XXXIls étaient restés longtemps silencieux. Parce que bleu marine et déjà ancienne, donc dépourvue de climatisation, la voiture roulait toutes vitres ouvertes, et pratiquement toute seule sur une route quasi déserte, depuis un peu plus d’une demi-heure. Le soleil de l’après-midi écrasait impitoyablement les plateaux caillouteux du Causse. Pierre conduisait lentement, en gendarme consciencieux qu’il était. Ils n’étaient pressés ni l’un ni l’autre. Un peu plus tôt, Nancy avait appelé JG, elle n’avait plus peur, disait-elle, mais il nota qu’elle éprouvait quand même le besoin d’en parler. Ils s’étaient donné rendez-vous à l’entrée de Figeac sur la nationale 140 qui venait directement de l’autoroute A20. Nancy qui regardait sans doute sa carte avait fait la réflexion qu’elle passerait à deux p

