Chapitre 12-1

2226 Words

12« C’est la Providence qui vous envoie », furent les premiers mots de Charles Pears. Quinquagénaire d’allure patricienne. Pas de veste. En bretelles. Foulard en soie bordeaux noué sous le col d’une chemise blanche immaculée. Grand, des cheveux argentés soigneusement ondulés, un visage rond et couperosé, des yeux marron vifs sous des sourcils bien dessinés, un nez fort, une bouche sensuelle. Intelligent, humain, cordial, il n’avait rien de la proverbiale réserve british, propre aux gentlemen de la City, melons-parapluies. C’est ainsi qu’il m’apparut lors de notre première rencontre. Un parfum de tabac aromatisé flottait dans l’air. Il travaillait à un immense bureau ministre en sycomore éclairé par une lampe Tiffany sur lequel s’empilaient des liasses de documents, des monceaux de lettres,

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