VIII Samedi 1er août. Pas trop fraîche, la Laure au réveil. L’air de l’Île Grande, pourtant vivifiant en ce matin couvert, la réveille à peine. La nuit fut courte mais animée et c’est au radar que son amant trémélois a quitté sa belle maison pleumeuroise. Sans un regard pour l’île Aganton et le port Saint-Sauveur. Devant elle, sur sa gauche, le Toëno, la pointe est de Trébeurden, reste encore dans la brume. Comme son cerveau. Sur le coup de 8 heures et des poussières. Elle a juste le temps de se pomponner, de passer une petite robe cintrée beige, boutonnée sur le devant, une paire de compensées assorties et elle prend la route de la corniche pour rejoindre la gendarmerie de Perros. À peine un coup d’œil sur l’île Tomé et la voilà déjà chez le lieutenant Dauphin. Si aimable avec elle hier

