Je ne lui réponds pas, feignant la résignation la plus totale. La meilleure des réponses qui soit en la circonstance. Mon attitude semble le réjouir. — Maintenant qu’une partie des détails de notre petite affaire est réglée, si nous passions à table, voulez-vous ? Personnellement, je meurs de faim, dit-il d’un ton presque joyeux. — Volontiers, réponds-je sur le même ton, rien de tel qu’un bon dîner en tête à tête pour tisser des liens ! Il éclate de rire. — Je me répète mais vous m’êtes décidément très sympathique, Pierre. Quel moment pénible pour moi si malheureusement un jour je devais vous abattre. — Et pour moi… À nous voir ainsi, on penserait presque à deux vieux amis en pleine discussion… Le repas est excellent mais un peu trop épicé à mon goût. Pour le mettre en confiance, je

