XAVANT L’INTRUSION des cinq étudiants talmudistes, Adalbert se morfondait. Il n’était plus sorti de sa demeure depuis sa visite au duc. La modeste bourse qu’il avait obtenue, ajoutée à des économies secrètes qu’il avait cachées au fond d’un tiroir à l’insu de Jacques et d’Henri lui avait permis de subsister. Il ne mangeait presque rien et buvait beaucoup. Tous autour de lui avaient, au fil des jours, disparu. Il était seul, ne se lavait plus, ne se changeait plus. Dans son salon jonché de hanaps vides et de verres brisés, de manuscrits déchirés et de morceaux de meubles qu’il avait, dans ses accès de fureur, lacérés et éventrés, l’odeur, habituellement gênante, était devenue intenable. Dans un immense fauteuil qui faisait, par contraste, apparaître sa stature minuscule, le gnome boiteux ét

