chapitre 4

1001 Words
En route pour le centre-ville, nous passons devant notre lycée, rien que de le regarder me donne la nausée, pour dire à quel point j’ai détesté cet endroit. J’ai 18 ans, Aujourd’hui je suis indépendante et pourtant j’apprécierai que quelqu’un me tienne la main à cet instant, pour me dire, t’inquiète pas, tu n’est pas seule. Soudain, la chaleur d’une main sur la mienne me surprend et me fait tourner la tête rapidement vers Michael. Son regard est rempli d’empathie, je regarde nos mains, et je m’aperçois que la mienne est complètement contractée, crispé sur le tissu de ma robe. Je me détends à son contact, je prends une profonde inspiration et relâche la pression. Ma main se détends et Michael en profite pour enlacer nos doigts ensemble. Je le laisse faire, je n’ai pas la force actuellement de le repousser. Mon regard se fixe sur le défilement des immeubles, laissant mon esprit divaguer. Alors que nous attendons à un feu rouge, je retire ma main de la sienne pour croiser mes bras. Sans même lui jeter un regard, Les yeux fixés sur la devanture d’un magasin de lingeries fines, je lui dis dans un semblant de murmure. - Merci, c’était gentil de ta part, tout à l’heure,… devant l’école…. - J’avais juste l’impression que tu avais besoin de ça. …….silence gênant…….. La voiture redémarre, puis se gare sur un parking presque en face de l’entrée de la salle de sport. Je sors et vois Michael se précipiter à ma suite pour m’accompagner. - Tu fais quoi, là ? - Je t’ai dit que je t’accompagné… - Oui, en voiture, je n’ai pas besoin d’une baby-sitter ! - Je veux être sur que personne ne t’embête. - C’est bon, reste là ! Je n'ai pas envie de me taper la honte ! - Ok…. Mais sois rapide… Me dit-il d’un ton autoritaire. Là, je vois rouge, je n’en peux plus de tout mon ressenti vis-à-vis de lui que j’essaye d’étouffer depuis ce matin, c’est trop pour moi , alors j’explose de rage. - Sérieusement ? Tu sais quoi, laisse tomber ! Je n’aurais jamais dû accepter que tu me conduises. C’est franchement ridicule, là ! Si je me souviens bien quand toi et ta b***e m’avais enfermé nue dans les vestiaires avec une seule serviette pour rentrer chez moi en pleine nuit, tu ne t’aies pas inquiété que je rentre en un seul morceaux. … merci de m’avoir conduit jusqu’ici, je me débrouillerai pour rentrer après, tu peux me laisser. Je me retourne et commence à me diriger vers l’entrée de la salle. - Je suis désolé de ce qui t’ai arrivé, je n’étais pas au courant de ça… Je me retourne pour le confronter, je plonge dans son regard et soudain mes paroles ont un goût amer dans ma bouche, alors que je vois de la douleur sur son visage. Regrette-t-il réellement ? je lui lance un dernier pic, pour voir sa réaction. - Humm… vraiment ? Pourtant, kimy m’a parfaitement fait comprendre que c’était à ta demande ! - Non, je… je ne m’en souviens pas … je ne peux que te présenter mes excuses pour tout ça. - Désolée, mais ce n’est pas suffisant…. Je préfère que nous en restions là. On vit dans la même maison, mais ça ne veut pas dire que nous soyons obligés de nous côtoyer… Mes mots sont comme un coup de poignard pour lui, je le vois accuser le coup, mais préfère continuer mon chemin. Je dois mettre des distances entre nous, je ne me laisserai pas prendre dans son piège, j’ai déjà trop souffert, cela ne se reproduira pas. En pénétrant dans la salle, je suis reçu par un très bel homme de deux mètres, bodybuilder. Il ressemble a un dieu grec, et il m’accueille avec le plus beau des sourire et cela me fait oublier immédiatement mon altercation avec Michael. Au bout d’une heure, j’ai aïs le tour des différentes installations et j’ai même obtenu un numéro de téléphone pour un futur rendez-vous. Je sors, et décide de faire quelques boutiques et de rentrer en uber, que je réserve à l’avance. Alors que je sors de la dernière boutique , je m’aperçois de l’heure, je suis en retard pour mon uber. Je me mets a trottiner pour aller plus vite, mais avec mes paquets, cela devient une épreuve de kolanta. Arrivée a mon point rendez-vous, je ne vois personne, sauf Michael. - Tu n’es pas parti ? - Non, j’attends ma cliente uber. - Attends ?! Tu as répondu à ma demande ? - Ouai ! Tu veux garder tes paquets à la main, ou tu préfères dans le coffre ? - C’est une blague ! Comment je fais pour rentrer maintenant ! - Tu as le choix, ou tu rentres avec moi, ou tu marches, parce que vu l’heure, trouver un uber relève du miracle. Je Laisse échapper une sorte de grognement réprobateur vers lui. Je suis coincé entre rentrer à pied et revenir dans une heure où deux avec un bon rythme ou passer un peu de temps en sa compagnie pour rentrer à la maison. Je prends sur moi et monte en claquant la portière. il a, ce sourire de victoire, que je lui déteste, celui-là même qu’il arborait quand il me coinçait entre les casiers , et qu’il faisait semblant d’être attiré par moi, la première fois j’y avais presque cru, alors qu’il m’ embrassait… il m’a donné mon tout premier baisé, mais jamais je ne lui dirai….putain de souvenirs ! Apres ça, kimy et les autres n’ont pas arrêté de se moquer de moi … c’est l’un des pires souvenirs que j’ai… Le retour se fait en silence , et malgré ses nombreux regards insistants et de vulgaires tentatives de communications inutiles. Je garde les yeux riververs la fenêtre essayant de garder mon calme. Je préfère garder mes distances, l’école reprend dans deux semaines après les choses seront beaucoup plus simple pour s’ignorer…. Ou pas….
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