07. Fais moi confiance

2402 Words
..... Ma nouvelle routine commençait à s'installer petit à petit. Maintenant Nancy fait partie de ma vie, elle en toujours fait partie certes mais là c'est beaucoup plus sérieux. On parle chaque soir au téléphone, je l'accompagne parfois chez le médecin, et je lui achète des trucs dont elle a envie parfois. Elle est presque à son troisième mois de grossesse. Les jours sont devenus plus longs pour moi. En fait j'attends impatiemment l'arrivée de mon enfant. J'ai envie de le prendre dans mes bras.  Sur le côté professionnel je n'ai rien de plus à demander. Pour ce qui est de la famille tout le monde est de mon côté et ils me soutiennent. De toute façon tout le monde appréciait déjà Nancy. Mais malgré la paix et le calme que j'avais réussi à retrouver dans ma vie, je sentais que quelque chose me manquait. Un mercredi comme les autres, j'étais dans mon bureau en train de rédiger un rapport sur le dernier projet qu'on nous avait confié mon équipe et moi quand Amadou s'est présenté dans mon bureau. Amadou est notre chef de projet, c'est le frère de Maria, l'amie de Cherifa qui est décédée.  Amadou : j'espère que je ne vous dérange pas Monsieur Ndao dit il en ouvrant la porte après avoir frappé deux fois. Moi : ah non Mr Gueye, dis-je en me levant pour lui serrer la main, asseyez-vous ! Amadou : merci dit-il en s'asseyant sur le siège en face de moi. Moi : je suis en train de rédiger le rapport sur le projet de l'école. Amadou : super ! On est très fier de votre travail, on ne regrette pas de vous avoir intégré dans notre équipe. Moi : tant mieux, ça fait plaisir d'entendre ça. Amadou : est-ce qu'on peut se tutoyer vu que vous êtes un ami de Cherifa. Moi : oui bien sûr je préfère ça. Amadou : j'apprécie beaucoup Cherifa, je n’ai pas eu l'occasion de connaître ses proches, j'aimerai bien qu'on se connaisse plus. Moi : ah oui c'est avec plaisir, je l'aime bien aussi. Amadou : super alors, en fait j'ai oublié de te dire il y'a un de nos associés qui veut nous rencontrer, et j'aimerais bien que tu sois présent, je te communiquerai la date et le lieu. Moi : D'accord j'attends impatiemment Amadou : parfait ! Bon je te laisse travailler, on se revoit à la pause. Moi : d'accord Amadou, à toute. Quand il est parti je me suis remis au travail. A la descente, comme d'habitude j'ai pris une douche avant de manger mon assiette de riz. Je vois un magazine people sur la table à manger. Je me suis mis à le feuilleter en mangeant. Je ne me suis pas trop concentré jusqu'à ce qu'une photo de Saly m'attire, elle est accompagnée de Mactar.  Le titre en dit long « Qui est cette belle fille aux yeux clairs qui a su reconquérir le cœur de Mactar Ndiaye » J’ai pensé à ma dernière discussion avec Cherifa et même si j'ai des problèmes avec Saly, c'est de mon devoir de lui parler un peu de cet homme.  Je décidé d'appeler Mélanie, elle connaît Mactar plus que tout le monde en plus c'est une copine à Saly. Je sais qu'elle est très fâchée contre moi à cause du problème de Cherifa, mais elle est plus posée que Saly. Je prends alors mon téléphone avant de composer son numéro. Mélanie : oui ? Demanda-t-elle en décrochant. Moi : coucou Mélanie ça va ? Mélanie : oui bien et toi ? Moi : ça va aussi ! En fait j'aimerai bien qu'on se voit pour discuter un peu. Mélanie : tu ne m'as pas voulu écouter quand je voulais te parler Moi : j'en suis désolé sincèrement, c'était sur le coup de la colère, je suis incontrôlable quand je suis énervé. Mélanie : ce n’est pas une raison Bachir. Moi : je m’en excuse Mélanie, je suis vraiment désolé. Mélanie : ok ! Alors on fait comment ? Moi : on se voit demain si tu es libre, tu choisis l'endroit. Mélanie : j'ai une boutique à sacré cœur, tu peux passer vers 19h, il y'a pas de clients à cette heure-là les jours de semaine. Moi : ça marche, je viendrai là-bas. Mélanie : cool ! Moi : alors à demain ? Mélanie : oui à demain, bisous Moi : bisous. Bonne fin de soirée Après avoir passé l'appel, je suis remonté dans ma chambre, je veux dormir un peu mais j’ai reçu un appel de Nancy. Je décroche alors. Moi : oui chérie ? Nancy : mon chou tu me manques grave. Moi : à moi aussi. Nancy : tu peux passer ? Moi : je suis trop fatiguée là mon amour Nancy : hum j'ai tellement envie de te voir. Moi : moi aussi, mais n'oublie pas que je ne peux pas trop sortir les jours de semaine Nancy : c'est vrai Candy* je comprends. Moi : alors comment tu vas toi ? Nancy : je vais bien. Moi : tu ne t'es pas encore décidé à rentrer chez tes parents ? Nancy : bientôt ne t'inquiète pas pour ça. Moi : super alors ! Nancy : j'ai croisé Mamie aujourd'hui au parking du supermarché Moi : ah oui ? Ça s'est passé comment entre vous ? Nancy : elle n'est vraiment pas modeste cette fille, elle a vraiment changé, elle se comporte comme si elle était Kate Middleton. Moi : je suis sûr que tu n'as pas été gentille avec elle. Nancy : je ne lui ai pas donné ce plaisir, on s'est vu, on s'est fait la bise, on était hypocrite en fait elle m'a dit qu'elle est mariée maintenant. Je l'ai félicité et puis basta. On a fait comme si de rien n'était Moi : ce n’est pas la peine de se disputer, je sais que vous n'allez pas redevenir super copine mais comportez-vous comme des adultes Nancy : ah ne t'inquiète pas pour ça, c'est le cadet de mes soucis, tu sais elle conduit une magnifique voiture, elle est plus belle que jamais, je pense que son mari est riche. Moi : arrête Nancy les parents de Mamie sont riches déjà Nancy : non mais pas à ce point, tu aurais dû voir son sac de marque Moi : ah laisse la vivre sa vie, si elle heureuse c’est tant mieux. Nancy : c'est son problème ! Bébé attends je te rappellerai tout à l'heure, ma sœur est en train de m'appeler. Moi : ok, après tu me fais signe. Nancy : sans faute, bisous je t'aime ! Moi : au revoir Nancy. ******************************** Le lendemain comme prévu, je suis allé voir Mélanie après le boulot.  Elle m'a juste donné le nom de sa boutique et je me suis retrouvé facilement. La boutique se trouve au bord de la route.  Quand je suis arrivé, elle m'a accueilli souriante comme d’habitude, elle porte une très jolie robe blanche. Mélanie : bonsoir Bachir comment ça va ? Moi : je vais bien et toi ? Mélanie : je vais bien aussi, merci. Allez viens assieds-toi La boutique est assez grande. C'est une boutique où elle vend des maquillages. Il y'avait deux poufs en cuir, l'un en face de l'autre. On est parti s'asseoir là-bas. Moi : elle est vraiment jolie la décoration de ta boutique Mélanie : merci Bachir, je viens de l'ouvrir il y'a deux mois. Moi : ah c’est cool, et tu le gères toi-même ? Mélanie : heu oui vu que je suis au chômage. Moi : ah bon ? Comment ça ? Mélanie : j'ai démissionné, je ne travaille plus pour Mactar. Moi : mais qu'est-ce qui s'est passé ? Mélanie : rien de particulier, ce monde ne m'intéresse plus, je ne veux plus fréquenter ce milieu, on sort beaucoup la nuit bref mais ne t'en fais pas pour moi je suis en train de chercher du travail. Moi : si c'est ce que tu veux bah c'est bien, en plus tu ne restes pas sans rien faire. Mélanie : oui je n’aime pas ne pas travailler. Moi : sinon ? Tu as des nouvelles de Cherifa ? Mélanie : ah oui, ces derniers temps on parle presque tout le temps. Moi : dons elle t'a sûrement dit qu'on est séparé définitivement. Mélanie : oui évidemment mais bon si c'est votre destin n’y peut rien. Moi : je l'ai croisé la dernière fois à la plage, avec un gars que je connais Mélanie : tu sais je ne veux pas trop parler d'elle avec toi Moi :je comprends mais je veux juste savoir si elle est heureuse avec Karim, c'est tout ce qui compte pour moi Mélanie : ils ne sortent pas ensemble, il l'a juste invité et je pense que rien a changé depuis. Moi : ah je vois Mélanie : bon dis-moi tu avais dit que tu dois me parler. Moi : ah oui, tu es courant de la relation entre ma cousine et Mactar Melaine : oui bien sûr Moi : et est-ce que tu as essayé au moins de prévenir Saly, tu sais comment Mactar a traité Cherifa Melaine : c'est vrai Bachir c'est un vrai problème ça, mais je suis vraiment mal à l'aise face à cette situation ; il faut savoir que c'est à cause de moi qu'ils se sont connus, c'était juste par hasard et quand j'ai fait les présentations je ne doutais pas une seule seconde qu'ils allaient se plaire. Moi : mais malheureusement c'est le cas. Melaine : après j'ai essayé de prévenir Saly, mais elle ne veut pas m'écouter, elle avait même décidé de ne plus me parler parce que j'ai un peu insisté Moi : elle est folle cette fille, vraiment je ne la comprends, on est de la même famille mais j'arrive même pas à lui parler. Mais là je dois faire quelque chose Mélanie : Bachir, je ne te conseille pas de trop t'en mêler, ok Saly est folle, mais Mactar lui c'est un psychopathe Moi : ça aussi je sais Mélanie : la seule solution c'est d'ouvrir les yeux à Saly mais le problème c'est qu'elle a déjà créé un lien avec Mactar, il peut lui en vouloir si jamais elle voulait le quitter. Moi : tu as raison. Mélanie : je regrette vraiment de les avoir présenter l'un à l'autre. Moi : ah non tu n'as rien à te reprocher, ils pouvaient se rencontrer autre part, c'était à Saly de réfléchir avant de sortir avec quelqu'un. Mélanie : pas faux ! Moi : on doit trouver une solution. Mélanie : moi je pense que Mactar peut rompre lui-même a tout moment, il fait comme ça avec les filles avec qui il sort, il a seulement épousé Cherifa. Moi : ouais c'est possible aussi mais on ne sait jamais, il peut la battre quand ils auront des problèmes. Mélanie : c'est vrai mais bon si tu veux réagir je pourrais t'aider, je suis la seule personne que Mactar écoute, et je sais qu'il ne me fera jamais de mal même si je ne sais pas pourquoi. Moi : super alors, si tu l'as supporté pendant toutes ces années c'est sûrement parce qu'il te respecte toi. Mélanie : c’est le cas. Moi : bon il est temps pour moi de partir, je suis K.O* Mélanie : oui je comprends ce n'est pas évident Moi : tu passeras le salut à Cherifa quand vous vous verrez. Mélanie : ok sans faute On s'est levé ensemble et Mélanie m'a accompagné jusqu'à la porte. On s'est fait la bise et comme par hasard c'est Nadia qui allait entrer dans la boutique à ce moment. Moi : Ah Nadia, qu'est-ce que tu fais ici ? Nadia : bah j'habite dans ce quartier comme tu sais, c'est à toi que je devrais poser cette question. Mélanie elle, est un peu surprise de nous voir discuter comme ça. Moi : je suis venu voir mon amie dis-je en désignant Mélanie, et je partais comme ça. Mélanie : enchantée madame moi c'est Mélanie je suis la gérante de cette nouvelle boutique que puis-je faire pour vous ? Nadia : non c'est bon j'étais curieuse, je voulais voir ce que vous vendez mais j'en ai assez vu là Moi : pardon ? Mélanie est juste choquée. Nadia : bon au revoir Elle est repartie comme une folle furieuse. Mélanie : c'est qui ? Ta copine ? Je suis désolée Bachir : non c'est sa sœur, dis-je en rigolant sarcastiquement. Mélanie : je suis désolé mais elle n'est pas normale cette fille. Bachir : tu vois je suis entourée de folles, bon je dois partir maintenant, bonne soirée, prends soins de toi et ne t'en fais pas pour moi Mélanie : ok Bachir au revoir. Je suis monté dans ma voiture direction la maison. Si Nancy était toujours chez ses parents, je serai passé la voir mais maintenant elle habite aux Maristes.  Nadia m'a vraiment énervé mais je ne vais pas réagir maintenant. Je ne veux pas dire quelque chose que je vais regretter. Je vais lui parler mais ce qui est sûr c'est qu'entre nous deux je ne permettrai plus autre chose que de simples salutations. ********* Le lendemain à l'heure de ma pause j'ai décidé d'aller faire un crochet chez Nancy. Elle se plaignait que je lui manquais et tout en plus elle n'habite pas très loin de mon lieu de travail. J'ai jeuné en plus, je n’avais rien à faire à la pause. Quand je suis arrivée avec mes chocolats que j'ai pris le temps d'acheter dans une supérette à côté j'ai trouvé Nancy en train de lire sur son canapé. J'ai les clés de son appartement maintenant. Moi : bonjour ma chérie je voulais te faire une surprise. Nancy : c'est qui cette jolie femme que tu as rendu visite hie ? Demanda-t-elle en me regardant dans les yeux. Moi : je savais que Nadia allait tout te dire mais je n'ai pas cherché à me justifier parce que je pensais que toi tu n'allais pas t'attarder sur ces choses-là, mais apparemment je me suis trompée. Nancy : réponds-moi simplement. Moi : c'est une amie bon sang Nancy tu recommences avec ta jalousie maladive Nancy : mais je connais tous tes amis arrête Moi : sincèrement tu crois vraiment que je serai capable de te tromper dis-je en m'asseyant à côté d'elle. Nancy : je ne sais pas moi. Moi : ça a toujours été ton problème, tu es trop jalouse, alors arrête maintenant s'il te plaît je ne supporterais pas ça. Nancy : mais je sus ta fiancée alors j'ai le droit de te demander des comptes. Moi : je ne dis pas le contraire mais pour quelque chose qui en vaut la peine, une relation est basée sur la confiance. Nancy : ok c'est bon maintenant je n'ai aucune envie de parler encore. Moi : je pensais que tu avais changé mais apparemment non, tu me fais exactement les mêmes scènes qu'avant. Nancy : bah ouais parce que tu te comportes de la même manière. Moi : ok moi je m'en vais, je reviendrai quand tu retrouveras tes esprits. J'ai laissé les chocolats sur la table et je suis sorti énervé. Elle n'a pas sorti un mot. 
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