Épisode 4

1804 Words
Mariam Quand on parle du * tèranga * sénégalais, il faut bien venir à Matam pour avoir une idée. J'étais juste gâtée .Dès que Mame avait annoncé mon arrivé aux voisins. Chacune des femmes avait fourni un repas à mon honneur sans oublier, des boissons locales .j'étais vraiment hébétée par tant de gentillesse .je m'étais vraiment sentie comme une reine avec les miens, j'ai su qu'à Dakar je ne vivais qu'à moitié, en restant cloîtrée dans nôtre maison ou chez Fatimata. ici tout le monde ensemble cohabite, à la longueur de la journée, les gens échangent entre eux, tu peux manger, boire, et dormir où tu veux. Ce qui m'avait marqué le plus, c'était ma première soirée. Alors que le soleil se prépare à mourir à l'autre bout du village, pour laisser place à la nuit tombante, les animaux domestiques rentraient de la brousse. C'était un véritable festival, les mamans criaient chacune à leur manière pour appeler les petits. Ces derniers enfermés dans les enclos, répondaient. J'étais la hypnotisée par toute cette beauté, en voyant mes cousines changer leur tenue, des calebasses à la main afin de traire les vaches. Moi j'étais la comme une spectatrice à regarder avec envie. Si seulement je pouvais faire comme elle. Je tremblais de peur quand j'ai vu Ndeye Fatou attachant la vache avant de commencer à traire. des calebasses à la main afin de traire les vaches. Moi j'étais la comme une spectatrice à regarder avec envie. Si seulement je pouvais faire comme elle. Je tremblais de peur quand j'ai vu Ndeye Fatou attachant la vache avant de commencer à traire. des calebasses à la main afin de traire les vaches. Moi j'étais la comme une spectatrice à regarder avec envie. Si seulement je pouvais faire comme elle. Je tremblais de peur quand j'ai vu Ndeye Fatou attachant la vache avant de commencer à traire. Mais, il fallait voir comment elle le faisait, tellement elle avait l'art de traire. Je n'ai pas pu m'empêcher de filmer pour l'envoyer plus tard à Fatimata. Le temps passait rapidement, je ne me plaignais pas mame me gâtait vraiment. Mais elle me maltraite aussi, commente elle ose me dire de préparer le repas alors que je ne savais même pas comment on pose une marmite sur le feu. Ce jour là j'ai tellement pleuré en disant que j'avais des maux de tête, mais elle a compris que je voulais la duper. J'étais donc obligée d'entrer dans la cuisine. Je voulais que Ndeye vienne m'aider mais grande mère voulue confié une commission…. elle se croyait être plus maligne que moi. Elle ne me connaissait pas. C'était Fatimata qui m'avait supervisé. Ne demandait pas comment était le repas. petite à petite j'étais devenue une vraie cuisinière, ainsi qu'une trayeuse .Ma vie était devenue agréable, la seule chose qui me manquait c'était Fatimata et Abou. Lui j'ai beau essayer de refouler mes sentiments mais je n'y arrivais pas. Un jour j'ai dit à Fatimata que j'allais l'appeler, et c'était la plus grosse bêtise que j'ai dite car elle était tellement en colère. Elle m'avait dit que si je l'appelle, elle n'allait plus jamais me parler Alors je me suis résignée .  Je ne savais pas pourquoi Fatimata était si parfaite, car elle me donnait des conseils comme ceux de Mame parfois je me demandais où elle a appris tout cela C'était le premier septembre, mon téléphone signalait un message, quand j'ai regardé j'ai vu que c'était Fatimata qui m'avait envoyé de l'argent par orange Money .il était temps que je parle avec elle, à chaque fois c'était comme ça. Je l'appelais illico.  Elle: je te rappelle; Elle m'a raccroché pour rappeler. Moi aussi j'ai raccroché avant de composer son numéro de nouveau  Fatimata :Tu vas me laisser t'appeler ma belle sinon on.va pas se parler … Elle raccrocha pour me rappeler... Moi : Fatimata il est temps que tu arrêtes j'aime pas ce que tu fais Fatimata.  Elle: pardon j'ai fait quoi Moi : arrête de m'envoyer de l'argent, connexion et crédit...  Elle: fous  moi la paix , ne crois pas que c'est gratuit j'ai tout noté tu vas me rembourser quand tu  rentrera inch allah.  Moi : tu mens...  Elle: matay legui nak, mais dit comment va Mame.  Moi: elle la ,me torturant avec des corvées à n'en  finir. Je la déteste Elle éclata de rire, et là je me suis sentie nostalgique, tellement j'ai envie de la voir rire,  Ces joues se  creusaient à chaque fois qu'elle rit , et je m'empressais  de mettre mon doigt, sur ses fossettes tellement elle devenait  mignonne . Je l'aime cette fille. Elle : yaw wèroo dèkete(tu es vraiment malade) pourquoi tu es une fainéante chérie. Moi: si tu étais avec elle tu allais comprendre, mais tu me manques tellement; Sans le vouloir J'éclatais en sanglots.  Elle : moi... Aussi ma chérie dit "elle en pleurant. Personne ne consolait l'autre, elle a fini par raccrocher. J'ai tellement pleuré, que je m'étais endormie .je me suis réveillée en hoquetant  Vers dix-huit heures, Ndeye Fatou m'a demandé de l'accompagner voir une amie qui venait de se marier . En route je parlais avec Fatimata au téléphone. Soudain j'ai aperçu une fille, on dirait que c'était moi, plus je m'avançais vers elle plus elle me ressemblait .Arrivée à son niveau, j'ai juste perdu la voix j'entendais Fatimata me demandait si j'étais là mais je ne pouvais  sortir aucun son de ma bouche. La fille, c'est-à-dire mon sosie semblait aussi surprise Ndeye Fatou de même. J'ai avancé ma main vers elle pour la toucher afin de me prouver que je ne rêvais pas. Mais elle était réelle. chacun de nous pointa l'autre du doigt en même temps : mais qui es-tu.... mon Dieu comment on peut se ressemblent a ce point alors que nous n'avons aucun lien de parenté  Moi: qui es-tu ? Elle :Binetou Moi: comment cela fait que l'on se ressemble alors qu'on n'a aucun lien de sang. Elle a répondu en souriant.  Elle: je suis et tu es mon sosie. Moi: à oui, tu habites où je ne t'ai jamais vu ici depuis mon arrivée  Elle: en fait je viens de la Mauritanie, je vis là-bas avec ma mère, je suis ici ici pour voir mes grands-parents.  Moi: à d'accord donne-moi ton numéro je dois partir, Ndeye Fatou excuse-moi dei ... C'était quand j'ai voulu compositeur son numéro que je suis rendu compte que Fatimata n'avait pas raccroché, elle va me tuer.  Moi: Ndeye prends moi le numéro sur ton téléphone.  sur reprit la route.  Moi: allo, tu es la chérie  Elle: oui tu parlais avec qui.  Je l'expliquais ma ressemblance avec cette fille, puisqu'elle avait déjà entendu le reste de notre conversation. Fatimata Zahra Diop Quand j'ai entendu Mariam criait j'ai cru que quelques a choisi de fâcheux lui était arrivé. Elle n'avait pas raccroché donc je pouvais entendre tout ce qu'elle disait. Quand elle a parlé de ressemblance, je me suis figée sur place. Depuis qu'elle m'avait dit que sa grande mère avait menacé son père pour qu'il annule le mariage. Je savais qu'il avait aiguille sous Roche. Je m'étais promis de découvrir, et j'espérai bien que ce sosie dont Mariam me parlait, était une piste, il me fallait découvrir ce secret, et peut-être Mariam retrouvera la vie qu'elle menait. Mariam Cette rencontre me perturbait j'avais la sensation d'être proche de cette fille. Ce n'était pas un hasard notre ressemblance. Et Fatimata m'avait demandé de moi rapprocher d'elle. Quand on était rentré Ndeye et moi, je suis partie voir grand-mère. Heureusement elle était seule.  Moi: Mame si tu savais ce que j'ai vu Elle: bissimilah rahmani rahimi MBA jamm Moi: Mame j'ai vu une fille qui me ressemble tellement on aurait dit que je suis en photocopie, j'avoue quand j'ai vu j'ai eu la peur de ma vie. Elle resta silencieuse comme si elle était perdue dans ses pensées, j'ai aimé secoué  Moi: tu m'écoutes mame Elle: euh ... oui, comment s'appelle la fille et elle vit ou Moi: Binetou, elle m'a dit qu'elle vit à Mauritanie. Elle: han? Moi: c'est ce qu'elle m'a dit dei  Elle: a oui dans la vie chacun à son sosie ma chérie ne t'inquiètes pas oublies ce n'est rien Moi: D'ACCORD mame, mais est-ce-que c'est possible de se ressembler comme ça sans autant d'avoir des liens de parenté  Elle: Mariamne ne me fatigue pas, lèves-toi et sors de ma chambre.  Moi: dague May dak mame (tu me vires de ta chambre)  Elle: oui sors et vas te préparer pour traire les vaches.  Deux jours après ma rencontre avait mon sosie, mame tomba malade, c'était juste une grippe au début, mais elle s'affaiblissait, elle ne mangeait plus, moi de même car j'avais peur de la perdre, elle était devenue tout pour moi .j'ai appris à vivre avec elle, à le taquiner, jouer avec elle et surtout de me chamailler avec elle. Elle était devenue mon quotidien. Un matin elle s'adressa faiblement à moi en me disant d'appeler Fatimata au téléphone. Elles se parlaient souvent. J'ai composé le numéro de Fatimata, qui a raccroché pour ensuite me rappelle. J'ai posé la tête de mame sur mes jambes, depuis qu'elle est malade je ne sors plus. j'ai peur qu'elle m'abandonne.  Moi: allô, Mame qui veut te parler.  Fatimata: j'espère qu'elle va mieux Moi: oui je te la passe  Je pose le téléphone sur son oreille. Mame: ma fille comment tu vas ... Elle marqua une pause avant de reprendre. Fatimata dink Nala Mariam (je te confie Mariam) j'ai tellement confiance en toi, prends soin d'elle et de toi je t'en prie ne laisses personne lui faire du mal, ne l'abandonne jamais, Fatimata j'espère que que tu vas tenir cette promesse que tu m'as fait aujourd'hui celle de prendre soin de ma petite fille.  Mais pourquoi elle parle comme ça. Elle se tit et son corps qui était tout à l'heure brûlée est devenue aussitôt froide. Je croyais qu'elle dormait car elle ne parlait plus alors j'ai pris le téléphone pour parler avec Fatimata. Moi: allo, pourquoi tu pleures chérie Elle: sois forte ma chérie, reste forte je suis là avec toi. Je ne comprenais rien, de ce qu'elle aurait dit mais je n'ai pas tardé à comprendre. Quand j'ai secoué Mame ...  Moi: Mame ...  J'ai compris qu'elle était partie à jamais. Non-mame lèves-toi tu ne peux pas m'abandonner comme ça? Je t'en supplie lèves-toi non, non tu ne peux pas me faire cela .Mameee criai-je ce qui alerta tout le monde  Ils se regroupent dans la chambre. J'avais ma tête posée sur le dos de Mame, elle était couchée sur mes genoux. Je pleurais mon chagrin j'avais mal au cœur; Mon oncle me séparait difficilement de son corps car je refusais de la lâcher Ndeye qui venait de rentrer se jeta sur moi. On pleurait notre grand-mère. J'avais mal, et aucun mot ne peut décrire ce que je ressentais J'ai su à partir de ce moment que ma vie ne sera plus comme elle était. Il ne me restait plus qu'une seule personne, et c'était Fatimata, et je savais que dorénavant elle ne me lâchera plus jamais car elle avait promis à Mame.  Perle rare
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