenant. La plupart du temps, je vais bien, surtout quand je suis en formation pour devenir électricien. Mais j’ai toujours des cauchemars au sujet des combats. C’est comme si je les revivais : les odeurs, les bruits, la violence… C’est terrifiant. Le travail en atelier m’aide à me concentrer et ça me redonne de l’espoir. Mon espoir, c’est de pouvoir travailler en tant qu’électricien et d’aider mon père. » David avait 14 ans quand il a été enlevé par un groupe armé au Soudan du Sud. « J’étais à la maison avec ma mère quand huit hommes armés ont fait irruption. Ils ont dit qu’ils ne partiraient pas sans moi. Quand ils sont repartis en m’emmenant, ma mère a commencé à hurler et à pleurer. Mes frères ont appris mon e********t et sont venus voir ma mère. Des hommes armés sont revenus à la maison et les ont tués. » David a été emmené dans un camp militaire. « Ils m’ont amené jusqu’à leur chef, qui m’a demandé si je voulais travailler ou rentrer chez moi. On m’avait dit de dire que je voulais travailler, sinon on me torturerait. On m’a donné une arme et un uniforme. » Après une semaine d’entraînement, les combats ont commencé. « J’avais peur, mais je devais me montrer fort pour ne pas sombrer. Quand j’y repense, je ne me sens pas bien face à ce que j’ai fait. Je n’aimais pas enlever des gens, surtout quand ils nous suppliaient ou qu’ils pleuraient, mais il n’y avait personne pour m’aider et je devais obéir aux ordres. » David est parvenu à s’échapper, mais il n’a jamais pu retrouver sa famille. : « Je ne peux pas rentrer à la maison car le groupe armé continue à patrouiller dans ma région. » Le jeune homme a été placé dans une famille d’accueil par UNICEF. Il apprend un métier et prépare son avenir. « On m’enseigne l’électricité. Après la formation, je veux pouvoir subvenir à mes propres besoins et continuer à aller à l’école. » Rose vivait avec son mari quand elle a été enlevée à l’âge de 17 ans. « Un soir, des soldats ont frappé à notre porte et mon mari a pris la fuite. Ils étaient armés et ils m’ont attaché les mains avec une corde. Nous étions une cinquantaine de personnes ainsi capturées. Ils nous ont ordonné de porter des choses et nous devions courir. Si on ralentissait, ils nous frappaient à coups de bâtons. Je suis tombée à un moment et ils m’ont tellement battue que j’ai failli en mourir. » Une fois dans le camp, Rose est tombée malade. En plus des coups, elle a été harcelée et violée par des soldats. « Certains m’ont demandé d’être leur petite amie et ils m’ont frappée quand j’ai dit non. Ensuite, l’un d’eux m’a violée après que j’ai refusé. Il m’a menacée à bout portant et je n’arrive pas à me sortir ce souvenir de la tête. J’étais obligée de le revoir, il ne me laissait jamais tranquille. » Une fois que les soldats ont compris qu’elle était trop malade pour se battre, ils l’ont relâchée. Elle est en convalescence dans un centre UNICEF mais son avenir est incertain. « Je ne sais pas si mon mari me reprendra à la maison. Je ne lui ai pas encore dit qu’on m’avait violée. » Elle vit dans un Centre de transit, pendant que des équipes UNICEF font le nécessaire pour la soutenir. Lorsqu'elles sont enrôlées dans des groupes armés, les filles sont particulièrement touchées par des agressions sexuelles et des abus. Marc a été enlevé et retenu pendant trois mois par un groupe armé. « Il faisait nuit quand ils sont venus. J’ai entendu des gens dehors. Je croyais que c’était mes amis, mais quand j’ai ouvert la porte, on m’a pointé une arme dessus. J’avais très peur, j’ai cru qu’ils allaient me tuer. » Marc a été emmené dans un camp loin de son village. Après un entraînement basique, il a dû participer à plusieurs attaques. « On nous faisait tirer. Je n’avais pas le choix. J’ai vu des gens mourir et ça m’a marqué. Le bruit des tirs était tellement assourdissant, j’avais l’impression de devenir fou. On nous forçait à faire des choses horribles. Certains jeunes mourraient parce qu’ils n’avaient pas assez de nourriture. Ils étaient devant moi quand ça arrivait. Dans notre culture, on nous apprend à ne jamais enjamber de cadavres, mais les chefs nous y obligeaient parce qu’il n’y avait pas de temps pour les enterrer. J’avais peur que ce soit moi le jour suivant. Je dormais la peur au ventre tous les soirs, en me serrant contre mon arme. » Après une attaque, Marc a saisi sa chance et s’est échappé. « Sur le chemin du retour, on s’est arrêtés dans un camp près de mon village. Je suis allé chercher de l’eau. J’ai laissé tomber mon seau et j’ai commencé à courir. » Marc est arrivé dans un foyer pour anciens enfants soldats. Pourtant, même en sécurité, il continue à être hanté par son passé. « J’ai peur que les soldats me retrouvent. Il y a des espions partout. J’ai toujours des flashbacks et des cauchemars. Je veux rentrer chez moi, retourner à l’école et devenir professeur. » « Lorsqu'ils sont venus dans mon village, ils ont demandé à mon grand frère s'il était prêt à rejoindre la milice. Il avait tout juste 17 ans et il a dit non ; ils lui ont tiré une balle dans la tête. Ensuite ils m'ont demandé si je voulais m'engager, alors qu'est-ce que je pouvais faire - je ne voulais pas mourir. » Un ancien enfant soldat enlevé à l'âge de 13 ans. Soudan «J'ai rejoint l'APLS lorsque j'avais 13 ans. Je suis originaire de Bahr Al Ghazal. Ils m'ont démobilisé en 2001 et m'ont emmené à Rumbek, mais on ne m'a pas fourni de documents prouvant ma démobilisation. Maintenant, je suis coincé ici, parce que ma famille a été tuée lors d'une attaque des forces gouvernementales et parce que l'APLS pourrait me recruter de nouveau. Parfois, je me demande pourquoi je ne rejoins pas à nouveau l'APLS, la moitié de mes amis l'ont fait et ils ont l'air de s'en sortir mieux que moi.» Jeune garçon interviewé par la Coalition, Sud du Soudan, février 2004. Zimbabwe «Il n'y avait personne pour surveiller les dortoirs, et toutes les nuits nous étions violées. Les hommes et les jeunes gens venaient dans notre dortoir dans le noir, et ils nous violaient - vous aviez tout simplement un homme sur vous, et vous ne pouviez même pas voir qui c'était. Si nous pleurions après, nous étions battues avec des tuyaux d'arrosage. Nous avions tellement peur que nous ne dénoncions pas les viols. La plus jeune des filles de notre groupe avait 11 ans et a été violée à plusieurs reprises dans le camp.» Jeune fille de 19 ans décrivant ce qu'elle a subi alors qu'elle se trouvait au sein du Programme d'entraînement du Service national de la jeunesse. ASIE Myanmar «...les autres recrues, si on les attrapait alors qu'elles cherchaient à s'enfuir, on leur frappait les mains et les pieds avec un bâton de bambou, ensuite elles étaient enchaînées et battues et frappées de nouveau et ensuite on les enfermaient. » Jeune garçon enlevé à l'âge de 13 ans par les forces gouvernementales, interviewé en 2003. Sri Lanka «Je me suis enfuie (pour rejoindre un groupe armé) pour échapper à un mariage dont je ne voulais pas.» Jeune fille soldat au Sri Lanka. EUROPE République tchétchène de la Fédération de Russie «La Russie nous a transformés en bétail. C'est ce qui pousse nos jeunes dans les bras du premier venu qui leur dit 'Viens avec nous'.» Mère en Tchétchénie. AMERIQUE LATINE Colombie «Ils vous donnent une arme à feu, et vous devez abattre votre meilleur ami. Ils font ça pour voir s'ils peuvent vous faire confiance. Si vous ne le tuez pas, votre ami reçoit l'ordre de vous tuer. J'ai dû le faire, parce que sinon j'aurais été tué. C'est pour ça que je suis parti. Je ne pouvais plus supporter tout ça.» Garçon de 17 ans, recruté par un groupe paramilitaire à l'âge de 7 ans, alors qu'il était enfant des rues. MOYEN-ORIENT Irak «J'ai rejoint l'armée du Mahdi pour combattre les Américains. La nuit dernière, j'ai lancé une grenade autopropulsée contre un tank.» Un garçon de 12 ans à Nadjaf, 2004. Irène et Joseph, enfants soldats en RDC « Je n’étais pas allée à l’école depuis longtemps et je voulais une éducation » Irène, 16 ans, s’est engagée auprès du groupe armé de Kamuina Nsapu à Kananga, région du Kasaï en République Démocratique du Congo. Voici son témoignage : « Je vivais seule avec ma mère à Dibaya, quand quelqu'un de mon village est venu et a dit qu'il paierait mes frais de scolarité si je rejoignais le mouvement (Kamuina Nsapu). L’homme était important, et ami avec le chef. C'était difficile de dire non. Je n’étais pas allée à l’école depuis longtemps et je voulais une éducation. J'ai été dans la brousse pendant sept mois. Il faisait assez froid, il n'y avait pas beaucoup à manger et nous devions nous battre chaque fois que les commandants nous le disaient. Il y avait beaucoup d'autres enfants, tous âgés de 8 à 18 ans. J'ai entendu dire qu'ils démobilisaient les enfants, alors je me suis échappée. Je savais que si je restais, je finirais par mourir horriblement. Certains commandants nous ont amenés au stade de Kananga, et le BNCE [Bureau National Catholique pour les Enfants, une ONG locale qui gère un centre pour enfants démobilisés] était là ainsi que la MONUSCO [la force de maintien de la paix des Nations Unies]. Ils nous ont dit de déposer nos armes - que c’était « contre les droits de l’enfant » de se battre, que je devrais être à l’école. Je ne le savais pas avant. » Maintenant, je suis au centre, et tout va bien. Nous mangeons trois fois par jour et nous avons des leçons. Je me sens en sécurité ici. Parfois, j'entends toujours des balles la nuit, mais je sais que je n'ai pas à me réveiller et à me battre. Je peux me rendormir. » « Mon ami recrutait des enfants en disant que le groupe prendrait soin de nous » Tout comme Iréne, Joseph, 12 ans, a été recruté par le groupe armé Kamuina Nsapu en RDC. Voici son témoignage : « Avant de rejoindre le groupe, je vivais avec ma grand-mère à Nganza, une banlieue à l'extérieur de Kananga. Je l'aidais à vendre des cacahuètes tous les après-midis. Ma vie n'était pas facile et il n'y avait pas grand-chose à manger. Un jour, un ami m'a dit qu'il recrutait des enfants pour travailler dans un groupe armé, disant que le groupe prendrait soin de nous. Je savais que c'était une opportunité que je ne pouvais pas manquer, surtout parce qu'il y avait si peu à manger. Nous avons dû passer par une cérémonie d’initiation pour rejoindre le groupe. Après avoir été initié, ils m'ont donné mon arme principale : un bâton. Cela devait nous aider à tuer tous les ennemis sur notre chemin. Pourtant, certains d'entre nous sont tout de même morts. Maintenant, je vis dans un centre de transit avec d'autres enfants. Ils s’occupent de nous, mais je n’ai pas entendu parler de la possibilité d’aller à l’école. Je voudrais vraiment devenir mécanicien. » Et le matin, j'ai eu la nouvelle qu'on a arrêté mon oncle que j'aime. Ils m'ont drogué, ils m'ont obligé de le tuer, je n'ai pas voulu, mais les Rwandais m'ont dit : vas-y, ce n'est pas lui qui est ton oncle, c'est ton arme qui est ton oncle. Ton père, ta mère et ta famille, c'est l'armée ». D'autres atrocités suivront – sévices corporels et psychiques, massacres militaires, viols en série, meurtres de civils, tueries à la kalachnikov, à la machette, scène de cannibalisme — sous les yeux hallucinés de l'enfant, devenu « kadogo » (enfant-soldat), qui passe tour à tour du statut de victime à celui de bourreau, jusqu'à sa démobilisation. « Le 17 octobre 2001, on nous a mis tous debout dans le rang, on nous a donné des pantoufles et des jeans, à chacun, avec un tee-shirt écrit UNICEF, oui pour les enfants... /… Il y avait beaucoup d'honorables, beaucoup de chefs, beaucoup d'organismes mondiaux, il y avait beaucoup d'étrangers ». Le retour à la vie civile est une autre épreuve, malgré l'action du Bureau national de démobilisation et de réinsertion et celle du Comité international de la Croix Rouge.
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