Chapitre 3

2300 Words
*Celui qui te devance d'une nuit te devance d'une astuce.* PDV de L'auteur: On avait écrit à la télévision que "Le grand entrepreneur du Sénégal Rassoul Diop est dans le coma depuis ce matin suit à une crise cardiaque, il n'est pas mort mais son cas est très critique". Rashid: Non mais je rêve, c'est à cause de ce porc que tu verses des larmes, c'est incroyable ça.  Larissa: N'oublie pas que c'est ton p... Rashid: Maman, l'arrête t-il. Rectification je n'ai pas de père c'est juste mon géniteur rien de plus.  Larissa: RASHID, crie t-elle. Rashid: Il est mort pour nous et son état de santé ne nous intéresse pas, qu'il aille au diable je le déteste, dit-il en éteignant la télévision. Larissa: Depuis quand tu es comme ça, ressaisis-toi et fait face à la réalité. Comment peux-tu être insensible avec l'état dans lequel est ton père, dit-elle en regardant son fils dans les yeux.  Rashid: Quel père bon sang! émit-il las. En voyant son état de santé tu veux que je pleure ou que je me morfonde. C'est ça que tu veux? Pour qui? Pour Rassoul Diop, celui qui t'avait fait croire qu'il t'aimait alors que c'était du bluff. Il t'a leurrée, manipulée, utilisée et guidée à son guise sachant que tu l'aimais sincèrement alors que lui, il ne t'a jamais considérée. Larissa: Ce n'est pas vrai, il m'aimait, dit-elle en laissant couler une larme qu'elle a vite essuyé.  Rashid: J'ai honte lorsque je te vois pleurer pour quelqu'un qui ne sait jamais soucié de toi. Tu dis qu'il t'aimait? Est-ce que quelqu'un qui t'aime te fera souffrir? Est-cequ'un homme amoureux abandonnerait son amoureuse? Depuis vingt huit ans tu es à Houston est-ce qu'il a levé le petit doigt pour te revoir? Non bien évidemment! Et pourtant il ne manque pas les moyens de le faire car il est très riche, il ne mérite pas ta compassion.  Sa mère n'a opté que le silence comme réponse ne sachant plus quoi répliqué. Rashid a-t-il raison? Ce qu'elle se demande. Rashid: Ne me dis pas que tu l'aimes toujours? demande t-elle avec sérieux.  Larissa: Là ça ne te concerne pas, mon cœur m'appartient. Celui que j'aime ou pas n'engage que moi.  Rashid: Je crois que je suis en train de rêver. Ok on va discuter sérieusement, fit-il en prenant la main de sa mère et en s'asseyant en même temps sur le même fauteuil qu'elle. J'ai vu sur des informations qu'il a sa femme et ses trois enfants à leur côté de plus il fait parti maintenant des plus influents de son pays ce qui veut dire que s'il voulait te revoir et de te demander pardon il allait le faire depuis longtemps, c'est vrai qu'il t'a mis aux oubliettes donc pourquoi ne pas faire pareil toi aussi.  Larissa: Même si je l'aime toujours ou pas je ne peux pas l'oublier, c'est impossible. Tu nous lie a jamais et ça je n'y peux rien et je ne le regrette pas car je t'ai eu toi, ma fierté, dit-elle en lui caressant le visage.  Rashid: Je te comprends parfaitement mais sache que je n'ai pas de père et j'en ai pas besoin, toi seul me suffit. dit-il en l'embrassant sur la joue.  Larissa: Je ne suis pas fier de moi et de mon passé, à cause de moi depuis ton enfance tes camarades de classe se moquaient de toi parceque tu n'as pas de père et c'est de ma faute. Je n'y peut rien car c'est la vie et elle est ainsi faite mais s'il te plaît je te le demande, fais tout pour rencontrer ton pèr......hum je voulais dire que tu rencontres Rassoul pour au moins apprendre à le connaître. Rashid: Je n'ai pas besoin de connaître quelqu'un qui ignore mon existence sur terre.  Larissa: Fais-le au moins pour connaître tes demi-frère, ils t'ont rien fait eux. Rashid: Pour le moment je ne vais rien te promettre, on en reparlera. Je vais dans ma chambre me reposer, dit-il en se levant.  Larissa: Mon prince, tu es fâché contre moi?  Rashid: Non! Jamais de la vie. Ce Rassoul ne mérite pas que je me mette en colère contre toi, qu'Allah SWT m'en préserve.  Larissa: Allez va prendre ta douche, après je te servirai ton repas.  Rashid: Ok je reviens dans quelques minutes donc.  Comme dit, il se dirige vers sa chambre afin de prendre sa douche, une fois là-bas il s'est posé sur le divan en train de réfléchir sur ce qu'il discutait avec sa mère tout à l'heure.   Il n'arrive toujours pas à comprendre le fait que sa mère ait gardé de l'amour pour se porc de Rassoul comme le dit-il souvent. C'est absurde, pense t-il. Rashid: Des erreurs tout le monde en fait mais refuser la paternité, rester sans nouvelles pendant neuf mois de grossesse jusqu'à vingt huit ans d'existence, ça, ce n'est plus une erreur mais quelque chose d'intentionnel. S'il pouvait laver son sang et ne plus avoir aucun lien avec Rassoul il allait le faire sans doute, mais c'est que le Tout-Puissant a fait personne n'y peut rien.  Après mûre réflexion une idée mince lui traversa l'esprit et subitement il prend son téléphone pour essayer de joindre quelqu'un  Rashid: Allô Miguel c'est Rashid à l'appareil. Miguel: Oui monsieur, vous voulez quelque chose? Rashid: Arrête de me vouvoyer toi aussi, nous ne sommes plus au bureau.  Miguel: C'est juste que j'en ai l'habitude, j'ai même oublié.  Rashid: Toujours fidèle à toi. Bon je voulais que tu passes à la maison j'ai besoin de toi.  Miguel: Là, tout de suite? On vient tout juste de se quitter.  Rashid: Oui je sais mais c'est important, tu viens?  Miguel: En ce moment je dois prendre ma douche et après cela je viendrai.  Rashid: Ok je t'attends à toute, fit-il en raccrochant. Il est hors de question pour lui de rencontrer son géniteur et sa famille de moins faire leur connaissance pour essayer de tisser quelconque relations avec eux, jamais de la vie.  Rashid: On verra ce qu'on va voir Rassoul, dit-il en se levant du divan pour aller se doucher.  À peine trente minutes, il était déjà prêt et avait porté un jean et un Lacoste de couleurs vert et blanc qui lui va comme un gant, après avoir pris son téléphone et le nécessaire, il traça son chemin vers la cuisine pour déguster son repas.  Au lieu prévu il y trouve sa mère en train de réchauffer le repas pour lui.  Rashid: Hum ça sent bon, fit-il avec gourmandise. De plus j'ai une faim de loup.  Larissa: Il n'y a pas plus gourmand que de toi, n'oublie pas que ta mère est un cordon-bleu en plus c'est ton plat préféré Soupe Kandja. Rashid: Ça j'en doute pas, tu es la meilleure, dit-il en prenant place sur le table à manger  Larissa: Voilà ton assiette, allez mange bien. Bon appétit.  Rashid: Merci. Bismillah, en prenant une cuillerée. Hum c'est délicieux, mashallah.  Miguel: Et moi où est ma part de ce délicieux Soupe Kandja, lance t-il en entrant dans la pièce.  Larissa: Ah mon fils viens prendre place, il y en a pour tout le monde.  Rashid: Dann nagn waxx nann xarann mom baxoul, dit-il de façon rigolant ne pouvant pas bien parler le wolof. (On disait souvent que ce n'est un bon comportement d'aller chez les gens à l'heure du repas pour en profiter). Larissa: Depuis quand tu es méchant, émit-elle en riant. Miguel ne l'écoute même pas. Miguel: Au moins il y'a quelqu'un qui m'aime ici, dit-il pour taquiner son ami et en prenant place en même temps. Larissa: Bon Appétit mon fils, dit-elle en donnant à Miguel une assiette.  Miguel: Merci beaucoup, je ne vais même pas laissé une miette.  C'est dans cette ambiance qu'ils dégustèrent leur délicieuse plat préparé par Larissa, après avoir fini leur plats ils ont même demander plus au plus grand bonheur de la mère de Rashid. Tout ceci passé les deux jeunes hommes décidèrent d'aller en haut dans la chambre de Rashid.  Miguel Béye de son vrai nom, un jeune sénégalais de 30 ans vivant aux États-Unis d'Amérique; à Houston depuis ses 19 ans ayant une bourse d'étude après le baccalauréat.  Il a grandi dans un orphelinat, abandonné par sa mère comme beaucoup d'enfants, c'est à la rue qu'on l'a ramassé.  Il n'a pas eu la chance d'avoir une enfance épanouie comme le mérite tous les enfants car c'est rare de voir quelqu'un faire un don dans les orphelinat et c'était dur pour les gérants de bien s'occuper des enfants comme il fallait mais par la grâce d'Allah il s'en est sorti.  Au début c'était difficile pour lui de s'adapter à la vie américaine surtout avec le climat mais il a fini par savoir se faire avec.  Il a fait la rencontre de Rashid lorsqu'il cherchait du boulot comme assistant personnel du DG et par pure coïncidence c'est lui qui a été pris parmi des dizaines de personnes.  Ils ont vite fait connaissance et s'entendent bien ayant les mêmes mots à l'esprit "Travail rime avec rigueur et professionalisme", ce qui les a permis d'être plus proches et il est originaire sénégalais. Rashid ne se plaint jamais de son travail car il le fait normalement et justement ce qui est rare dans le monde où nous sommes.  Parfois, il lui arrive de un peu déraillé mais Miguel n'hésite jamais à le remettre sur le droit chemin car selon lui, "s'il n'y a pas de le vérité, il y'a mensonge". De plus il n'est pas du genre à passer tout leurs temps pour plaire aux gens au lieu à son Créateur. Il a aussi appris le Coran et Ses bienfaits. Rashid ne regrette pas de l'avoir connu, et se comporte comme un frère avec lui.  Il n'hésite jamais à corriger son patron en cas de dérapage avec des paroles solide comme coups sans blessure physique.  Son plus grand qualité en est qu'il est très compréhensif et posé, il s'emporte rarement.  Qu'importe le moment, où ce qu'il fait il ne tarde jamais l'heure de la prière.  Parfois pendant leurs heures libre il en profite pour apprendre à Rashid plus sur sa religion même s'il maîtrise le Coran.  Xam xam dou doyy tei djang dou weiss. (Du connaissance il faut toujours en avoir et il n'est jamais trop tard pour apprendre.) Il est comme un membre de la famille, Larissa et son fils le considère quelqu'un de même sang.  À l'entreprise on dirait des inconnus les deux, mais une fois sortis du bureau ils sont des frères.  Bref, une fois dans la chambre de Rashid, ils s'installèrent sur le lit en allumant la télévision.  Miguel: Boy qu'est-ce que tu me veut, questionne-t-il allongé sur le lit. Ça n'a même pas fait deux heures de temps quand on s'est quitté.  Rashid: Attends que je termine pour te montrer quelques papiers, dit-il en zappant la télévision de sa chambre. Miguel: Boy fait marche arrière, on dirait que c'est ton père qu'on montre, dit-il en voyant une chaîne sénégalaise parlant sur Rassoul. Rashid: Miguel, fit-il d'un ton de reproche. Miguel: Waa leigii balmaa (Pardon ok) mais s'il te plaît fait marche arrière.  C'est avec le cœur gros et par obligation qu'il a mit cette chaîne qu'on montrait son père parlant sur sa maladie.  Il regardait sans pour autant voir et écouter sans entendre mais heureusement que le journal télévisé toucher à sa fin.  Rashid: Enfin, dit-il en éteignant la télévision.  Miguel: Tu ne penses pas qu'il est l'heure que tu changes.  Rashid: Changer? Par rapport à quoi? fit-il l'air innocent.  Miguel: Ne fais pas comme si tu ne savais pas de quoi je parle.  Rashid: N'essaie surtout pas de me convaincre car je suis décidé, je le détruirai comme du cendre, ça c'est pour bientôt.  Miguel: Si tu savais ce que cela fait de se venger.  Rashid: Pfff ne recommence surtout pas.  Miguel: Désolé mais on dit souvent que la vengeance est un plat qui se mange froid mais une très mauvaise chose que beaucoup ignorent. N'oublie pas que la haine est un poison qui tue lentement celui qui en est doté. Mon cher il ne faut jamais se venger, ni par les mots, ni par les actes, il faut se venger en pardonnant. Je sais que c'est dur pour toi mais sache que la vengeance serre autant que la mâchoire. La meilleure alternative à tout problème se nomme la pardon, mais l'alternative afin d'aggraver tout problème se nomme la vengeance. Charlotte Brontï avait dit: "Pour la première fois, j'avais goûté à la vengeance; c'est comme un vin aromatisé; en l'avalant il était chaud, sentant le terroir, mais laissait un arrière-goût métallique, corrosif, donnant la sensation d'un empoisonnement. Donc s'il te plaît repense à ce que tu veux faire avant qu'il ne soit trop tard.  Rashid: Vraiment merci pour tous les conseils et pour le bien que tu me veux mais Rassoul goûtera à ce que j'ai goûté.  Miguel: Qu'est-ce que tu as goûté?  Rashid: Le malheur et la solitude.  Miguel: Pourquoi c'est difficile de te faire entendre raison, tu ne laisse jamais le morceau c'est ton seul défaut.  Rashid: Personne ne peut me comprendre car ce que je ressens tu ne l'as pas ressenti. C'était moi qui était taxé d'orphelin de père à l'école pas toi. Miguel: Estime-toi heureux car au moins tu as ta mère auprès de toi et tu sais ce que cela fait de recevoir de l'amour maternel, alors que moi j'ai toujours vécu seul sans père ni mère je te signale.  Rashid: Pardon je ne voulais pas t'offenser, mais bon ce n'est pas pour ça que je t'ai fait venir.  Miguel: Tu voulais quoi donc?  Rashid: J'ai un travail pour toi sur ça, dit-il en lui tendant les informations que lui avait fourni le détective.  ____________________________________
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