Floralie prit son ton snob : — Ma chérie, je te remercie beaucoup pour ton bon cœur, mais je vois deux bonnes raisons pour que tu ne te fasses aucun souci pour moi. La première c’est que j’ai tout prévu, tout payé d’avance. J’aurai un petit cercueil en chêne verni avec une plaque : « Ici repose la grande Floralie Début du troisième millénaire » On riait. Elle enchaîna comme pour faire taire les rires, en fait pour les susciter : « Elle a enchanté son public par sa jolie voix. » On pouffait. « La deuxième est que tu mourras bien avant moi. » On était aux grands éclats. Passiflore se rassit. Félie-Reine se leva tout aussitôt. Elle nous refit ce coup dont elle était coutumière, et qui nous faisait frissonner sans nous impressionner. Nous fixant successivement, elle dit : — Qui sait qui e

