C’est une vérité. L’histoire de la rose rouge ne changea rien à la tendresse de ma mère Jacques, pas même à son humeur. Je crois qu’il souffrit beaucoup, mais il ne le laissa jamais voir. Pas un soupir, pas une plainte, rien. Comme par le passé, il continua d’aller là-bas le dimanche et de faire bon visage à tous. Il n’y eut que les nœuds de cravate de supprimés. Du reste, toujours calme et fier, travaillant à se tuer, et marchant courageusement dans la vie, les yeux fixés sur un seul but, la reconstruction du foyer… Ô Jacques ! ma mère Jacques ! Quant à moi, du jour où je pus aimer les yeux noirs librement, sans remords, je me jetai à corps perdu dans ma passion. Je ne bougeais plus de chez Pierrotte. J’y avais gagné tous les cœurs ; – au prix de quelles lâchetés, grand Dieu ? Apporter d

