Point de vue D'Aurora. Je me fige. D’abord, c’est une crispation sourde dans mon ventre. Puis une pression, comme si quelque chose tentait de pousser vers l’extérieur, d’écarter mes côtes, d’ouvrir un passage là où il n’y en a pas. Mon souffle se brise. Ma poitrine se soulève trop vite, trop fort, incapable de trouver un rythme. La peur grandit, avalant tout. J’essaie de parler. De dire que ça va. Que je gère. Que je suis toujours là. Mais ma bouche refuse de coopérer. Des syllabes informes s’échappent, brisées, incompréhensibles. Ma vision se trouble. L’air devient trop épais. Je suffoque. Et soudain… ça lâche. — « Non de non ! » La voix résonne à travers moi, grave et enfantine à la fois, comme si deux réalités se superposaient. — « Le beau gosse est le seul compagnon qu’on

