— Pourquoi avoir entassé ces bouteilles, demanda Aléonore ? — En raison de la température de transition vitreuse. Eh, oui, celle du polytéréphtalate d’éthylène, en l’occurrence le plastique, est de 80 degrés. Il parait qu’au-delà, il se transmute en un magma peu ragoûtant. Un technicien a essayé de me l’expliquer, mais, comme tout bon politique, je sais déjà tout sans rien y comprendre. Bref, la flotte devient impropre à la consommation. Cela dit, on s’en fout un peu. Mais, il me reste un zeste de sens civique. Dans les hangars de l’usine d’embouteillage, il fait au moins 85 degrés. Ici, les murs ont deux mètres d’épaisseur et avec des climatiseurs empruntés dans les résidences secondaires de mes chers « people », le tour est joué. — Une belle monnaie d’échange railla Aléonore. Le maire

