TAYLOR
Salut, Moi C'est Taylor Johnson, mais ici on m'appelle TJ. J'ai 28 ans.
Je suis quelqu'un d'atypique. Hé oui, c'est exactement le qualificatif qui me désigne. Je suis l'une des plus grosses fortunes du pays, mais j'ai horreur de me sentir enfermer dans un bureau. Alors, il y a 5 ans maintenant, j'ai quitté mon poste à Hamilton pour laisser la gestion à mon jeune frère, Dieu merci, il adore ça et il s'en sort plutôt bien ! Je viens sur place une fois par an, sauf urgence. Je suis un loup solitaire, alors j'ai acheté quelques biens ici, dont la bar que je dirige. Personne ici ne connait M. Johnson, et c'est mieux ainsi, je suis TJ le patron de bar tatoué et qui adore les motos et les belles voitures.
Une autre de mes passions, les femmes, mais pas d'attaches. Je les fais grimper au rideau et bye, bye, je trace. Mais je vous rassure, elles sont toutes au courant, pas d'obligation, que du sexe.
Oui, je plais, du haut de mon mètre 80, mes muscles saillants et mes yeux gris, elles craquent toutes ! Ce n'est pas de l'arrogance, non, c'est un fait !
La charmante brune allongée nue près de moi peut vous le confirmez. Il est 5h du matin et j'ai passé 2h à m'amuser, je ramasse mes vêtements, m'habille et récupère mes clés de moto. Elle dort encore, je dois dire que je n'y suis pas allé de main morte. Enfin, encore une demoiselle satisfaite.
Je sors en refermant la porte et enfourche ma moto. Après une bonne heure de trajet, j'arrive enfin chez moi. Je prends une bonne douche et je me couche. J'ai un après midi chargé au bar entre les livraisons et la recherche d'un barman. Logan doit partir d'ici 15 jours et je dois lui trouver un remplaçant. Les joies d'être patron…
Juste au moment où je ferme les yeux, mon téléphone sonne.
J'espère que c'est urgent ou je trucide l'idiot qui m’empêche de dormir.
- QUOI !
- Salut frangin ! Encore une soirée mouvementée ?
- Que veux-tu Jeff ? Laisse moi dormir.
-Impossible, désolé d'interrompre ta nuit, mais tu dois venir, il y a une urgence. J'ai dejà prévenu le pilote. Je t'attends dans 5h et surtout ne vient pas en jeans et blouson en cuire, on a une réunion.
- Et merde qu'est-ce qui se passe Jeff ?
-Je t'explique tout à ton arrivée, tu dormiras dans l'avion, à tout à l'heure.
- Hé merde ! Je vais encore m'amuser.
Il a de la chance que je sois de bonne humeur. Aller s'est parti pour 4 heures de vol, mais avant, je dois laisser un message à Logan.
*******
Et me voici à 11h à Hamilton, et bien sûr, je n'ai pas dormi puisqu'il me fallait étudier le dossier que mon bâtard de petit frère m'avait transmis.
Le chauffeur me récupère et nous roulons en direction de JOHNSON ENTREPRISE. Spécialisé dans la construction de complexes et l’hôtellerie, nous sommes aussi dans la création de programmes informatique « c'est surtout la passion de mon frère ! ».
J'arrive devant le bâtiment, le chauffeur ouvre la portière et j'admire l'édifice, cela fait 8 mois que je n'y étais pas revenu. Mon attention est attirée par une petite métisse qui se cache près de la pâtisserie Délices Cups, elle semble éviter une personne. Je sonde les lieux, et je continue mon chemin.
CHRISTY
Voilà 3 jours que je suis enfermé chez Ty, je n'arrive plus à écrire et ma seule distraction sont les tonnes de pâtisseries que je fais. Il y en a eu tellement que Ty a été obligé d'en apporter au travail pour ses collègues. J'ai discuté avec mes frères hier, j'ai décidé de partir quelque temps afin de me retrouver et de me concentrer sur mon livre en cours. Ce fut un non catégorique, ils étaient tous les 3 contre l'idée de me laisser partir seule, comme si je ne pouvais pas me défendre.
« Bien sûr me lance ma conscience, tu es ceinture noire de karaté et tu mesures 1,90 m ».
Après 1h de longue discussion, ils ont compris, mais m'ont imposé une condition, Ty devait venir avec moi, « comme si j'étais une gamine de 12 ans, sérieux ! ». Il était facile pour lui de trouver du boulot partout et mes frères étaient plus rassurés.
Aujourd'hui c'est son dernier jour, je lui envoie un message pour lui dire que je viens le rencontrer puisque je dois voir mon éditeur pour régler quelques formalités. J'enfile mon jeans slim, mon débardeur blanc, et mes Nikes. Je prends au passage les clés sur la table à l'entrée et mon nouveau portable « j'ai dû changer de téléphone et de puce, car Lucas avait explosé le mien après un appel de Bob ».
Je prends un taxi, il est inutile que je prenne ma voiture puisque Ty à la sienne, direction la maison d'édition.
Après avoir signé tous les documents, je dis au revoir à Myck, il est plus un ami que mon éditeur, c'est grâce à lui que je me suis lancé. On s'est connu à la fac, à l'époque, il préparait un certificat en histoire du livre et de l'édition, moi, j'étais en littérature. Il a lu mes gribouillages sur mon cahier et il m'a conseillé de continuer. Aujourd’hui, j'ai 4 best- sellers à mon actif, il faut croire que les gens raffolent des livres érotiques, « toi la première me crie ma conscience » !
J'arrive enfin près du travail de TY, mais avant, je m'arrête devant la pâtisserie Délices cups, je suis sur le point d'y entrer quand j’entends une voix familière, sans réfléchir, je me cache dans la rue adjacente mon cœur bat la chamade de peur qu'il me découvre.
Il est perdu dans sa discussion téléphonique et ne me voit pas, tant mieux pour moi. J’attends qu'il tourne à l'angle et je m'enfuie en courant.
Pour éviter de rencontrer à nouveau Bob, j'envoie un message à Ty lui expliquant que je l'attends sur le toit de l'immeuble. J'appuie sur le bouton d'appel et l'ascenseur arrive. Je m'y engouffre la tête toujours dans mon échange avec Ty et presse sur le 10.
Je me redresse fait un pas, mais je rentre dans quelque chose.
- Trop concentrer sur son portable pour regarder où on va ma belle ?
- Super un crétin arrogant!
- Pardon?
- Oups, je crois que j'ai parlé à haute voix !
Je redresse la tête et je tombe sur un regard d'un gris à vous en faire tomber la mâchoire.