XIVL’Argentin avançait avec prudence. La veille, il avait bien vu le commissaire se cacher dans les herbes avant d’entrer dans la maison. Il avait observé les deux hommes disparaître au fond du chemin et revenir plus tard. Il n’avait pas bougé. Ce diable de commissaire français avait quitté les lieux et c’était très bien ainsi. Lui, il avait décidé de prendre son temps. Là-bas, il savait obéir aux ordres et n’agir qu’au moment importun. On lui avait appris la patience et l’efficacité. La cruauté aussi et il n’avait pas l’impression d’en souffrir. Avant d’agir pleinement, de faire ce qu’il avait à faire et d’aller au bout de ce qui lui paraissait comme un combat de la dernière chance, il voulait être certain que ce diable de policier ne serait pas dans ses pattes à l’empêcher de tourner

