ÉPISODE 3

1474 Words
#Gabrielle Bordel de m***e j'en ai marre. Marre de toujours être là dernière à savoir ce qu'il se passe. La dernière qui dort, et la première à se réveiller mais rien ne change ! Je jungle entre taffs et études, mais tout ce que je gagne, lui il les utilise pour se saouler. Je dirai presque que c'est de sa faute que maman est partie. Elle s'est barrée avec toutes nos économies car mon père est un alcoolique. Il boit comme il respire. Et ce matin je l'ai retrouvé couché dehors dans le jardin devant la maison. La honte ! Manquait plus que nos voisins les « riches » le voient. Après avoir attaché mes cheveux en chignon, j'attrape mon manteau et mon sac avant de sortir de la maison en trombe vu l'heures qu'il est. Je claque la porte avant de descendre les marches et marcher rapidement vers la route. Je m'arrête les yeux écarquillés. Moins un demi-mètre et je me fais percuter par une BMW. Je fixe le jeune homme au volant qui lui aussi est dans le même état que moi. Surpris ! Manquait plus que ça. Me faire rouler dessus par une belle voiture ! Et qui dit voiture, dit moyen de déplacement. Qui dit moyen de déplacement dit je vais utiliser mes talents d'actrice parce que je suis presque en retard. J'avance d'un pas décidé du côté non chauffeur de la voiture et toque sur la vitre. Il me regarde faire avant de débloquer la portière. Je m'engouffre dans la voiture avant de lui coller une baffe. Il me regarde comme une extraterrestre alors que moi je le fixe comme une chienne enragée. Il porte sa main à sa joue avant l'enlever. Il n'avait qu'à conduire mieux que ça s'il ne veut pas prendre des baffes à longueur de journée. Maintenant il se tourne vers moi genre « Tu fous quoi encore dans ma caisse ? ». S'il pense me faire peur avec ce scarface, il n'a rien fait. J'ai vu plus vilain que ce visage. En fait beau. Trop beau même. Cheveux châtain foncés, yeux gris, mâchoire et épaules carré, poitrine bien bombée, biceps contractés à cause de la ferme tenue du volant. ⟨⟨ — Alors ? Me demande-t-il pour me sortir de mes pensées. S'il pense que je vais descendre de cette voiture et être en retard, il se fout le doigt dans où je pense. Et son accent aussi, il n'est pas autrichien je pense. Et puis sa tête me dit quelque chose. — Alors quoi ? Démarre ! ⟩⟩ Il gaze avant de se retenir. Il se demande sûrement pourquoi il m'écoute alors que je devrais descendre de sa voiture. Il se contente de me fixer avant de commencer à rouler lentement. ⟨⟨ — Puisque tu m'as mis en retard, tu es mon chauffeur de ce matin. Et puisque tu as failli me tu-er, tu es mon chauffeur, parce que tu m'as fait raté le bus -bus que j'ai raté même étant à la maison-. ⟩⟩ Il se contente juste de me lancer un coup d'œil furtif avant de commencer par prendre de l'allure pendant que je coordonne le GPS de la localisation du café dans lequel je travaille en ce moment. *** Nous finissons par arriver à destination. Il gare la voiture juste devant le café avant de sortir m'ouvrir la portière. À voir son visage totalement agacé, c'est comme s'il n'a jamais eu à vivre une telle chose de sa vie. Alors pour l'agacer encore plus, je ferme les yeux, balance mes bras jusqu'à toucher son visage avant de l'enlever en lui lançant : ⟨⟨ — Ah, désolé. Je le fixe lui et la portière avant d'ajouter sarcastique, en plus d'être bon chauffeur, un gentleman ? Vous êtes célibataire ? ⟩⟩ Il se contente juste de me tirer hors de sa voiture et de claquer la portière. Je m'apprête encore à lui faire une remarque sur son attitude quand j'entends une voix qui se fait grave appeller mon nom : ⟨⟨ — Mademoiselle Gabrielle !! ⟩⟩ Je me retourne et regarde mon employeur dans l'embrasure de la porte me regarder le visage dure. Ce qui a le don de me calmer dans tout ce que je fais. Je presse rapidement les pas pour passer à côté de lui et aller me changer. Je ressors et pars prendre la commande du client quand je remarque que ce n'est personne d'autre que mon chauffeur. Je m'approche de lui toute sourire. ⟨⟨ — Bienvenu monsieur. Votre commande s'il vous plaît ! Lui demandai-je en appuyant bien sûr les trois, enfaite quatre derniers mots si on compte le ‹‹ s' ››. — Un café noir sans sucre s'il vous plaît ! ⟩⟩ Me répond-t-il pressement. Je pars vers le comptoir poser sa commande. Je fais un clin d'œil à Vigea qui lui prépare son café. Après avoir mis sa tasse sur le plateau, je lui tourne le dos car je sais qu'il serait en train de me fixer pour voir tous les faits et gestes. Je mime le fait de mettre quelque chose dans la tasse avant de me tourner vers lui pendant que mon patron me fixe amusé par la situation. J'avance vers la table pendant que mon chauffeur me fixe les sourcils froncés. Je pose sa tasse devant lui attendant qu'il me dise un merci. Mais rien. Je croise les bras et tape le pieds jouant le fait d'être énervée et il me regarde faire. Il me regarde, regarde la tasse, deux fois de suite avant que je m'abaisse pour la prendre et la porter à mes lèvres. Je vous un petit coup avant de reposer la tasse devant lui. ⟨⟨ — Tu vois ça ? C'est pas empoisonné. Et même pas de crachat ou de vinaigre, c'est à la maison que j'aime faire ça. Ne t'inquiètes pas. Dis-je sans tact pendant qu'il me regarde dégoûté. Pendant que moi j'attends toujours mon merci. Faut que je lui demande alors. Merci ? — Merci ..beaucoup ! — Oh mais de rien. C'est mon travail, et n'oubliez pas de revenir me chercher vers cinq heures de l'après-midi. Mon chauffeur ! ⟩⟩ *** Pendant notre pose déj, Vigea ne cesse de me poser des questions sur ce beau inconnu qui a joué le rôle de chauffeur pour moi aujourd'hui. Et, bien que je lui ai conté l'histoire de A à Z, elle semble ne pas me croire. Et puis c'est tout à fait normal, qui croirait un mot de tout ce que je viens de lui dire ? Les gens de notre quartier sont trop égocentrique, et ont trop de fierté pour porter plainte contre moi que de me prendre dans leur voiture. ⟨⟨ — Mais il n'a pas porter plainte. Et en plus d'être beau gosse, je te pari toute ma richesse qu'il est célibataire. Me dit ma collègue. Elle est comme ça, toujours optimiste, et, en plus d'être une vraie pipelette, aime être au courant de tout. — Célibataire, gay, aussi peut-être. Ce qui est ironique c'est que toute ta richesse ne dépasse pas le pas de ton appartement. Lui répondis-je en croquant dans l'une de mes viennoiseries. Hum, ché bonn ! Poursuivis-je la bouche pleine. — T'as pas menti. Des beaux gars et on les retrouve gays. Ah la nature est injuste. — Alors ça, tu l'as dis. ⟩⟩ Lui répondis-je en léchant mes doigts et me levant pour qu'on parte. *** Sur le chemin de retour comme le reste de mes heures de travail ici, Vigea n'a pas arrêté de m'harceler verbalement par rapport à mon faux chauffeur du jour. D'ailleurs même, je ne sais pas s'il viendra me chercher puisque l'heure que je lui ai dit est à dix minutes de moins. Pendant que je détache mon chignon pour laisser tomber mes cheveux bruns foncés sur mes épaules, elle me pose encore une question qui me fait encore douter de moi même et de ce que je pense de tout ça. ⟨⟨ — Tu vas rester vierge jusqu'à quand ? Trouver le prince charmant ? Tu ne crois pas que tu en fais trop ? ⟩⟩ Je me contente de la fixer totalement agacée par ces propos. En faire de trop ? Quoi de trop ? Le fait de croire aux princes charmants ? Je fais volte face et marche à pas pressés vers la sortie. Avec un peu de chance, cet inconnu viendra me chercher, il me draguera, j'accepterai, je lui offrirai ma petite fleur, pour qu'il y mouille son concombre ! ————————— Répondez aux questions svp ;) — Point de vue de Gabrielle, qu'en pensez-vous ? — Le chauffeur du jour viendra ? — Qui est le chauffeur ? — Des idées pour la suite ? *#À_suivre dans l'épisode 4.*
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