Johann Elle a perdue les eaux, il y a de cela deux heures! J'attends devant la porte de la chambre, avec le colonel Scheer et le commandant Litz, fébrile, guettant tout les bruits qui peuvent me guider sur son état. Nous avons dû revenir dans l'enceinte du Palais, car c'est dans une chambre de l'aile Est, que tout les bébés royaux naissent. Soudain, je l'entends gémir bruyamment, comme une bête blessée. Son cri m'immobilise sur place, tant il est douloureux. Je veux rentrer pour pouvoir lui porter secours, mais on m'a bien fait comprendre que je n'avais rien à y faire, que ce n'était pas ma place que d'assister à l'accouchement. J'ai la terrible sensation qu'elle a besoin de moi, que je me dois d'être là pour lui signifier mon soutien. Quand j'entends un second cri de désespoir, je n'en

