Je passe les trois jours suivants sans sortir de ma chambre. Je dors de longues heures, sanglote par moment tentant d’évacuer les derniers mois de montagnes russes émotionnelles. Moi, dont la vie était finalement presque tranquille jusqu’à ce que Devon y débarque et saccage tout. Toutes les émotions refoulées des derniers mois remontent à la surface, je pleure la mort mon père qui malgré ses absences récurrentes de ces dernières années me manque cruellement, je pleure ma mère disparue depuis bien plus longtemps, je pleure ma vie d’avant, je pleure mes amis tués durant la descente à Huahine, je pleure les douleurs que Devon m’a infligées puis je pleure les sentiments que j’ai pour lui, le manque que je ressens, tout ce qu’il a fait de moi et que je ne croyais jamais devenir. Il s’est emparé

