VEmmenée à la gendarmerie pour faire sa déposition, Marie reconnut le sergent Jeanne Kéravec, qui était de garde. C’était la belle jeune femme silencieuse qui était venue la veille avec un collègue patrouiller à Saint-Julien-Le-Haut. Sans dire un mot, voyant la mine défaite de Marie, elle l’installa dans son bureau et lui apporta un morceau de tarte et du café bien chaud. La tarte était délicieuse, le café aussi. Marie eut vaguement l’impression que la jeune femme voulait la réconforter avant de la conduire dans le bureau du capitaine Le Tranchant, qui devait être un homme terrible. Quand elle entra dans le bureau, il téléphonait. Il avait les sourcils broussailleux, un gros nez et une voix de stentor. Sans s’interrompre, il lui fit signe de s’asseoir sur le côté du bureau, le devant ét

