J'inspire un grand coup, regarde au tour de moi, pose mes mains sur mes genoux avant de m'affaler par terre, au milieu du trottoir comme s'il n'y avait que moi et personne d'autre. Je me sentais complètement assailli par une douleur indescriptible au niveau de mon bas ventre.
_Sérieusement! Tu te couches carrément par terre? Comme si tu étais au beau milieu de ton lit? Allez lève toi petite paresseuse. Peste t'il avec les gros yeux.
Je fais la sourde oreille.
_Hahaha. Allez Mira, un peu plus d'efforts. Cela fait juste 10 min qu'on a commencé et toi tu abandonnes déjà?
Ah bon ? Juste dix minutes hein? Alors je me demande pourquoi j'ai commencé l'impression d'avoir escalader le mont everest moi? Et ils me sortent ça tout naturellement, blaise nature peinture quoi .....
_Tchipp. Laissez moi je vais mourir, wallah si je savais que c'était pour me tuer wallah je n'allais pas me séparer de mon lit si douillet qui ne faisait que moi réclamer. Rétorquai-je sur un ton ferme.
_Hahaha, tu es la plus grande des paresseuse. Tu ne sais que parler en fait, aller bouge sur un pas toute la journée nous.
Je regarde de traverser, il ne mérite même pas de réponse lui.
_Mais tu es sérieuse là?
_Ferme là Amir, Vas-y, vas courir et laisse moi mourir en paix ..
Le c*n il était plié de rire alors que j'étais moi sur ne peut plus serieuse ... C'est eux qui m'ont convaincu de venir faire du sport, je ne savais pas que c'était aussi difficile moi, j ' en peux plus là ils n'ont qu'à continuer et me laisser dormir en paix ... Là, au beau milieu du trottoir.
_OK lève toi et bois un peu d'eau ... Dit Tafsir en m'aidant à me lever avant de me tendre la bouteille.
_Mais non, cela va juste lui donner un point de côté et tu seras obligé de la porter pour la ramener. Intervient Amir en m'arrachant la bouteille.
Il veut mourir lui ... J'inspire un grand coup pour me donner de la contenance.
_Wallah Am 'ne m'enerve même pas, donne moi la bouteille je meurs de soif là.
_Non. Tu vas juste accentué la douleur, crois moi je sais ce que je dis.
_Tafsir dis lui de moi rendre la bouteille, je ne badine même pas ..
_Et si on prenait une pause?
Je me lève très difficilement, les membres complètement endoloris, aidés par Tafsir. Amir était sur le point de l'ouvrir, encore, quand la sonnerie de son téléphone a retenti.
_Je dois partir, ils ont besoin de moi. Nous annonce-t-il après avoir raccroché avec son interlocuteur.
_Un samedi ? À 8h ? Demandai-je sceptique.
_Bah ouais. Je suis un grand docteur, réclamé de tous.
_Dis le mec qui n'a fait que trois ans de médecine, Vas-y et reviens me voir dans quatre ans frère. Se moque Tafsir.
Sa phrase m'a achevée. Am' comme à son habitude, ignore cette pique et viens me faire la bise tout naturellement. Il est incroyable.
_Ouais Vas-y, c'est sûrement une urgence, du genre opération de crapaud. Ajoutai-je mdr.
Il a gloussé sans faire exprès. Je le vois fixer ses mains en les observant de tous les côtés, avant de venir les posées sur ma bouche.
_Maintenant que j'y pense, c'est vrai que j'ai assisté à l'accouchement d'une grenouille hier, tiens tu sens ça ? Tu le sens ? ...
Dieu il est dégueulasse ce mec. Je retire ses mains de moi en le traitant de tous les noms d'oiseaux. C'est sûr qu'il a un problème lui....
_Allez les enfants, docteur Fall va devoir vous faussez compagnie. Et Cherifa, le sport n'est pas pour tout le monde, rentre dormir c'est mieux. Cria-t-il mdr en s'éloignant. Bon vent Way.
_Sérieux comment tu arrives à le supporter ? À vivre avec lui ? Demandai-je à Tafsir qui nous regardait amusé.
_Crois le ou non, il n'y a qu'avec toi que Med est comme ça..
Je secoue la tête pour toute réponse avant de me lever et de le suivre. Unitule de vous dire que pour moi, le sport était fini. J'avais donné tout ce que j'avais, alors je me suis assise bien sagement, à observer Tafsir se défouler sur chacune des machines, c'est gars là est lui même une machine. Je ne pouvais cependant pas arrêter de penser à sa dernière phrase, c'est vrai qu'en juste une semaine, Am' et moi sommes devenus tellement proche, c'est comme si on était de très vieux amis. Et quand il est avec moi, il est tout sauf calme et grincheux, au contraire.....
Posée sur terre, les écouteurs aux oreilles. Je me laissais bercer par les paroles de cette magnifique chanson ainsi que la brise du matin. Le soleil avait déjà pointé le bout de son nez et les routes avaient commencés à se remplir, petit à petit. De là où j'étais, je pouvais entendre le choc des vagues et le chant des oiseaux. Apercevoir certains pirogues s'éloigner dans ce vaste étendue d'eau tantôt bleue, tantôt vert et tantôt sans aucune couleur... Au bord du rivage, il y avait des enfants qui batifolaient, jouaient au foot et d'autres qui se baignent.... Il y a avait aussi, plus loin, sous un petit arbre, un vieux sans abri qui dormait à poing fermé sur un tas de cartons qui lui servait de lit. Il y avait ceux qui étaient là pour le travail, pour le plaisir et enfin ceux qui étaient là parce qu'ils n'y avait nul part autre à aller..... Ils me faisaient pensé, réfléchir et surtout me remettre en question. Avant de nous plaindre, pensons à ces personnes là, qui sont sans abri, sans famille, sans nourriture, sans habits, exposé à tous sortes de danger.
Tout ce qui brille n'est pas de l'or. De l'autre côté, il y avait ceux qui se déchaînent sur les machines de sport. Peut-être pour des problèmes de santé, comme le vieux à ma gauche, ou pour le plaisir comme moi, ou pour se défouler, réprimer, oublier.... Comme Tafsir. Il suffisait de voir sa mine déconfite et sa manière de se donner à fond pour comprendre qu'il n'était pas là que pour avoir un corps de rêve. Cet homme en face de moi, était tourmenté, éreinté, même s'il ne laisse rien paraître, même s'il est tout le temps jovial, il est tourmenté. Sur ses épaules, pèse un truc très lourd à porter et c'est pour cette raison que lui il est ici. J'aimerais trop le lui demander, mais....
_Hey marmotte, réveilles toi.
J'ai sursauté.....
_Dieu ! Tu m'as fait peur.. Je m'exclame la main sur le cœur.
_Rire, tu dormais debout. Franchement tu es une très grande sportive... Se moque Tafsir.
_No comment please... Ça y est, monsieur est satisfait ? On peut partir maintenant ?
_Il fait quelle heure déjà ?
Je jette un coup d'œil à mon écran...
_Wow ! Bientôt 10h.
_C'est encore tôt, tu veux descendre à la plage ? Me propose-t-il le regard ailleurs.
Honnêtement, je ne voulais que rentrer, me venter d'avoir fait du sport, prendre une bonne douche et dormir... Mais je ne pouvais pas lui dire non. Nous sommes donc descendu et nous nous sommes mis à marcher au bord de la mer, cela m'a fait penser à ma première soirée avec Amir, elle était mémorable...
_Je peux savoir pourquoi tu as si peur de l'eau ? M'interpelle Tafsir, après m'avoir vu sursauté quand une vague s'est écrasée sur mes pieds.
Je le fixe un court instant, il avait ce regard vitré et indéchiffrable... Je lui ai proposé de nous asseoir.
_J'ai quelque chose à te dire. Avouai je après que nous ayons pris place, par terre, l'un en face de l'autre.
Il ouvre grand les yeux, attendant sûrement que je continue.. Son regard était devenu à la fois curieux et sceptique..
_Ne fais pas cette tête, je ne vais pas t'annoncer la mort du président voyons.
_Ah je suis soulagé. Fit-il moqueur.
_Bon tu veux savoir pourquoi j'ai si peur de l'eau ? En fait quand j'étais petite, j'avais constamment avec moi, un masque à oxygène pour me permettre de respirer donc je ne pouvais pas me baigner. Un jour j'en ai eu marre de voir les autres au milieu de la piscine, jouer et rigoler, ils avaient tous l'air heureux à l'intérieur. J'ai voulu essayer moi aussi et j'ai fini à l'hôpital. À chaque fois que je m'approche de l'eau, je peux la sentir me brûler les poumons, c'était très douloureux et j'ai failli y rester.
_Wow Mira ! Dit-il en arquant les sourcils.
_Lol ne fait pas cette tête, je n'ai pas encore fini.
_Je sais, parce que tu portais ce masque pour une raison non ?
_Oui. J'avais un problème cardiaque et j'ai subi une greffe du cœur à 12 ans.. Dis je d'un trait en évitant son regard.
_Quoi ?
Il m'avait très bien entendu et je ne me sentais pas prête à me répéter. Je garde les yeux obstinément fixé à mes doigts, en regrettant même de lui avoir dit cela.
_Tu as subi une greffe du cœur.. Répète t'il pour lui même. Il semblait vraiment préoccupé. Quand on s'est connu lui et moi, j'avais décidé de ne rien lui dire, justement à cause de ce genre de réaction. Je ne voulais pas qu'il change sa façon de me regarder et sa façon d'être avec moi. Mais avec le temps, j'ai su que je ne pouvais pas le lui cacher, il n'était plus une simple connaissance et je ne voulais pas qu'il l'apprend de quelqu'un d'autre...
_C'est pour cela que je ne voulais pas te le dire depuis le début, je suis comme tout le monde tu sais ? Ou bien tu avais remarqué une différence chez moi avant ? Dis-je pour briser ce silence qui commençait à devenir pesant.
_Oui !
Je le regarde avec les gros yeux, il a dit oui ?
_Depuis le premier jour, j'ai su que tu étais spéciale... Ne t'inquiète pas, tu ne m'inspire pas de la pitié mais de la fierté. Viens là. En m'ouvrant ses bras.
_Merci. Chuchotai-je.
Il ne disait rien. Il me frottait juste le dos. Je n'avais pas besoin qu'il parle aussi, je me sentais bien là et protégée.
_J'ai aussi quelque chose à te dire. M'annonce t'il après un long moment de silence. J'avais même commencé à m'assoupir je crois.
Je lève les yeux pour le regarder, il semblait nerveux.
_Dis moi.
_En fait je n'ai pas été tout à fait honnête avec toi le jour de notre rencontre. Je n'ai pas pris une année sabbatique pour le plaisir et pour visiter l'Afrique, je suis à la recherche de ma mère, c'est pour cela que j'étais en Guinée et maintenant ici.
_Ta mère ? Demandais je perdue. Il a juste secoué la tête. Je n'ai pas insisté, j'ai voulu lui laisser du temps et me le dire quand il se sentira prêt.
_Je n'ai jamais connu ma mère Mira. J'ai grandi dans une grande famille de bourgeois, avec un père, une mère, des frères et sœurs. Je suis le dernier de notre famille et j'ai toujours su que je n'étais pas à ma place, non seulement parce que cette femme que je considérais comme ma mère ne me considérait pas comme son fils mais aussi parce que je n'avais aucune chose en commun avec eux tous. Je me suis toujours senti marginalisé et rejeté, il n'y avait qu'avec mon père que je me sentais un tout petit peu aimé. Je n'ai aussi, jamais aimé le droit, ce n'était pas pour moi mais ils m'ont obligé à le faire, pas parce que je le voulais mais parce qu'ils le voulaient. C'était une famille d'avocats et j'étais tenu de faire comme eux. Je me rappelle un jour, un de mes grands frères est venu me sortir de ma chambre au milieu de la nuit, il avait besoin de plus d'espace m'avait il dit, je suis partie me plaindre chez notre maman, et je me rappelle de ce qu'elle m'avait dit mot pour mot. Elle m'avait traité de b****d avant de me renvoyer dormir au salon..
Il s'est stoppé pour renifler et c'est à ce moment là que j'ai lâchée prise, je ne pouvais plus retenir mes larmes.
_J'étais un enfant illégitime et même ma mère n'a pas voulu me garder. Elle m'a renvoyé chez mon père, pour faire sa vie et construire sa famille sans se soucier de mon sort. Et là, je me retrouve à chercher cette même personne qui m'a abandonné, tout simplement parce que j'ai besoin de la voir, de savoir la vérité pour trouver mes repères. Savoir qui je suis vraiment.
_Tu n'as pas demandé à ton père ? Peut être qu'il est toujours en contact avec elle.
_Il ne m'a donné que son nom, elle s'appelle Aminatou et après tout c'est la dernière personne avec qui j'ai envie de parler. Je ne veux plus rien avoir à faire avec eux, ils m'ont tous gâchés la vie et mon enfance. Vociféra t'il me faisant sursauter.
Je mets ma main sur ma bouche pour étouffer un autre sanglot. Je ne savais que dire pour qu'il se sente mieux. Je ne pouvais quand même pas lui dire que je comprends. Comprendre quoi ? Je n'avais aucune idée de ce qu'il a vécu et continu de vivre, mais cela me faisait atrocement mal. Je voulais l'aider.
_Tu es trop fort ma shaa Allah. Ne lâche juste pas prise, essais d'avoir plus d'informations et je ferais tout pour t'aider, avec l'aide de mes parents in shaa Allah.
_Je ne sais même pas si j'ai envie de la retrouver, après tout c'est elle qui m'a abandonné non ? Elle n'a pas besoin de moi, je crois que je vais plutôt rentré. J'ai laissé une fille qui m'aime et que j'aime plus que tout derrière moi, cela fait un bout de temps que je n'ai pas eu de ses nouvelles et je m'inquiète. Je sais qu'il se passe quelque chose.
_Tu n'en sais rien. Peut-être que tu as raison, peut-être que tu as tort. Oui c'est vrai que tu ne dois pas l'abandonner toi aussi, mais un jour, quand tu te sentira enfin prêt, sache que je serai là pour t'aider. Dis-je en le fixant dans les yeux.
_Merci Mira, tu es un ange. Et je retire ce que j'avais dit dans l'avion. Tu es la petite sœur dont j'ai toujours rêvé d'avoir.
_Ah tu vois ? Je te l'avais dis. Dis-je en lui faisant une tape sur la poitrine. Il s'est remit à rigoler. Il est trop fort ma shaa Allah.
Je sens mon phone vibré dans ma poche, je le sors tout en continuant à rigoler avec lui.... C'est un SMS de Amir que je viens de recevoir.
"Hey bien rentré ? N'oublie pas de prendre tes médicaments stp et essai de rattraper ton sommeil. Je t'appelle plus tard, Usain Bolt "
Je ne sais pas si j'ai lu le message à haute voix ou si c'est mon sourire qui s'étend jusqu'en Alaska qui a fait savoir à Tafsir que c'était un message de Amir. J'ai été étonné de l'entendre me me demander :
_Qu'est-ce qu'il a foutu encore ?
J'ai arqué les sourcils.
_Je reconnais ce sourire tkt.
_Ah je vois. Il voulait juste savoir si on est rentré, tu le connais.
_Oui ! Bon il est plus que temps de rentrer. Lève toi on y va et évite de dire à la maison que tu as fait du sport.
J'ai tiré la langue..
_j'ai fais du sport. Tu veux bien me porter stp ? J'ai les jambes en feu.
_Très drôle Mira. Bouge maintenant.
Tchipp. Méchanceté quand tu nous tiens.
Arrivée à la maison, je retrouve mes deux tourtereaux de meilleurs amis dans le séjour en train de se chicaner comme le couple de Tom et Jerry qu'ils forment. Je me suis bien marrer. Moustapha n'arrêtait pas de se plaindre, selon lui je l'ai mis sur le banc de touche depuis mon arrivée. Ironique. Comme si j'avais maintenant ma place entre eux deux avec leurs disputes incessantes, sans oublier que le gars est devenu presque invisible. Nous avons décidé de passer cette journée ensemble pour nous rattraper et je trouvais que c'était une bonne idée.
En montant dans ma chambre pour me laver, je suis passée voir tante Binta dans sa chambre. Elle s'apprêtait à partir à mbour, pour un séminaire de deux jours. Elle m'a bien charrier avec mon soi-disant sport. Moi au moins j'ai essayé. Asma quand je l'ai réveillé, elle m'a offerte un magnifique doigt d'honneur avant de ronfler de nouveau.
Une fois dans ma chambre, j'ai décidé de retourner l'appel ou les appels manqués de mon père avant de prendre une douche. Ah ce Majid ! Il ne peut pas me laisser une seconde tranquille.
_Mon papa, tu es la dans mon cœur. Papounet, moi je t'aime. Chantonnais je en tournant dans tous les sens.
Il me fixe au bord du fou rire, la main sur le cœur, comme s'il était ému.
_Aller chante avec moi papa.
_Non mon cœur, pour entendre la voix de papa il faut payer. Papa c'est une star qui a cartonné pendant son temps. Ah ce bon vieux de temps.
J'ai explosé de rire avant de me jeter dans mon lit. Et c'était parti pour une bonne heure de fous rires.
Avec Asma et Moustapha. Nous avons passé une superbe bonne journée à faire les touristes en nous remémorant le bon vieux temps. C'est vers 18h que nous avons décidé de rentrer, j'étais morte de sommeil.
Je suis partie me coucher dès qu'on a franchi le seuil de la porte et c'est un appel de Amir, vers 21h qui m'a réveillé. Asma et Moustapha étaient toujours dans le salon. J'ai alors proposé à Amir et à Tafsir de nous rejoindre. Trente minutes plus tard, ils étaient là.
Après une demande de Moustapha, nous avons décidé de jouer à la fifa. Sans vouloir me venter je les ai tous battus, sans exception. Amir c'est un très mauvais perdant, il a très mal pris le fait d'être battu par une meuf à la fifa. Il pensait être invincible. Mdr je me suis bien payé sa tête, Tafsir n'en parlons même pas.
_Tu es mignon quand tu boudes.. Dis-je de nouveau pour le saouler.
_Tais-toi, je suis quasi certain que tu es un garçon. Ouais tu caches des hormones masculines, c'est la seule explication logique.
Fou rire général. Il n'est pas normal ce gars.
Une fois cet épisode passé, on s'était retrouvé devant un film dépourvu de tous sens. Sans tête ni queue. Je n'en pouvais tout simplement plus, j'ai alors éteint la TV.
_Ce n'était pas trop tôt. Ironise Moustapha.
__Tu l'as dit. Dis-je en reprenant ma place dans les bras de Amir. Il jouait avec mes cheveux et on s'était tous emmuré dans un silence où chacun de nous étaient perdus dans ses pensées. J'avais les yeux rivés sur Tafsir et je ne pouvais pas arrêter d'imaginer tout ce qu'il a ressenti. Ça doit être horrible.
Amir en jouant avec mes cheveux, me demande.
_C'était quoi le moment le plus gênant que tu as vécu?
Je me suis retourné pour le voir, il était dans son plus grand sérieux en plus. Eh ben, quelle question !!
_Lol je ne sais pas, j'en ai eu beaucoup et toi ?
Il se mit à réfléchir, l'index posé contre ses lèvres, super rose au passage.
_Bah il y avait une fille dans mon école qui me plaisait beaucoup et j'ai toujours voulu l'impressionner. Un jour on marchais dans la rue, elle m'a demandé de chanter pour elle. Hé hé hé j'ai voulu sortir le grand jeu. J'étais là à chanter et à danser tout en marchant et je ne regardais pas devant moi, je suis entré dans un poteau. Wallah la meuf elle a tellement rigoler, je n'oublierai jamais ce moment.
Si quelqu'un était entré dans ce salon à ce moment précis, il se croirait dans un asile je vous le jure. On était tous plié de rire, non plié c'est même petit. Non mais il est fou ce gars. À chaque fois que j'y pense, je ne peux pas m'empêcher de repartir dans un autre fou rire.
_OK les gars on se calme. Maintenant c'est à vous, je vous écoute.
_hahaha c'est difficile de faire mieux que toi. Se moque Asma. Wallah elle a raison.
_Je vais raconter cette histoire à ton mariage. Non mais Med c'était qui cette fille ? Demande Tafsir, toujours mdr.
_Laisse moi mec. Allez Mira à toi.
_Xptdrr, moi je n'ai que des moments gênant en fait. Comme ce jour où j'ai voulu avoir mon premier b****r mais j'ai failli suffoquer parce que je n'arrivais plus à respirer, depuis ce jour, je n'ai pas retenté l'expérience, ça a été traumatisant.
Cette fois-ci Asma a carrément alerté tout le voisinage. Amir lui m'a fait tomber sans le savoir et ils ont passé le reste de la soirée à parler de cette histoire. Franchement j'aurais dû me taire.
_Tu m'accompagne ? Je vais acheter à boire ! Me demande Amir.
_Nous avons de la boisson tu sais ?
_Pas la mienne. Je veux un Red bull, je suis claquée là.
_OK on y va.
_Commandez à manger pour tout le monde alors. Nous avons tous faim je crois. Annonce Tafsir.
Nous avons donc pris la voiture pour aller acheter. Et pendant qu'on attendait que notre commande soit prête, on était dans la voiture à parler de tout et de rien et à écouter de la musique. J'adorais passé du temps avec lui et pendant ce temps je me sentais complètement différente, je me demandais si c'était son cas à lui aussi lorsqu'il se mit à chanter, c'était une chanson de davibe qui passait à la radio et j'adorais cette chanson.
Amir chantait tout en me fixant droit dans les yeux et c'est comme si, à travers cette chanson, il voulait me dire tout ce qu'il pensait. Je ressentais chacune des paroles de la chanson au plus profond de mon être et ces paroles semblaient éluder toutes les questions que je n'arrêtais pas de me poser. Son regard sur moi était perçant, comme s'il voulait me sonder. Sa main posée sur la mienne, je me sentais assaillie par une telle frénésie, j'avais soudainement chaud et là, j'ai paniqué... C'était trop d'émotions pour moi et franchement je ne savais pas comment interpréter ses paroles. Je suis alors sorti de la voiture prétextant aller prendre notre commande. Il m'a suivi en silence et après l'avoir récupéré, nous sommes rentrés à la maison dans un autre silence encore plus pesant. J'étais perdue.
Jupiter Davibe : près de moi.
"Depuis qu'on se connaît, je ne fais pas semblant.
J'avoue que tu me plais, mais une carrière m'attends.
De m'enfuir avec toi, j'avoue c'est tentant.
Sauras-tu me suivre baby,sinon vas t'en.
Je n'ai d'yeux que pour toi,par ta beauté je suis fasciné.
Avec toi je me sens roi,contre les autres je suis vacciné.
Et je sais qu'au fond de toi, tu sais que tu me veux vaciller.
Je veux faire ma vie avec toi,mais il te faut un coeur d'acier.
Bébé oh viens près de moi. Koh an toun mi faala.
Tu passeras des nuits blanches à m'attendre.
Ma plus grosse peur est, est-ce que tu sauras comprendre.
Tu te demandes ce que je ressens au fond de moi, je fais le dur mais, je cherche juste à te protéger.
Je n'ai d'yeux que pour toi, par ta beaute je suis fasciné .Avec toi je me sens sens roi, contre les autres je suis vacciné, et je sais que le fond de toi tu sais que tu veux moi voir vaciller. Je veux faire ma vie avec toi, mais il te faut un coeur d'acier.
Bébé oh biens près de moi.
Bébé min koh antoun mi faala.
Je suis présent mais jamais là, es tu vraiment prête pour ça?.
Toujours en fuite ... "
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Salam et bonne lecture.
Reine
25/10/2017
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