Chapitre 24 : Le Rouge et la Poussière LE POINT DE VUE DE LEONARDO Le monde avait basculé en quelques secondes. L’odeur de poudre et de sang emplissait encore mes narines, les cris des survivants résonnaient dans ma tête. Mais tout ce que je voyais, c’était elle. Isabella. Elle était là, au sol, sa robe beige maculée de rouge, son visage devenu pâle comme du marbre. Je la secouai doucement, refusant de croire ce que mes yeux me montraient. — Non, non, Isabella… reste avec moi. Son souffle était faible, à peine perceptible. Je posai ma main sur son visage froide. Trop froide. Autour de nous, les gens appelaient les secours, mais aucune sirène ne venait. Rome était grande, et le chaos trop bruyant. Je n’avais pas le temps d'attendre. Je n’attendais jamais. Je me redressai d’un

