Chapitre 37-3

2010 Words

« Voilà une belle journée, monsieur, dis-je ; la pluie a cessé et a été remplacée par un brillant soleil. Vous allez bientôt venir vous promener. » J'avais réveillé la flamme de son visage ; ses traits rayonnèrent. «Ah ! vous voilà, ma joyeuse alouette, s'écria-t-il. Venez à moi ; vous n'êtes pas partie ; vous n'avez pas disparu. Il y a une heure, j'ai entendu une de vos sœurs chanter dans les bois. Mais pour moi, son chant n'avait pas d'harmonie, de même que le soleil levant n'a pas de rayon pour moi ; mon oreille est insensible à toutes les mélodies de la terre, et n'aime que la voix de ma Jane. Heureusement qu'elle se fait souvent entendre. Sa présence est le seul rayon qui puisse me réchauffer. » Les larmes me vinrent aux yeux en entendant cet aveu de son impuissance : on eût dit un

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