PDV DICKEL
J’ai passé les trois jours les plus moroses de ma vie croitre dans une chambre d’hôtel accompagné de Mame Mor qui était venu spécialement pour bénéficier de mes services en prétextant une conférence, c’est l’effet dickel ne m’en voulez pas trop.
Je suis quand même satisfaite parce que quoi que l’on puisse dire Mor est d’une très bonne compagnie, la discussion est toujours animée et pour ses quelques jours ou j’ai stoppé tous mes activités pour me consacré uniquement en sa personne je ne le regrette point parce que je sors de l’hôtel le cœur gros en humectant l’air pur avec en poche plusieurs billets de banque.
Je pense sérieusement à engager un prof pour me dispenser des cours afin de maitriser l’alphabet français et m’apprendre à lire et à écrire même si c’est flagrant à mon âge, je n’ai jamais fait les bancs parce que mes darons pensent que la place d’une fille se trouve à la maison à côté de sa mère en train d'effectuer les corvées.
Je parle couramment le français parce que j’ai eu la chance de côtoyer des français pendant plusieurs années mais maintenant que je suis indépendante financièrement je ne veux plus être une illettrée mais plutôt cultivée. J’en n’ai marre de vivre dans l'ignorance et je ferai tout pour être une femme du monde.
Je passe au centre commercial pour me faire plaisir en achetant de nouveaux habits, sacs, et chaussures et je me suis même payé une parure en or tellement la beauté de ce bijoux m’a éblouie.
Je foule le portail de mon immeuble qu’a vingt-deux heures, les mains chargées de plusieurs sachets en plus de ma petite valisette que j’avais amené en rejoignant Serigne Mor.
Comme j’avais vu le gardien au parking entrain de garer une voiture, je n’ai pas voulue le dérangé donc je me suis débrouillé avec mes sachets pour prendre l’ascenseur mais comme je suis maladroite en voulant partir rapidement, j’ai omis une marche des escaliers et j’ai faillie tomber en transe si ce n’étais pas ses bras musclés je n’imagine même pas ce que j’aurais fait.
-vous ne pouvez pas faire doucement quand vous marché !
-encore vous ? Dis-je en me rendant compte que c’est le docteur en me souvenant que l’on partage le même immeuble
-oui moi ! Vu que je suis chez moi, répond-t-il d’un ton sec en me délibérant de son emprise avec dédain
-mais vous avez quoi à mal parlé aux gens ? Je n’ai pas vue la marche non ? Dis-je énervée par son comportement
-figurez-vous que moi aussi je déteste m’entretenir avec des ringards puant à mille kilomètres la jalousie, répondis-je sur le même ton acerbe
-moi jaloux d’une fille comme vous ? Et pourquoi ? demande-t-il accompagné d’un rire narquois me détaillant de la tête aux pieds avec ma petite taille s’attardant vulgairement sur mes rondeurs avant de tourner la tête pour exprimer un air dégouté
-oui vous ! Parce que contrairement aux autres vous faisiez semblant de jouer aux sérieux alors que je mettrai ma main à couper que chaque nuit je surpeuple vos rêves en fantasmant de possédé ce cops qui vous prétendez dégoûter, dis-je sourire aux lèvres sachant que je viens de lui cloué le bec avec cet expression de stupéfaction qu’il fait
-ah heureusement que je ne suis pas les autres parce que moi je ne tomberait pas dans ton piège diabolique. Je cherche mieux que l’apparence physique donc crois moi je ne délaisserait pour rien au monde mes principes pour une fille qui ne vaut pas plus cher qu’une serpillère. Sur ceux, je vous souhaite madame ou je ne sais quel titre de civilité peut-on vous qualifié de passé une très bonne nuit, émet-il méchant en tournant les talons pour prendre l’ascenseur sur mon état de choc.
Merde !
Il vient de se mordre les doigts parce que je ne compte pas m’avouer vaincue. Qu’il le veuille ou non je l’aurai. Personne ne me défie et il admettra de gré ou de force que l’irrésistible entre nous deux c’est bien moi.
Soit je gagne, soit je gagne il n’y a pas deux solutions possibles.
L’opération séduction est activée et il sera plus facile que je ne le crois vu que l’on partage le même immeuble, mon charmant docteur entendra bientôt de mes nouvelles.
PDV IBRAHIMA SOW
Bon Dieu après cette dure journée de travail il fallait vraiment que je la clôture en rencontrant cette femme.
Je ne sais pas mais son insolence me mets hors de moi vu que malheureusement elle est consciente de l’emprise qu’elle a sur les hommes.
Je ne m’avouerai pas vaincu même si ça me fait mal de voir ses hommes profités de ce corps de déesse et m’en privé en refoulant tant bien que mal mes pulsions.
Deux êtres qui s’attirent vivants dans un même immeuble ne peut-être que source de désastre mais je ne serais pas le perdant.
Je regagne mon appartement et dépose mon cartable sur l’un des fauteuils de mon salon avant de regagner ma chambre pour prendre une bonne douche et rattrape mes prières.
*******
Je m’installe sur la table à manger après avoir réchauffé le dîner que ma domestique Astou a soigneusement préparé.
Déjà deux ans que je vis dans la solitude totale. Mes jours sont tellement moroses et sombres que j’ai perdu ma joie de vivre.
Elles me manquent tellement, depuis qu’elles sont parties, elles ont emportées avec elles ma bonne humeur, ma gaieté et mon sens de l’humour.
Je me remémore de ce bonheur paradisiaque que je vivais au prés de ma femme et de ma petite fille, à cet accueil chaleureux que j’avais droit en rentrant du boulot égaillé par la douce voix mélodieuse de ma fille débordante d’énergie en voyant son papounet comme elle aimait me surnommé. A ses activités que l’on effectuait en famille.
Ma femme chérie, ma confidente, ma moitié me manque tellement. On c’était promis de resté ensemble, de s’aimer, se supporté et de faire face à nos problèmes et aujourd’hui je suis là tout seul à broyer du noir.
Comme d’habitude l’appétit me manque en fixant ses deux couvercles dressés aussi vide que les lieux, en me souvenant des caprices de ma fille quand on lui forçait à manger et à nos fous rires quand on se racontait nos journées.
J’observe les cadres photos accrochés au mur et une grosse boule se forme à travers ma gorge et je laisse libre cours à mes larmes. Même après deux ans, je n’arrive pas à accepter cette situation que je suis à nouveau seul, que je dois me reconstruire et ouvrir une nouvelle page, que j’ai perdu pour de bon les deux femmes de ma vie.
Pourquoi Dieu les avaient mis sur mon chemin pour me les enlevées en retour ?
J’ai le cœur en lambeau parce qu’il n’y a pas plus difficile que de faire le deuil deux personnes qui te tenaient énormément à cœur en même temps.
Si seulement je pouvais me permettre un retour en arrière je serais aujourd’hui un homme comblé entrain de partager son dîner avec sa famille.
Flashback
Ma femme Stella Mendy on s’est rencontré quand j’étais étudiant, on habitait dans le même quartier elle suivait des études en informatique et moi en médecine. Le feeling est passé aussitôt et malgré le fait que je n’étais qu’un simple étudiant, elle a crue en moi et en la sincérité de mon amour.
On filait le parfait amour s’en trop s’attarder sur nos divergences religieuses, pour nous l’amour n’a pas de religion et ça n’a jamais était source de barrage entre nous parce qu’elle n’a pas hésité à se convertir pour moi, me montré l’intensité de son amour.
Au début ce n’était pas facile avec nos familles mais après ils ont compris que rien ni personne ne pouvait nous séparer à part bien évidemment la mort et même là elle occupe toujours mes pensées.
On s’est marié et avec le peu de revenu que je percevais grâce à ma bourse et le job d’assistant je réussi à trouver un studio et nul besoin de dire qu’on vivait le parfait amour et c’est après trois ans de vie conjugale est née ma petite fille Marianne Sow l’homonyme de ma mère.
Son arrivée fut le plus beau jour de ma vie, elle était tellement belle héritant de ma peau claire, des joues joufflues de sa mère et de mes yeux de biches.
Malgré le fait que l’on était jeune et inexpérimenté on c’est débrouillé pour être les meilleurs parents du monde en procurant à notre fille un amour inconditionnel.
Plus le temps passait et plus elle grandissait et j’avais même le mérite de dispenser aux élèves de première années des cours de travaux dirigés et de renforçant augmentant mon revenu mensuel.
J’ai fait ma soutenance en obtenant la mention bien et j’ai obtenu la bourse d’aller poursuivre mes études au Canada dans une prestigieuse université.
Je ne voulais pas partir au début, mais ma femme a insisté pour que j’y aille afin de poursuivre mon rêve. Marianne avait trois ans et juste à l’idée de me séparer d’elle me fendait le cœur, quitté ma famille pour aller dans un pays inconnu pendant quelques années.
Étant soutien de ma famille, je me devais de faire ce sacrifice au moins pour mes parents et ma fille d’aller terminer mes études et revenir au pays pour rester au près d’eux.
Je suis parti, ce n’était pas facile mes débuts parce que j’alliais mes cours et un travail que j’ai réussi à trouver. Les dollars s’accumulaient et j’ai même acheté un terrain que j’ai réussi à bâtir grâce à mon dur labeur et reconstruire la maison de mes parents.
Entre temps je suis venu en vacance au Sénégal et en voyant la bâtisse l'immeuble où j'habite aujourd'hui j’étais fière de moi, de ce que j’avais accompli et je ne pouvais que rendre grâce à Dieu et remercié ma femme qui a toujours était à mes côtés mais aussi je me boostais pour procurer à ma fille le meilleur.
Il ne me manquait plus que ma remise de diplôme et à cette occasion j’avais acheté deux billets pour ma femme et ma fille, pour qu’elles viennent assister ma remise de diplôme.
-chérie je suis tellement fière de toi. Tu n’as cessé de te battre pour nous croit le ou pas mais tu es unique. Tu fais de moi la femme la plus heureuse sur terre et tu ne sais même pas à quel point j’ai hâte de te voir pour te serrer dans mes bras et te montré à quel point je t’aime
-merci mon cœur. Ma réussite je ne le dois qu’à toi parce que tu m’as épaulé tout au long de ce parcours, tu as était présente dans ma vie durant les moments les plus sombres donc c’est normal je ne me suis battue que pour vous deux vous êtes mes rayons solaires.
-papounet c’est vrai qu’on va venir te rendre visite ? demande ma fille sourire aux lèvres ne croyant toujours pas qu’elle allait me rejoindre dans quelques heures
-mais oui ma fille. Tu seras bientôt avec papounet tu ne sais même pas à quelle point tu me manque princesse, dis-je alangui
-je t’aime papounet je pars rangé mon doudou avant que je ne l’oubli, émet-elle joyeuse en m’envoyant des bisous avant de disparaitre vu que c’était un appel vidéo
-elle ne croit toujours pas qu’elle va prendre l’avion, elle a dit à tout ses amis qu’elle part au Canada
-oh mais oui. C’est normal elle rejoint son père c’est tout à fait compréhensible
-façon je n’ai jamais mon mot à dire entre vous deux. Je vais ranger mes quelques bagages vu que le vol est dans quelques heures. A plus mon cœur, je t’aime très fort.
-moi aussi je t’aime fort, dis-je en le puisant du fonds de mon cœur avant de couper l’appel téléphonique tout heureux à l’idée de revoir ma famille.
Mais si seulement je savais que ça serait la dernière fois que j’entends leur voix.
Si seulement j’avais su, elles n’auraient jamais pris cet avion pour me rejoindre.
Tout ce que je me rappelle c’est de ce coups de fil me prévenant que l’avion qu’avait pris ma femme avait fait un crache et leur corps restent introuvables.
FIN FLASHBACK
Je propulse rageusement mon plateau en m'affalant par terre le visage rempli de larmes. Je me sens mal parce que c’est à cause de moi qu’elles ne sont plus là.
J'aimerais tellement sentir leur présences où même entendre une dernière fois leur voix un besoin qui ne sera jamais assouvi.
J'entends la sonnerie retentir et je ne cherche même pas à essuyer mes larmes ni même soigné mon apparence c'est furieux que j'ouvre brusquement la porte en maudissant la personne ayant l'audace de me dérangé à pareille heure.
-Dickel! Exclamai-je ahuri en la voyant toute pimpante vêtue d'une chemise de nuit en laissant paraitre sa nuisette cachant absolument rien affichant un sourire radieux qui fut aussitôt changé en voyant ma mine tandis que moi je me perdis et je vois ma femme en Dickel avec ses joues que j'adorais embrassé et ce teint noir sans même réfléchir je la tire vers moi prenant soigneusement le temps de fermé la porte.
La soirée est à nous!