XXIIIElle roulait maintenant en direction de Niort et Saintes. Après avoir cherché à la terroriser jusqu’à risquer de provoquer un accident, Laurel et Hardy, qu’elle continuait à appeler comme ça bien qu’elle ne les trouvât plus drôles du tout, avaient pris leurs distances derrière Nancy. Ils la suivaient toujours mais en respectant prudemment la vitesse réglementaire. Peur des contrôles radar peut-être… Elle espérait apercevoir ici ou là une voiture de police ou des motards de la gendarmerie, mais rien. Prise dans la circulation urbaine sur le périphérique, elle roulait plus lentement et fut à nouveau envahie d’une peur déraisonnable en passant sur le pont de Cheviré qui enjambe la Loire à l’ouest de Nantes. S’ils allaient la pousser dans le vide ? Elle considéra les imposantes protection

