Finalement, je parviens à négocier un séjour avec seulement deux gardes du corps. Ils gardent leurs distances et, quand j’atterris à Barcelone, avec mes lunettes de soleil et ma casquette, je me sens anonyme. Anonyme et si libre. C’est un après-midi ensoleillé, rafraîchi par une brise douce. Je me prends à sourire, noyée dans la foule des passagers qui s’élancent vers le terminal. Je me fonds dans la masse avec excitation. Quand je montre mon passeport à la douane, l’agent me reconnaît et fait la révérence, mais, Dieu merci, personne ne semble le remarquer ; j’oublie vite le malaise qui s’ensuit et suis les flèches jusqu’aux bagages. Je regarde autour de moi, les yeux écarquillés. Je n’ai jamais voyagé sur un vol commercial. D’habitude, mes vols ne sont que faste, protocole et ambiance f

