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1329 Words
Avec la colère gravée dans mes os, je m’avance discrètement, mais néanmoins plus rapidement, de la pièce et entends davantage de gémissements. Ils sont de plus en plus forts et de plus en plus sauvages et débridés. Je rougis violemment en imaginant la scène dans ma tête. Je ne l’ai peut-être jamais fait, mais je ne suis pas ignorante. Bien au contraire, j’ai lu beaucoup de romans d’amour avec de nombreuses scènes torrides entre les deux protagonistes de l'histoire. Je laisse mon esprit vagabonder quelques secondes sur ce qu’il va se passer ce soir avec Éric. Cependant, dès que j'aurais trouvé mon mari, je m'empresserai de demander aux personnels de préparer une nouvelle chambre pour nous. Il est hors de question que je partage ma première nuit avec lui dans une chambre qui a déjà été souillée par un autre couple. Je sens mes joues chauffer encore plus de honte avant de sortir de mes pensées rapidement. « Chut, tu ne peux pas faire un peu moins de bruit ? On va finir par nous entendre idiote ! » Je me fige au son de la voix, je suis à seulement un demi-mètre de la porte. Je n’arrive pas à croire que ce que je viens d’entendre est la voix de la personne que j’aime de tout mon cœur et de toute mon âme. MON MARI. Peut-être que c'est quelqu'un qui a une voix semblable à la sienne ? Il y a tellement d'invités ici aujourd'hui et je n'ai pas encore eu le temps de faire le tour après la cérémonie. Puisque je suis partie à sa recherche. Je fais un pas supplémentaire avec difficultés, j’ai besoin de savoir ce qu’il se passe exactement là-dedans. Et qui sont exactement les personnes dans l'espace confiné qui devait être le nôtre. Je marche d'un pas lourd, mais déterminé, vers la poignée de la porte. Je dois en avoir le cœur net. Je dois être certaine que ce n'est pas lui. « Ah ! Éric ! Oui comme ça ! Oui vas-y, encore ! Plus vite ! J’y suis presque ! » Je suis à nouveau pétrifiée à la voix de la personne qui se trouve de l’autre côté de la porte. C'est la voix de ma demi-sœur, Nora NORWOOD. Et surtout, à ce que je viens d'entendre. Je n'ai pas mal compris. Elle a dit Éric si clairement et si fort que mes oreilles ne peuvent pas me jouer des tours cette fois-ci. 'Cela ne peut pas être ce que je pense. Il ne peut pas me faire ça aujourd’hui, n’est-ce pas ?’ Mes pensées s’emballent et je porte ma main à ma bouche pour étouffer un cri d'horreur. Mes larmes coulent librement sur mes joues. Je ne peux pas empêcher la tristesse m'envahir l'esprit et le cœur à cette découverte inattendue pour moi. Vu les sons et les paroles que j’entends, il n’y a que peu de doute sur ce qu’il se passe à l’intérieur de notre chambre nuptiale. Mais je dois les confronter, alors je me reprends rapidement et essuie mes larmes. Cependant, je reste là, incapable de bouger, incapable de saisir la poignée de la porte pour l’ouvrir. J’entends les bruits de peaux qui claquent, les gémissements de Nora et d’Éric à travers la porte. Mon cœur se brise à mesure que le temps s’écoule et que je reste là, devant cette porte. Cette porte que j’aurais due franchir heureuse dans les bras de mon mari. Cette même porte que je n’ai pas envie d’ouvrir, et pourtant, je vais devoir le faire pour vérifier ce que je redoute de trouver derrière celle-ci. J’essaie désespérément de trouver une raison valable pour que mon mari soit en train de coucher avec ma demi-sœur en ce moment-même derrière cette f****e p****n de porte. Il ne pouvait pas attendre jusqu’à ce soir. Ou alors, il est déjà ivre et m’a pris pour elle ? Oui, ça doit être ça. C’est forcément ça ! Ça ne peut pas être autre chose. Il croit que c’est moi, il m’aime donc ça ne peut être que ça. Seulement, je reste en plein déni de la situation qui m'attend à l'intérieur. Nous n'avons même pas encore commencé la réception de notre mariage, donc comment pourrait-il être déjà ivre ? Cependant, mon esprit refuse de voir la réalité qui s'offre à moi. Avec cette confiance renouvelée sur son ivresse possible, je franchis la porte de la chambre en la claquant contre le mur, ce qui fait sursauter les deux protagonistes dans la pièce. Une détermination féroce et une rage intense me permettent de ne pas craquer devant la scène devant moi. Mon mari, celui qui aurait dû me rendre la plus heureuse du monde, s'enfonce encore et encore à un rythme effréné dans le vagin de Nora juste devant mes yeux rouges et légèrement encore embués d'avoir versé quelques larmes tout à l'heure dans le couloir. « Qui ose nous déranger maintenant ? » rugit Éric. Il n’a pas l’air ivre du tout ! Au son de sa voix, je peux détecter la différence. Je l’ai déjà entendu lorsqu’il était ivre et il avait tendance à bégayer. Ici, il parle tout à fait normalement. Et avec ça, tous mes espoirs que ce ne soit qu'une regrettable erreur entre eux me transpercent le cœur de part en part. Et encore pire, il a l’air plutôt irrité d’avoir été interrompu dans son action. « Oh ! Ma chère femme ! Que fais-tu ici ? Tu nous interromps au mauvais moment. Je termine et je suis à toi. » ajoute-t-il sarcastiquement en continuant à enfoncer son pénis dans ma demi-sœur sans vergogne. Quel culot ! Éric n'est pas ivre et sait que ce n’est pas moi. Il sait aussi que je viens de les interrompre et il continue comme si de rien n'était. Comme si sa femme n'était même pas dans la pièce avec eux. Sous l'effet de l'onde de choc qui traverse mes veines, mes jambes me lâchent et je trébuche légèrement en arrière jusqu'à heurter le mur qui est là comme un sauveur pour me soutenir. « Gaby, ton mari est très doué ! » ajoute Nora avant de jouir, ce qui déclenche le c****x d’Éric aussi. Les sons de leurs ébats vont me poursuivre comme une lame plantée dans mon cœur meurtri de cette scène. « Tu as de la chance de l’avoir dans ton lit tous les soirs à partir de maintenant. Il te fera monter au septième ciel à coup sûr ! » Je me force à reprendre mes esprits. Je ne peux pas perdre pied maintenant. Je ne veux pas pleurer devant eux. Je ne leur ferai pas ce plaisir. Ce type ne mérite pas mes larmes, alors je me force à les ravaler et à reprendre contenance. Il ne me mérite pas tout court. Je hurle après eux deux de manière hystérique et désordonnée. « COMMENT POUVEZ-VOUS ME FAIRE CELA TOUS LES DEUX ? C’EST NOTRE MARIAGE, ÉRIC, C’EST AVEC MOI QUE TU ES CENSÉ f***********r, PAS AVEC ELLE ! COMMENT OSES-TU ? » De la part de Nora, je m'attendais à presque tout. Pour autant, même ça, je ne pensais pas qu'elle oserait prendre mon mari pour me montrer encore une fois qu'elle est la plus forte de nous deux. Mais c'est Éric qui me déçoit le plus des deux. C'est sur lui que je comptais m'appuyer à l'avenir. C'est lui que j'imaginais comme le père de mes enfants. Il me regarde droit dans les yeux avec une telle indifférence actuellement que ça me fait mal. Il remonte son pantalon comme si je n’avais jamais été témoin de cette scène de débauche entre eux. Comme si je n'étais pas le témoin impromptu de son infidélité. J’ai envie de vomir tellement il me dégoûte. « Comment j’ose ? Hahaha, une femme aussi prude et innocente que toi n'a jamais voulu se donner à moi. Tu n’es pas faite pour moi ! »
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