XXVIIIls roulaient vers Cahors. La vallée s’était élargie mais les rebords de calcaire des plateaux, percés çà et là de cavernes, comme des yeux vides, dominaient encore la rivière. Entre ces falaises, plus ou moins escaladées d’une végétation déjà roussie par le soleil, la route longeait la voie ferrée, maintenant à l’abandon, et se frayait un passage étroit, ponctué de villages aux maisons de pierre blonde, aux toits de tuiles plates, brunies par le temps. Vers dix heures, il faisait désespérément beau et déjà très chaud, JG avait en vain appelé Nancy qui était sûrement partie plus tôt. Il n’avait pas insisté, elle devait être sur la route. Il était alors descendu chez Pierre dont la maison familiale, tout près de leur ancienne école, se situait un peu plus bas dans le bourg, à côté du

