Chapitre 31 : L’ombre et la mère LE POINT DE VUE DE LEONARDO Je venais à peine de finir ma phrase avec Matteo quand la porte de la chambre s’ouvrit doucement. La lumière du couloir découpa une silhouette féminine dans l’encadrement. Je levai les yeux, prêt à envoyer promener une infirmière venue m’annoncer un autre test médical… mais je restai muet. Maria Romano. La mère d’Isabella. Je sentis mon cœur rater un battement. Son visage, bien qu’épuisé, gardait la même élégance naturelle que celui de sa fille ce regard fier, ce port de tête qui ne trahissait ni peur ni faiblesse, même dans les pires moments. Elle hésita un instant, comme si elle regrettait presque d’être entrée, puis reprit contenance et avança de quelques pas. — Bonjour, dit-elle d’une voix douce, mais chargée de

