Le silence retomba enfin sur la pièce. Profitant de ce calme retrouvé, je cherchais Dagmar du regard. Je l’aperçus dans la cuisine, aux côtés de Jenna, visiblement tendue. C’était maintenant ou jamais. Je m’approchai sans brusquerie, veillant à garder une distance respectueuse. Je pris la parole, conscient de l’attention qui se tournait vers moi. J’évoquai une faute ancienne, commise des années auparavant, lorsque quelqu’un d’essentiel à mes yeux avait osé dépasser ses propres limites. Elle avait été fière de ce qu’elle avait accompli, et moi, incapable de répondre avec justesse, je l’avais blessée. À l’époque, ses explications m’avaient ouvert les yeux et je m’étais juré de ne plus jamais répéter cette erreur. Pourtant, aujourd’hui encore, mes paroles irréfléchies avaient ravivé ce passé

