Episode 3

4117 Words
[Kenza]  Toi et moi ça a tout de suite été le coup de cœur  Malgré nos différences, les soucis et les coups de gueule  Sur un cru en nous, en notre coup de foudre  Saïd c'est toi et moi le reste on s ' en fout  Avec la patience aujourd'hui nous voilà unis  Devant dieu et nos familles sur s'est dit oui, pour la vie  Fusionnel dès le début  J'ai jamais aimé si vite, en l'amour je ne croyais plus  Mais quelques mois plus tard, le rêve devient cauchemar J'approuve  que mon cœur de jour en jour s'affaiblit  Trop belle était l'histoire  Je n'ai plus d'échappatoire  Il me faut un donneur au plus vite  Prends ma main, serre la fort, j'ai si peur  Reste auprès de moi mon cœur  Prends ma main, serre la fort, j'ai si peur  Reste auprès de moi mon cœur  [Soprano]  J'ai juré devant dieu de faire la guerre à tes côtés  Oui de ne jamais déserter face à tes problèmes de santé  Bébé sans toi je ne suis rien du tout  La vérité, tu es cette chaise sous mes pieds quand une corde moi tient le cou  Kenza t'as toujours été le pansement de toutes mes plaies  Quand dans ma tête c'était le feu tu venais jouer les pompiers  Aujourd'hui je ne suis pas prêt prêt d'entendre les médecins  Pour toi je me battrais jusqu'à que Joe Black me tende la main  [Kenza]  Je sais mais le temps passe, je me demande ce que tu fais  Tu n’es plus présent, je me sens comme abandonnée  Surement avec des potes à trainer dans les hall  Pendant que je porte cette maladie seule sur mes épaules  J’attends toujours que sonne ce foutu bipper  Je vois la fin, tu es absent  Et j’ai si peur  L’espoir fait vivre  Mais d’après les docteurs il en reste si peu, je dois me préparer au pire  Prends ma main, serre la fort, j’ai si peur (N’aie pas peur)  Reste auprès de moi mon cœur  Prends ma main, serre la fort, j’ai si peur (N’aie pas peur)  Reste auprès de moi mon cœur  Allo c'est moi,mon bippeur vient de sonner j'ai un donneur  [Soprano]  A ton réveil je voudrais que tu saches l’honneur que j’ai eu d’être à tes cotés  La chance de m’être levé à côté d’une telle beauté  J’ai passé les 7 plus belles années de ma vie  Mais l’ai-je mérité ? Moi, de vivre au paradis  Quand j’y réfléchis avec du recul  Nos engueulades, nos prises de bec  Ridicules  Aujourd’hui j’en rigole avec une larme au coin de l’œil bébé  Repense à tout ça pour pouvoir faire ton deuil bébé  Pardonne-moi de ne pas avoir été à tes côtés  Mais quand j’ai su que j’étais compatible  J’ai pas hésité, une seconde à être le donneur  Désormais c’est pour la vie que je suis ton coup de cœur  Prends ma main, serre la fort, j’ai si peur (N’aie pas peur)  Reste auprès de moi mon cœur  Prends ma main, serre la fort, j’ai si peur (N’aie pas peur)  Reste auprès de moi mon cœur  Prends ma main, serre la fort, j’ai si peur (N’aie pas peur)  Reste auprès de moi mon cœur  Prends ma main, serre la fort, j’ai si peur (N’aie pas peur)  Reste auprès de moi mon cœur  Reste auprès de moi  Je reste auprès de toi  Reste auprès de moi  A jamais je vis en toi  X 2 Réveillée depuis une bonne heure déjà, je restais couché au milieu de mon lit, le regard dans le vide et je me laissais aller avec les paroles de cette magnifique chanson que j'adore depuis mon plus jeune âge. J'ai toujours trouvé du réconfort en écoutant les chansons de soprano, et celle-ci en particulier. Peut-être parce que mon histoire ressemble un peu ou que j'aurais voulu qu'elle ressemble à cela. Quand je réfléchis avec du recul, aussi longtemps que je me souviens, j'ai toujours porté cette maladie. A l'école primaire quand mes amis portaient des appareils dentaires moi je portais des masques à oxygène. Quand je voulais faire du vélo, courir, nager, jouer au basket, il y a avait tout le temps quelqu'un pour contrôler mes moindres faits et gestes. Même à l'adolescence, quand je voulais rester toute seule dans ma chambre, pour me retrouver et dessiner il a y avait quelqu'un qui passait voir si tout va bien chaque cinq minutes. Les seules fois où je me sentais bien dans ma peau, c'est lorsque arrivait le soir et que l'un de mes parents passait me lire une magnifique histoire; j'adorais ces moments car ils me permettaient de rêver et même d'espérer. Comme la plupart des jeunes filles, j'ai toujours cru au prince charmant et j'ai toujours rêvé d'en avoir un. Quelqu'un qui allait être là pour moi du début à la fin comme dans cette chanson. Je n'aurais pas voulu certes qu'il me donne son cœur, qu'il se sacrifie pour moi, non ! J'aurais juste voulu qu'il soit présent pour moi et surtout qu'il me considère comme une personne normale. Malgré ma durée de vie un peu trop courte, qu'il soit la quand même et m'accepte comme je suis, qu'il m'aime plus que tout, qu'il me soutienne. Un peu comme ma famille mais de façon un peu différente. Avec ma famille je me sens prise au piège. Et des fois j'ai l'impression qu'ils ne me comprennent pas vraiment, et c'est tout à fait normal. Donc je continue de rêver de ce prince charmant, avec qui je vivrai un amour fusionnel et passionnant. Étant petite, je trouvais ce prince en mon père, mon frère et Moustapha. Mais maintenant j'ai grandi, j'ai compris qu'il y a différents sortes d'amour et malgré leur amour inconditionnel à mon égard, ce n'est pas le genre d'amour que je cherche. Je me rappelle de ce fameux soir du 18 mars. Couché dans mon lit et entourée de mes parents, j'attendais l'arrivée de l'ange de la mort au lieu de morphée. J'attendais celui qui viendrai mettre fin à ma vie, mes rêves, celui qui viendrai m'éloigner de mes parents au lieu de mon prince charmant qui était censé venir en cheval blanc pour m'amener avec lui galoper au long des plages sablés. J'avais juste douze ans et pour moi c'était la fin. Je n'avais pas peur de mourir, non ! Ma souffrance était tellement grande qu'il m'arrivait des fois de prier Dieu pour qu'il m'ote la vie (Qu'ils me pardonne), mais lorsque le moment était enfin arrivé, je ne voulais plus, non je n'étais pas prête pourtant il me fallait partir. La souffrance que je lisais sur les visages de mes parents était plus grande que toutes les douleurs que j'ai eu à ressentir, pourtant, j'en ai ressenti. Et soudain, comme par miracle, on est venu m'annoncer dans ma chambre où j'attendais patiemment l'ange de la mort, qu'il y a avait enfin une solution pour me sauver, j'avais droit à une seconde chance. Ma réaction ? Je me suis sentie poussée des ailes, je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse que ce jour là. Et l'instant d'après je me suis sentie triste, morose. En fait je ne savais pas comment prendre cette nouvelle, j'ai toujours su que pour avoir un autre cœur opérationnel, il faut qu'une autre personne meurt d'abord et il faut juste trois, quatre heures au maximum entre le prélèvement et la greffe du cœur. C'est-à-dire qu'une personne venait de mourir et moi grâce à sa mort j'allais retrouver une vie. Comment prendre une telle nouvelle surtout à mon âge. Et après la greffe du cœur, qui s'était très bien passé par la grâce D'Allah. Je ne savais plus comment réapprendre à vivre, avec le cœur d'un autre parce qu'on a tous l'impression que notre personnalité se fabrique au niveau du cœur, que ce soit ce que l'on est, ce que l'on aime, nos qualités, nos défauts...... Et si je devenais comme cette personne ? Et si je changeais ? Qui est cette personne ? Son âge, s**e, religion, ses goûts, sa phobie.... Telles sont les questions que je n'arrêtait pas de me poser et malheureusement jusqu'au jour d'aujourd'hui, je n'ai toujours pas de réponse. De retour à la maison, après mes quelques semaines à l'hôpital et au centre de rééducation, je me trouvais effectivement changé. Je n'étais plus cette fille joviale et positive, non je m'enervais pour un rien et j'en voulais au monde entier, j'avais l'impression que personne ne me comprenait. Heureusement mes parents ont su gérer cet autre moment difficile. Puis arrive ce moment où j'avais l'impression d'avoir une partie du propriétaire de mon cœur (ironique), je me surprenait à aimer des choses que je détestais auparavant et vice-versa, j'avais aussi l'impression d'avoir des souvenirs et je ne sais quoi d'autre. Évidemment que les docteurs m'ont dit que c'était impossible, que ce n'était scientifiquement pas possible et prouvé. Mais jusqu'au jour d'aujourd'hui, moi perso je sais que j'ai une partie de cette personne en moi et cela me fait du bien. Quand je prie, je le fais pour nous deux, quand je suis triste et que j'ai envie de tout laisser tomber, je pense à cette personne et à la seconde chance qu'elle m'a offerte, je sais que je n'ai pas le droit de gâcher cette nouvelle vie, je ne vie pas pour une seule personne, mais pour deux. _Seigneur Dieu elle médite ! S'exclame une voix aiguë me sortant de ma torpeur. Mon cœur a raté un battement. p****n c'est quoi cette folle de cousine ? Je me demande même pourquoi tante Binta s'est donné la peine de séparer nos chambre, je n'ai ni le calme et encore moins l'intimité qu'il me faut. _Tu fait du yoga couché ? Moi aussi il m'arrive de faire du jogging horizontal. J'ai explosé de rire sans le vouloir. _Hahaha Asmaou Diallo tu es sûr que tu as toute ta tête ? Demandai-je perplexe. _En fait j'en ai deux je crois mais on s'en fout. Allez dis moi à qui tu pensais ? Tu as enfin trouvé ton prince charmant ? Allez raconte tout à ta grande sœur préférée. Ahuri, je lui lançais un regard de terreur avant de me lever pour m'éloigner d'elle, je ne veux pas qu'elle me contamine. On ne sait jamais. _Ouais c'est ça même, Vas-y sauve toi comme une lâche. Je sais que tu me caches des trucs mais je finirai par le découvrir. _Dis la meuf qui sort avec son meilleur ami, notre meilleur ami. Dis-je moqueur. _Rohhh ne ramène pas cette histoire stp, on ne contrôle pas ce genre de choses toi même tu sais. _en fait je ne comprends rien, toi et Moustapha ? Et pourquoi personne d'entre vous n'a pensé à me prévenir ? _Ben c'est récent et on voulait te le dire en face, arrête de ruminer cette histoire stp, je me sens assez coupable comme ça. Dit-il lassée avant de se jeter dans mon lit. Je sais qu'elle est désolée et même qu'elle s'en veut un peu pour cette histoire, mais ce n'est pas mon intention, je ne veux pas qu'elle culpabilise. De toute façon ils sont assez grands tous les deux. Mais je m'y attendait tellement pas ! Cinq jours que je suis là, cinq jours depuis que je suis au courant de leur relation et je n'arrive toujours pas à digérer. Je ne suis pas amoureuse de Moustapha détrompez-vous, mais je ne sais pas comment me comporter avec eux désormais, ils sont mes meilleurs amis, les deux personnes les plus proches de moi et je ne sais pas, si un jour par malheur leur histoire se termine mal, comment je me sentirais, je ne pourrai pas prendre part et....... m***e. _Allez Asma je suis désolée je ne veux pas que tu te sente coupable, promet moi juste que si tu ne te sens plus capable de contrôler les choses entre vous, de couper les ponts et sauver notre amitié. _Je te le promets Mira, je ne te ferais jamais du mal crois moi. _Je te crois et quant à Moustapha, j'ai juste deux, trois choses à lui dire. Allez viens dans mes bras et je t'interdit de m'appeler petite sœur ok ? _D'accord sœurette d'amour. Et c'est reparti. Je me détache d'elle et décide d'aller prendre une douche, la chaleur d'ici est juste invivable. _En fait j'étais venu te demander de m'accompagner à l'hôpital, rohhh ne fait pas cette tête, j'y vais juste pour récupérer des résultats. M'annonce Asma avec sa voix douce pour m'amadouer. _Je t'aime bien mais tu sais que je déteste les hôpitaux, stp demande à Moustapha de t'accompagner, en plus Tasfir doit passer pour le déjeuner. _Mais puisque je te dis que c'est juste pour récupérer des résultats, aller stp Mira, ça ne va pas être long et tu pourras venir retrouver ton Tasfir super mignon. _Hahaha j'aimerais trop que Mousto t'entends, ok laisse moi prendre une douche puis je t'accompagne. _Yesss ! Et en voiture tu pourras me parler un peu de monsieur Tasfir, je vais voir si je le valide ou pas. _MDR, redescends sur terre sœurette, non seulement monsieur Tasfir est plus âgé que moi, mais il a déjà une copine avec qui il a passé plus de trois ans. Donc je te le répète encore une fois, c'est juste un ami. _Ouais ouais, allez va te laver tu pue la meuf pleine de bêtises. En attendant je vais me servir de ton téléphone pour appeler Mohamed. _Shoot tu as déjà Moustapha donc laisse mon frère en paix Way. _Sorry honey. Dans la vie on peut être prise et multi-prises aussi. Morte.de.rire . Non mais comment c'est possible d'être aussitôt conne. Je lâche "prise" moi et me dirige sous la douche en secouant la tête. De toute façon, elle et Mohamed c'est pire que Tom et Jerry, donc qu'elle se fasse du plaisir.             À la minute où le moteur de la voiture s'est arrêté, j'ai bondi hors de la voiture comme un prisonnier qui retrouvait la liberté. Non mais c'est à cela que ressemble être amoureuse ? Me casser les oreilles ? Je crois que si j'étais resté une minute de plus dans cette voiture à écouter Asma me parler de Mousto j'allais faire un Avc. Plus jamais cela. Je ne veux même plus tomber amoureuse, cher prince charmant stp prend ton temps. Moi qui ne voulait pas venir dans cet hôpital, j'étais celle qui accélérais les pas pour y entrer. Je ne voulais plus entendre le nom "Moustapha". Une fois dans la clinique, Asma se dirige vers l'accueil en me désignant un banc, j'ai préférée venir avec elle. Je me répète, je déteste les hôpitaux. _Euh pardon. Bonjour je suis là pour voir le docteur Fall, on avait rendez-vous. Dit Asma à l'égard d'un gars qui avait les yeux rivés sur l'écran de la machine. _Votre rendez-vous c'était à quelle heure ? Lui demande-t-elle sans pour autant lui lancer le moindre regard. Non mais hello quoi ! Asma regarde sa montre en faisant une grimace, ça ne présage rien de bon. _12 heures mais j'ai quelques minutes de retard. _OK donc vous allez devoir repasser demain à midi et tâcher de respecter l'heure. Je rêve. Oui je rêve. Allez Mira contrôle toi, il ne s'adresse même pas à toi.... Et puis m***e !. _Vous pouvez au moins vous donner la peine de nous regarder quand vous vous adressez à nous ? Demandai-je à bout. Asma m'a lancée un regard de reproche mais c'était plus fort que moi. C'est quoi cet accueil pourri ? Ce genre de personnes n'ont pas leur place dans un hôpital, surtout pas. En tout cas il a fallu que je réagisse de la sorte pour qu'il daigne enfin levé ses yeux, ses très magnifiques yeux pour nous regarder. Un ange est passé et un autre se préparait à passer. Ce garçon grincheux et moi n'arrivions pas à nous quitter des yeux. Son regard vitré et glacial me donnait l'impression d'être dans un monde parallèle. Un sentiment bizarre parcourait mon corps en entier, j'avais chaud et froid en même temps. Dans son regard je me suis noyé, dans son regard j'ai reçu une foudre très violente, tellement violente que j'ai grimacé. Dans son regard je me suis perdue, je voyais une personne triste, brisée, une personne qui n'est que l'ombre d'elle même. Dans son regard je me suis retrouvé, je sentais un sentiment v*****t qui m'attirait à lui, je voyais une personne perdue qui me criait au secours, qui me tendait une main pour que je le sauve. Dans son regard j'ai senti un truc familier, une impression de déjà vu mais où ? _Bon tu peux partir Fall, je vais reprendre la relève, merci de m'avoir remplacé. C'était la voix d'une magnifique dame qui s'adressait à ce fameux Fall. Oh ce n'était pas son poste alors, voilà que tout prend un sens. Il lança un regard chaleureux à la dame avant de se lever et partir sans se retourner. Eh ben ! _Salut Asma, alors comment tu vas aujourd'hui ? Euh c'est qui la magnifique jeune fille qui t'accompagne ? Commença la dame en nous ramenant sur terre par la même occasion. _Salut tata, c'est ma cousine Mira. _Ah je vois. J'espère que vous allez bien. Tu es là pour tes résultats ? Allez-y vous asseoir je vous annonce au docteur dès qu'il termine cette visite. _Merci tata. Dit Asma en se dirigeant vers la salle d'attente, je lui retiens. _Euh ça ne te dérange pas que je reste dehors en attendant ? _Mais non ! Vas-y, je te rejoins dès que je récupère le truc. Je hoche la tête pour toute réponse avant de m'éloigner à pas de loups. Après un petit tour de la clinique, j'ai trouvé un endroit calme et paisible, un peu comme un jardin avec un un banc en ciment. J'ai soufflé un grand coup avant de me diriger vers ce banc mais malheureusement il y avait déjà un occupant. Ce n'est pas grave, me suis-je dis, de toute façon il a y a assez de place pour contenir deux personnes et même plus. La tête baissée, je prends place sur ce banc après avoir adressé un Salam presque inaudible à mon compagnon. Je n'ai pas attendu de réponse, je me suis mise à tâter mes poches à la recherche de mon téléphone. Cela va vous paraître bizarre, mais quand je me sens bizarre ou triste et qu'il n'y a pas de moyen pour moi de faire un dessin, le jeu est mon seul moyen de détente. J'ai commencé à aimer cela après mon opération et maintenant je n'arrive plus à m'en passer, mon téléphone est plein de jeux. En parlant de téléphone, je crois que je l'ai laissé dans la voiture, normal j'étais tellement pressé de sortir de cette voiture ! Je sens que je vais passer un très long moment à m'ennuyer alors, car je ne compte pas me lever d'ici avant l'arrivée de Asma. N'ayant rien d'autre à faire, je me mettait donc à repenser à la scène de tout à l'heure. Qu'est-ce qui s'est vraiment passé avec ce Fall ? Je m'étais jamais senti aussi bizarre, je me........ _Salut. Après avoir frôlé la mort de nouveau. Je reviens sur terre pour remarquer qu'en fait la personne assise à côté de moi n'est nul autre que ce même Fall et que c'est même lui qui vient de m'adresser ce Salut. Rohhh et moi comme toujours, il a fallu que je m'affiche. _Désolé je t'ai fais peur on dirait. Avoue-t-il avec un sourire en coin. Je continuais à le fixer sans sourciller. _Tu es sûr que ça va ? Poursuit-il. _Tu n'es pas moche en fait. Fut la seule chose que j'ai réussi à prononcer. Et c'était à son tour de me regarder ahuri. _Euh quand tu souris ou tu ris tu es..... Tu es différent de tout à l'heure. Ajoutais-je pour clarifier ma phrase. Il a explosé de rire. Un rire très grave et..... Sexy. (j'ai 17 ans, bientôt 18 ans ) _Tu veux dire que tout à l'heure tu m'as trouvé moche ? _Et méchant. Il est reparti dans un autre fourire, c'est définitif, j'adore son rire. _OK je suis moche et méchant. C'est intéressant. _Non tu es juste moche quand tu arbore un visage fermé et repoussant. _Donc quand je ris on élimine le moche ? Dit-il en me fixant. _Ouais et si tu me prêtes ton téléphone pour que je puisse jouer en attendant ma cousine on élimine le méchant aussi. Fais-je en levant les bras en l'air. _Non mais tu veux m'achever ou quoi ? Tu veux vraiment que je te prête mon téléphone pour jouer en plus ? Me demande-t-il en tapotant son index sur ses lèvres. _Oui c'est ça, ne t'inquiète pas, si tu n'as pas le jeux ou les jeux que je veux, je vais juste télécharger, avec le Wi-Fi de l'hôpital. _p****n ! Hahaha. Attend tu t'appelle comment et tu as quelle âge ? Ne me regarde pas comme cela, si je dois te donner mon téléphone et le code de notre Wi-Fi j'ai au moins le droit de savoir cela non ? _Toi d'abord. Dis-je en croisant les bras. _Super ! Je m'appelle Mohamed Amir Fall et j'ai 20 ans. Je suis beau quand je souris et gentil quand je prête mon téléphone sinon on m'appelle moche et méchant. À toi. _Xptdrr ! OK moi c'est Samira Cherifa bah, 17 ans mais 18 ans dans quelques mois. Allez passe moi ton téléphone maintenant. Je peux t'appeler Am'? _Am'? Ouais j'aime bien et moi Cherifa ? _J'aime bien aussi. Dis-je après un instant de réflexion. Il m'offre un autre sourire mais un peu triste cette fois avant de me tendre son téléphone. _Ça doit rester entre nous, moi aussi j'adore jouer et je crois que tu n'auras pas besoin de télécharger. Me confie-t-il. _Un point en commun.... Commençai je avant de remarquer son écran d'accueil. Une magnifique photo de jumeaux, tout à fait identique. Wow ! _OMG ! Tu as un jumeaux ? Wow j'aimerais trop te dire qu'il est magnifique mais je ne vous differencie pas. Dis-je toute excitée mais son regard était devenu triste soudainement, je ne comprenais pas. _J'avais un jumeaux oui et ne compte pas sur moi pour t'aider à nous différencié. Dit-il laconique. Je me suis senti mal comme si je le connaissais depuis toujours. Pas étonnant qu'il soit si triste et brisé. Ils ont tellement l'air proches sur cette photo. _Oh je vois. C'est tout ce que j'ai pu lui dire. _Pas cette tête s'il te plaît, je te préfère avec ta joie de vivre et ton air désintéressé. _Allez viens dans mes bras mon monsieur moche et méchant. Dis-je en le prenant dans mes bras. _Tu me le rappelle un peu tu sais ? Il était plein de vie et aussi il adorait les jeux vidéos, c'est lui qui m'a contaminé. _Je l'aime déjà et......... Commençais-je avant d'être coupé par la voix d'une fille qui venait d'arriver. _Hey Amir ! Tu es là, je t'ai cherché partout. Je me détachais de mon nouvel ami pour faire face à une très belle jeune fille, avec beaucoup de formes mais assez petites de taille. À en juger l'expression sur son visage, elle n'avait pas l'air de bien m'apprecier. _Adja ? Désolé je prenais un peu l'air. Tiens je te présente ma nouvelle amie, Cherifa. _Salut. Me lance-t-elle tout simplement avant d'enchaîner. _Si tu as finis nous avons besoin de toi. Dit-elle à Am'. _Mira ! Fit la voix de Asma. Oufff je suis sauvé. _Je suis là dis-je en me levant. _Bon au revoir Am'. Dis-je en lui serrant la main sous le regard attentif de Asma et la Adja. À la la place il me prit dans ses bras. _On se reverra Cherifa. ________________________________________ Salam aleykoum. Désolé pour les fautes. Bonne lecture à vous. Si vous voulez une suite, votez! Ça ne prend qu'une seconde. ⭐ merci. Reine   10/12/2017 01: 23
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