III L’élève devient un maîtreAprès avoir quitté Morlot, le comte de Montgarin prit une voiture de place et se fit conduire rue d’Astorg. Éperdu de honte, fou de douleur, il était en proie à une agitation fébrile. Il entra chez lui comme un forcené, ouvrant et refermant les porte avec violence, faisant craquer et résonner le parquet sous ses pieds. En entendant ce vacarme dans la maison, le vieux François accourut et s’arrêta étonné et tout interdit en face de son maître. – Où est M. de Rogas ? lui demanda Ludovic d’un ton bref. – Je pense qu’il est dans sa chambre, répondit le vieillard, qui s’était mis à trembler. Et pendant que le jeune homme s’élançait vers la chambre du Portugais, le vieux domestique, hochant la tête, murmurait tristement : – Qu’est-ce que cela signifie ? Oh !

