Après quinze jours d’alitement, Devon décrète qu’il est temps que je prenne l’air. Je peux me déplacer normalement depuis plusieurs jours, mais garde obstinément le lit, plongée dans une profonde dépression. Je reste détachée de la réalité et revis continuellement les assauts écœurants des effluves marins de la cale, mélangés à ceux des hommes qui me torturaient. Mon corps a repris des forces, bien que ma maigreur demeure, le traitement à la méthadone quant à lui, aggrave les nausées qui me prennent régulièrement, mais le diminuer trop tôt risque de provoquer des rechutes. - Allez Adena, aujourd’hui c’est le grand jour, déclare-t-il avec entrain. Comme les deux jours précédents, il a fait irruption dans ma chambre en début d’après-midi et tente de me convaincre de sortir faire une prome

