Félix émerge lentement du brouillard de sa fièvre. Son corps est encore en proie à des frissons incontrôlables, mais quelque chose a changé. Son loup a répondu à son appel, mais à moitié seulement. Il le sent dans ses veines, un écho sauvage qui gronde, prêt à surgir, mais pas totalement libre. Son regard se pose sur Zaya, qui se tient à quelques pas, bras croisés, les sourcils froncés. L’épisode de tout à l’heure lui revient en mémoire, et une vague de honte le submerge. — Tu es toujours là… murmure-t-il. — Malheureusement, rétorque-t-elle d’un ton sec. Il tente un sourire, mais elle ne le lui rend pas. — Tu étais fiévreux… j’ai préféré rester au cas où. Elle ne lui avoue pas qu’elle était inquiète. Qu’elle l’avait observé se tordre sous les draps, transpirant et gémissant, luttant

