Le feu crépitait doucement dans l'âtre, projetant des ombres vacillantes sur la petite cabane lambrissée. Caroline était assise en tailleur sur le sol brut, son carnet ouvert mais intact sur ses genoux. Elle fixait les flammes, ses pensées aussi agitées que la tempête dehors. Roland avançait silencieusement derrière elle, sa présence à la fois réconfortante et troublante. C'était un homme peu bavard, mais son silence pesait lourd, comme le calme qui précède l'inévitable. Elle sentait la chaleur du feu sur sa peau, mais cela ne suffisait pas à chasser le froid qui s'était installé au plus profond d'elle-même. La tempête de neige les avait piégés ici, et bien qu'ils aient réussi à ramasser assez de bois pour tenir quelques jours, l'isolement commençait à peser sur elle. Elle jeta un coup d'

